Wouri

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

4° 05′ 00″ N 9° 42′ 00″ E / 4.08333, 9.7 ()

Page d'aide sur les redirections Pour les autres significations, voir Wouri (département).
Wouri
embouchure du Wouri au niveau de Douala
embouchure du Wouri au niveau de Douala
Caractéristiques
Longueur 160 km
Bassin 11 700 km2
Bassin collecteur Wouri
Débit moyen ?
Cours
Source confluence Ykam et Makombé
· Coordonnées 4° 34′ 11″ N 10° 09′ 49″ O / 4.56972, -10.16361 (Source - Wouri)  
Embouchure Océan Atlantique
· Localisation Douala
· Altitude 0 m
· Coordonnées 4° 05′ 00″ N 9° 42′ 00″ E / 4.08333, 9.7 (Embouchure - Wouri)  
Géographie
Pays traversés Drapeau du Cameroun Cameroun

Le Wouri est un fleuve camerounais dont l'estuaire est situé à Douala.

Historique du nom du fleuve[modifier | modifier le code]

En 1472, les marins de Fernando Póo entrent dans l'estuaire du Wouri, s'extasient devant l'abondance des crevettes dans le cours d'eau qu'ils appellent aussitôt Río dos Camarões. Depuis le XVIe siècle jusqu'au début XXe siècle, le Wouri était connu sur le nom Camarões (traduction de crevettes en portugais), d'où le nom actuel de Cameroun.

Historique du nom du "Fleuve Wouri"[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, le puissant roi Ebokea Bodjongo'A Mbedi - régnait sur la côte atlantique au large du "fleuve d'Ewodi" ; son domaine, Bodjomgo était à l'emplacement du quartier administratif Bonanjo où il rassemblait les peuples de cette côte autour du cercle du "Ngondo" vénérant le fleuve d'Ewodi au travers des rites aquatiques et organisant des échanges culturelles, juridiques et socio-économiques. Il pourchassa des Portugais menés par Vasco de Gama qui avaient eu du mal à implanter un comptoir colonial bien qu'ils aient baptisé le fleuve d'Ewodi au niveau de Bojjongo "el rio dos Cameroes" - ce qui entraîna le nom Cameroun. En réalité le fleuve Sawa (du littoral) était appelé "Mundja Mw'Ewodi" (fleuve d'Ewodi en langue duala : Ewodi étant la localité fluviale qui abrite son lit). Pendant la colonisation du Cameroun par des Allemands - avant 1914-1918 - ces derniers changeaient de nombreux mots du vocabulaire local qu'ils interprétaient à leur manière :"éwodi" fut transformé en "wouri" un mot qui n'a pas d'étymologie locale : ainsi le fleuve Ewodi devint "le Fleuve Wouri".

Réseau hydrographique Wouri

Cours[modifier | modifier le code]

Le bassin du Wouri à Douala - 11 700 km2 - est drainé par deux affluents principaux:

Au confluent de ces deux rivières, le cours d'eau prend le nom de Wouri. A Nono, en aval de Yabassi, le Wouri reçoit un affluent important: la Dibombé, qui draine du flanc sud du Manengouba, les Monts Koupé près de Loum et la région de Mbanga. Le bassin du Wouri à Yabassi a la superficie de 8 250 km2[2].

La pente moyenne du Wouri-Nkam, obtenue après élimination est de 5,7 m/km.

Le pont du Wouri[3][modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont sur le Wouri.

Pendant la période coloniale (de 1952 à 1954 par les entreprises françaises Société de construction des Batignolles, Compagnie industrielle de Travaux Publics[4]), un pont a été construit, reliant Bonabéri à la ville de Douala. Ce pont subit des travaux de réhabilitation depuis octobre 2004. La première partie du plan de travail adopté a été de diviser le pont en deux ; les voitures circulent ainsi sur la partie droite, la partie gauche étant au soin des ingénieurs. Les taxis, moto-taxis (appelés benskins, prononcer « ben-sikin ») et trains ont l'obligation de ne pas circuler entre h du matin et 21 heures pour un meilleur trafic. Malgré cela, il subsiste quand même des embouteillages qui pénalisent les habitants qui veulent traverser le fleuve.

Le pont du Wouri

Le « pont » du Wouri est d'une importance économique capitale pour tout l'ouest camerounais. L'activité de Bonaberi, qui regroupe nombre d'entreprises importantes (concessionnaires automobiles, PME/TPE...) et nombre de salariés faisant quotidiennement l'aller-retour vers le centre de Douala, serait directement asphyxiée par un "écroulement" du pont. Mais au-delà, c'est tout l'ensemble des échanges avec l'Ouest du pays, qui risquerait l'étouffement. Il est à préciser que l'ouest Bamileké du Cameroun est le grenier alimentaire nourricier de ce pays. De ce fait, l'absence d'un pont sur le Wouri évite pour se rendre à l'ouest du Cameroun d'effectuer un long détour d'environ 600 km passant par Yaoundé, au lieu de 280 km à la normale. Des analyses prédisent d'autre part qu'un pont supplémentaire serait nécessaire sur le Wouri pour fluidifier la traversée et éviter la congestion ou paralysie qu'engendrerait une éventuelle mise hors service du pont unique.

Événement culturel[modifier | modifier le code]

  • La Fête de l'eau (Ngondo) réunit chaque année en décembre, sur les berges du fleuve Wouri, dans la province du Littoral, plus de deux cent mille personnes venues applaudir défilés carnavalesques, courses de pirogues[5] et rites sacrés.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Geographylogo.svg

Les coordonnées de cet article :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références
  1. Actes des etats generaux de developpement du Nkam [1]
  2. Régime hydraulique du Fleuve Wouri et Estimation des Apports reçus par l'estuaire et la mangrove du Wouri ORSTOM J.C. OLIVRY [2]
  3. http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?id=s0033733
  4. Pierre Billard, « Le Cameroun fédéral, Volumes 2 », impr. des beaux-arts, 1968
  5. M. P. Harter, « Les courses de pirogues coutumières chez les Dualas ou pembisan à myoloo Duala », Revue d’Études camerounaises, 1960 p. 33-45