Wu-Tang Clan

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Wu-Tang Clan

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Eurockéennes de Belfort (France) en 2007

Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Hip-hop, Culture Underground
Années actives Depuis 1991
Labels Loud
SRC / Universal Motown
Site officiel www.wutangcorp.com
Composition du groupe
Membres RZA (Robert Diggs)
GZA (Gary Grice)
Method Man (Clifford Smith)
Raekwon (Corey Woods)
Ghostface Killah (Dennis Coles)
Masta Killa (Eglin Turner)
Inspectah Deck (Jason Hunter)
U-God (Lamont Hawkins)
Shyheim (Shyheim Franklin)
Anciens membres Ol' Dirty Bastard († Russell Jones)

Le Wu-Tang Clan est un collectif d'artistes américains de hip-hop principalement actifs durant les années 1990. Les neuf membres qui le composent sont originaires des quartiers new-yorkais de Staten Island et Brooklyn.

Biographie[modifier | modifier le code]

Au commencement[modifier | modifier le code]

À l'origine du groupe, il y a RZA, GZA et Ol' Dirty Bastard. Ils viennent tous les trois de Brooklyn, un des cinq quartiers de New York. Passionnés par la musique soul de leurs parents et par la culture hip-hop omniprésente dans le ghetto de New York, ils créent ensemble une première ébauche de groupe, All in Together Now, qui ne connaîtra aucune suite. C'est à cette époque qu'ils s'inventent leurs premiers alter ego. RZA est le « Scientifique », GZA le « Génie » et Ol' Dirty Bastard le « Spécialiste ». De son côté, RZA s'autoproduit sur un single au ton léger qui ne marchera pas en 1991 sur le label Tommy Boy : Ooh, We Love You Rakeem. Pour sa part, GZA est le seul membre du groupe à avoir réalisé un album avant l'avènement du Clan. En 1991, Words from the Genius, signé chez Cold Chilin' et précédé par le single Come Do Me, reste cantonné au milieu underground new-yorkais et ne parvient pas à décoller. Ces deux échecs vont forger la détermination de RZA qui se sent lésé par des labels qu'il juge incompétents. Le Wu-Tang reste le groupe de rap qui a eu le plus de connexions internationales comme le groupe marseillais IAM.

Enter the Wu-Tang (36 Chambers) et premiers albums en solo[modifier | modifier le code]

Peu à peu, la nébuleuse des membres va s'élargir avec l'arrivée de Raekwon, Ghostface Killah, Inspectah Deck, Method Man, U-God et Masta Killa qui signent ensemble un pacte afin de former une communauté artistique et financière. Le Wu-Tang Clan n'est pas qu'un collectif, il devient sa propre industrie. Certains membres sont originaires du Bronx bien que le quartier général de la formation reste Staten Island, quartier encore en retard à l'époque en matière de rap. Depuis, le quartier, qu'ils renomment « Shaolin », en référence au film La 36e chambre de Shaolin, est devenu indissociable du nom de Wu-Tang. Les neuf rappeurs se font rapidement connaître avec l'arrivée d'un premier maxi autoproduit en septembre 1992, Protect ya Neck (que l'on peut traduire par Protège ta nuque), qui devient rapidement un succès underground avec des passages dans la programmation rap de la radio Hot 97, une station très populaire de New York.

En 1993, repéré par de nombreuses maisons de disques, le groupe, dont c'est l'une des décisions les plus paradoxales, se réunit finalement autour de la table du président du label Loud Records implanté sur la côte ouest et obtient un premier contrat pour un disque. Grâce aux négociations habiles de RZA, chaque rappeur conserve la liberté de sortir de futurs projets solo chez d'autres maisons de disques. C'est ainsi que le Wu-Tang Clan sort son premier album, Enter the Wu-Tang (36 Chambers), en novembre de la même année. Cet opus change la donne du hip-hop en remettant le rap East Coast au goût du jour. Aux commandes, RZA délivre un son novateur à travers des samples de soul des années 1970, mêlant ambiances glauques et dialogues de films de kung-fu, le tout servi par des beats minimalistes et des flows rageurs. L'album se divise en deux approches, Shaolin et Wu-Tang Sword, symbolisant ainsi le combat comme une forme de discipline qu'ils ont appliqué à leur rap. Bien qu'il n'ait débuté qu'à la 41e place des charts en novembre 1993, l'album devient rapidement un incontournable du genre, reçoit deux awards, dont celui de meilleur groupe de rap, puis devient peu de temps après disque de platine. Le titre C.R.E.A.M. (Cash Rules Everything Around Me) est l'un des titres-phare de l'album.

À la même époque, RZA se consacre également à un projet parallèle, Gravediggaz, en compagnie de Prince Paul (le producteur des débuts de De La Soul), Frukwan (ex-Stetsasonic) et Poetic. Le premier album, 6 Feet Deep, se présente comme du rap hardcore ou plutôt horrorcore comme ils le définissent eux-mêmes, mêlant ambiance de film d'horreur et humour noir. RZA confirme une fois encore ses talents de producteur mais aussi de rappeur.

La période suivant cette première heure de gloire marque l'ère des projets solo. Comme convenu dans leur contrat, chaque membre, mis à part Inspectah Deck, U-God et Masta Killa, réalisent leurs premiers albums exclusivement produits par RZA. Le premier à connaître la gloire avec son Tical est Method Man chez Def Jam qui deviendra disque de platine. Peu après, sur le label Elektra, Ol' Dirty Bastard sort Return to the 36 Chambers: The Dirty Version où il dévoile un peu plus son personnage de « crevard », qu'il endosse à merveille. Only Built 4 Cuban Linx… de Raekwon sort en 1995 chez Loud et dresse à sa manière un tableau de la vie impitoyable dans les bas-fonds de New York. Liquid Swords de GZA, paru sur le label Geffen, délivre une ambiance à la fois sombre et nostalgique. Quant à l'album de Ghostface Killah, Ironman, sorti en dernier, il devient un franc succès commercial, notamment avec son duo en compagnie de Mary J. Blige sur All that I Got is You. Il est le premier album du groupe à sortir sur Razor Sharp, le label monté par RZA.

Le film continue[modifier | modifier le code]

En juin 1997 sort le second album du groupe au grand complet, Wu-Tang Forever, composé de deux CD et d'une piste CD-Rom. Le succès est immédiat : l'album se hisse directement à la première place des charts et 600 000 copies s'écoulent dès la première semaine. Toujours réalisé par RZA malgré l'apparition d'autres producteurs sur quelques morceaux (4th Disciple : producteur de Killarmy et True Master), cet album est au demeurant moins expérimental que son prédécesseur mais tout aussi envoûtant par l'utilisation de sons moins organiques.

C'est véritablement à partir de cet album que le groupe se fait connaître du grand public avec des titres comme Triumph, Reunited ou As High As Wu-Tang Get. L'apparition des violons sur les boucles de certains titres reste « la » griffe de l'album. Un nouveau membre, Cappadonna, fait à cette occasion officiellement son apparition au sein du groupe.

La période suivante voit l'arrivée de la seconde vague d'albums solo et des premiers opus de Cappadonna en 1998 avec The Pillage et d'Inspectah Deck, Uncontrolled Substance en 1999, qui se révèlent tous deux d'excellente facture. Peu après, U-God s'essaye également au solo avec un Golden Arms Redemption. Quant aux vétérans Method Man, GZA, Ol' Dirty Bastard, Raekwon et Ghostface Killah, ils sortent successivement leur deuxième album. À l'insu de tous, RZA publie un album expérimental, In Stereo signé sous l'alias Bobby Digital, qui constitue en réalité la bande originale d'un court-métrage éponyme tourné par ses soins.

Le « posse » (c'est-à-dire un groupe d'artistes musicaux dans lequel il n'y a pas de hiérarchie, à l'inverse d'un crew) étend peu à peu sa mainmise sur l'industrie du rap en produisant de nouveaux artistes comme Killarmy ou Sunz Of Man, en lançant une marque de vêtements (Wu-Wear), divers sociétés de production (Wu-Tang Production) et deux labels (Razor Sharp et Wu-Tang Records). Le concept de Killa Bees fait son apparition, les « abeilles tueuses » représentant les artistes gravitant autour du groupe originel. Les albums Wu-Tang Killa Bees - The Swarm: Volume 1 et Wu-Chronicles sont des mélanges de compilations et de recueils de titres inédits qui présentent tour à tour les membres rattachés au Wu-Tang tel que R.A. the Rugged Man, Northstar, Wu-Syndicate, Shyheim, Popa Wu, DJ Allah Mathematics ou encore Royal Fam.

La fin de l'âge d'or[modifier | modifier le code]

La parution de l'album The W reste une demi-déception pour les fans[réf. nécessaire]. Malgré les excellents Protect Ya Neck (The Jump Off) et Gravel Pit, ce projet sonne moins authentique que ses prédécesseurs et plus formaté. Ol' Dirty Bastard, alors en prison (d'où le clin d'œil dans le clip de Gravel Pit où lorsqu'il rappe on ne voit que ses bras derrière des barreaux), n'est présent que sur un seul titre. Cet album marque la fin de l'isolement volontaire du clan avec la participation d'artistes extérieurs sur certains morceaux tels que Snoop Dogg, Busta Rhymes, Nas, Redman ou Isaac Hayes.

Iron Flag, paraît le 18 décembre 2001 et ne suit pas la même voie que son prédécesseur : chaque titre parvient réellement à replonger l'auditeur dans les ambiances uniques des débuts du groupe. Il semblerait que l'unité artistique du groupe ait de nouveau fonctionné.

Le 17 mars 2003, une compilation des différents artistes du Wu-Tang clan est commercialisée, elle est intitulée Wu-Tang Collective.

Le groupe entame une tournée d'adieu au milieu de l'année 2004, avec notamment un passage à Paris en juillet, avant la parution de ce qui semblait alors leur dernier album en tant que groupe sous la forme d'un best-of et d'un live ainsi qu'un ouvrage sur l'histoire et la philosophie du groupe. Le Wu-Tang Manual, écrit par RZA, constitue le seul support écrit officiel traitant de l'histoire du groupe. À noter que Masta Killa sort enfin son premier album solo : No Said Date en 2004, et est plébiscité par la majeure partie des amateurs du Wu de la première heure.

Mort d'ODB[modifier | modifier le code]

Le 13 novembre 2004, une page se tourne avec le décès de Ol' Dirty Bastard, l'un des membres fondateurs du groupe, à la suite d'une crise cardiaque alors qu'il enregistrait son nouvel album en studio. L'autopsie a conclu qu'il avait été victime d'une trop grande consommation d'antidépresseurs et de cocaïne. Plusieurs versions d'albums posthumes sont sortis depuis lors sous la forme de mixtapes. ODB avait laissé un album complet : A Son Unique, sorti officiellement malgré, ou grâce à sa diffusion underground sur les réseaux peer to peer.

8 Diagrams[modifier | modifier le code]

Le Wu-Tang refait cependant surface en 2007 : une tournée mondiale l'amène à donner plusieurs concerts en France (à Paris et Belfort notamment). C'est surtout l'année pendant laquelle sort 8 Diagrams, dont est extrait The Heart Gently Weeps. L'album reçoit des critiques mitigées et des tensions naissent au sein du groupe. Ghostface et Raekwon ont principalement critiqué les choix artistiques de RZA. À cette époque, il est même question de sortir un album sans lui[1].

En 2010, trois des membres du Wu, Ghostface, Method Man et Raekwon, sortent l'album Wu-Massacre.

En 2011 ils sont présents en France pour le festival free music à Montendre, participent à l'Open Air de Frauenfeld en Suisse et on les retrouvent également sur la scène du festival "les Ardentes" à Liège (Belgique) début juillet.

En 2013, le groupe est toujours présent en France pour le festival Le Cabaret Vert à Charleville-Mézières et au Puget Live Festival #2[2] (24 et 25 août 2013) à Puget-Sur-Argens (83).

Membres du groupe[modifier | modifier le code]

  • RZA (prononcer Raiza (du mot Razor)) (de son vrai nom Robert Diggs) alias Bartholomé, Prince Rakeem, The Abott, Bobby Digital - né le 5 juillet 1969 dans le quartier de Brownsville (en), à Brooklyn. Il est considéré comme le leader du groupe. C'est lui qui a produit la quasi-totalité d'Enter the Wu-Tang (36 Chambers) ainsi que la plupart des autres titres du Clan. Il a participé à bon nombre de projets solos des membres du groupe ainsi qu'à la bande-son du film de Quentin Tarantino : Kill Bill. Il est aussi responsable de la production et de la sélection des titres pour la bande-originale de Ghost Dog, la voie du samouraï, de Jim Jarmusch. Il a aussi participé dans sa quasi totalité à la bande son du manga animé Afro Samurai. De plus, il tient un rôle dans le film Coffee and Cigarettes de Jarmusch.
  • GZA (prononcer Djeuzza) (de son vrai nom Gary Grice) alias The Genius, Justice, The Head, Maximillion. Il est né le 22 août 1966 à Staten Island. Il est le plus âgé du groupe et le plus expérimenté puisqu'il a commencé à rapper en 1991 avec un premier album Words From Genius. Il est le seul à avoir sorti un album solo avant le premier album du groupe. Il a depuis sorti quatre albums solo, (Liquid Swords, Beneath the Surface, Legend of the Liquid Sword et Pro Tools) dans la continuité des premiers albums du Wu, et une collaboration avec DJ Muggs, le DJ de Cypress Hill, que certains fans de la première heure ont décrié.
  • Method Man (de son vrai nom Clifford Smith) alias Mr Meth, Johnny Blaze, Ticallion Stallion, Tical, Red One, Upsilon Night, Methtical (Meth-tical), MZA, Iron Lung, Hot Nickels, Shakwon. Il est né le 1er avril 1971 à Hempstead, Long Island. Il est le premier à se lancer dans une carrière solo après l'éclosion du groupe. Plusieurs de ses albums seront disques de platine et son duo avec Mary J. Blige I'll Be There For You/You're All I Need est un succès commercial. Il fait des apparitions au cinéma avec Redman, notamment dans le film How High.
  • Ghostface Killah (de son vrai nom Dennis Coles) alias Ironman, Tony Starks, Sun God. Il est né le 9 mai 1970 à Staten Island (New York). Il a sorti son premier album en 1996 nommé Ironman avec la participation de Raekwon sur beaucoup de morceaux.
  • Masta Killa (de son vrai nom Eglin Turner) alias High Chief, Noodles. Il est né le 18 août 1969 à New York. Il a sorti un premier album nommé No said date en 2004 suivi deux ans plus tard par Made in Brooklyn.
  • Inspectah Deck (de son vrai nom Jason Hunter) alias Rebel INS, Fifth Brother, Rollie Fingers. Il est né le 6 juillet 1970 dans le Bronx (New York). Il a sorti un album nommé Uncontrolled Substance en 1999.
  • U-God (de son vrai nom Lamont Hawkins) alias Golden Arms, Baby U, Lucky Hands, U-GODZILLA. Il est né le 11 octobre 1970 à Staten Island (New York). Il a sorti un album nommé Mr. Xcitement en 2005.

L'imagerie du groupe[modifier | modifier le code]

Le Wu-Tang Clan reprend dans ses textes de grands thèmes du rap américain que sont la pauvreté, la drogue et la conscience noire. Ils incarnent parfois le mythe du macho noir semant la terreur dans les rues. La plupart des membres bénéficient d'une certaine culture. Tout comme GZA est un amateur du jeu d'échecs, beaucoup pratiquent un art martial et sont imprégnés par la mythologie asiatique qu'ils reproduisent dans leur rap. Tout d'abord à travers les films hongkongais qu'ils allaient voir dans les cinémas de Chinatown. L'imagerie orientale est un thème récurrent du groupe à travers des passages de dialogue de films de kung-fu ou plus simplement le nom du groupe : Wu-Tang, nom d'une montagne constellée de temples taoïstes, l'un des deux lieux mythiques des arts martiaux chinois avec le monastère bouddhiste de Shaolin. Ils sont par ailleurs, et cela vaut aussi pour les membres les plus médiatisés du groupe tels que Method Man ou Ghostface Killah, plus ou moins tous affiliés aux Five Percenters (en). On trouve de très nombreuses références [réf. nécessaire], en particulier sur l'album Wu-Tang Forever.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Wu-Tang (ou Wudang 武当) est le nom d'une montagne sacrée située dans le Hubei, une province chinoise. On peut y trouver de nombreux monastères taoistes; c'est aussi à cet endroit que fut inventé le Tàijí.

L'épée du Wu-Tang est le nom de l'ultime exercice shaolin à apprendre lorsque chaque moine doit passer au niveau (ou chambre) plus difficile que le précédent. Le suffixe 36 Chambers présent dans le titre du premier album fait référence au premier film d'une trilogie des Shaw Brothers (La 36e chambre de Shaolin, Retour à la 36ème chambre et Les Disciples de la 36ème chambre) dans le scénario du film, la 36e chambre est créée par le « Hero » et permet aux laïques non bouddhistes d'apprendre le Kung-fu Shaolin. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, c'est la première chambre qui est le niveau ultime du monastère shaolin.

  • Le nom chinois du groupe fait référence à un film de kung-fu de Hong Kong, Shaolin vs Wu-Tang.
  • Dans une cité de New York, un mur peint pour le tournage du clip Can It Be All So Simple? en 1994 a été recouvert par un taggeur[3]
  • Le troisième album de Killarmy, un groupe rattaché au Wu-Tang dont les allusions à la guerre, au terrorisme[réf. nécessaire] et à la religion musulmane sont monnaies courantes, est sorti le 11 septembre 2001. Titre de l'album : Fear, Love & War.
  • Ol' Dirty Bastard, le membre le plus déjanté du groupe, était un habitué des « barreaux ». Arrêté maintes fois en possession d'armes et de drogue, il a effectué de long séjours entre prison et cure de désintoxication, notamment durant la réalisation de l'album Iron Flag où il n'apparait sur un seul titre.
  • Les pseudonymes de GZA et RZA ont été obtenus en reproduisant leurs prénoms (Gary et Roberts) scratchés sur une platine mais ont également une connotation religieuse[réf. nécessaire].
  • Le logo du groupe représentant à la fois un W et une chauve-souris a été dessiné par le producteur Allah Mathematics au tout début du groupe.
  • Le premier album Enter the Wu-Tang a été enregistré dans leur propre studio.
  • Le pseudo de Ghostface Killah est issu du film de kung-fu Mystery of Chessboxing et son héros, Ghost Faced Killer.
  • En 1994 le fils de U-God alors âgé de deux ans, Dante Hawkins, est touché par un feu croisé dans une fusillade alors qu'il jouait devant la maison de sa baby-sitter.
  • Masta Killa devait être présent sur le premier titre du groupe Protect ya Neck mais il était en prison à ce moment-là.
  • La pochette de Liquid Sword de GZA représente des combattants sur un échiquier. Les noirs semblent massacrer les blancs à coups de chaîne et de sabre, entraînant une controverse accusant GZA de racisme anti-blanc[réf. nécessaire].
  • Un jeu vidéo de combat, Shaolin Style, mettant en scène les membres du groupe est sorti en 1999 sur PlayStation. Le but du jeu est de nettoyer les bas-fonds de Staten Island, de traverser les 36 Chambres et d'affronter le démon afin de rétablir la dynastie Wu.

Citations[modifier | modifier le code]

« C'est en même temps le plus grand groupe de rap du monde et le plus amateur »

— Eva Ries, responsable du marketing de leur premier album

« Ils laissaient des notes de 17 000 dollars. Ils refusaient de boire dans des bouteilles déjà décapsulées, par peur que le gouvernement américain ne les empoisonnent. »

— Eva Ries

« Ils n'étaient jamais sortis d'Amérique, comme les deux tiers des citoyens américains. Quand j'ai voulu faire leurs passeports, ça a été compliqué, car ils avaient tous des casiers. Certains, comme Ghostface ou ODB, n'avaient pas de pièces d'identité, même pas un permis de conduire. Rien, sauf leurs matricules d'ex-détenus. »

— Eva Ries

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Wu-Tang Clan - Disciples Of The 36 Chambers : Chapter 2 (Live à San Bernardino, Californie, U.S.A., le 17 juillet 2004)
  • 2008 : '

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]