World Kickboxing Association

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La World Kickboxing Association (W.K.A.) est une structure privée ayant commencé son travail comme une société privée dès 1976 et notamment la vente des articles de sport de karaté.

En 1976, la WKA prend en charge la gestion du kick-boxing américain avec low-kick (coup de pied circulaire en ligne basse). Puis, elle se diversifie en proposant plusieurs disciplines en compétition : semi-contact (points-fighting), light-contact (full-contact aux techniques contrôlées), full contact (boxe pieds-poings au K.-O.system, kick-boxing (kick-boxing américain ou low-kick), thaï-boxing et forms. D’autres disciplines s’y rattachent depuis les années 1990 : le K1-style, les musical forms, l’aéro-kick (cardio-kickboxing), etc. En 2007, une centaine de nations sur les cinq continents adhèrent à la WKA.

Historique[modifier | modifier le code]

La révolution du karaté américain[modifier | modifier le code]

Le 1er héros fut le très célèbre karatéka Joe Lewis qui disputa le premier match de « karaté » avec des gants de boxe. Un nouveau style de combat était né. Lentement, cette forme sportive se structura, des rencontres s’organisèrent un peu partout et Howard Hanson, célèbre organisateur et ceinture noire de Karaté Shorin-Ryu[1], eut l’idée d’organiser les combats sur un ring plutôt que sur un tatami. Il fallait une fédération pour régir ce nouveau sport, la première fut la « Professional Karate Association » (P.K.A.) fondée en 1974 par Mike Anderson et les époux Don et Judy Quine. Cette fédération avait pour objectif de coordonner et de promouvoir cette discipline au niveau professionnel dans le monde entier. Mike Anderson à cette époque dirigeait la revue « Professional Karate Magazine » et organisait la « Top ten national » à l’issue de laquelle des sommes importantes étaient distribuées aux vainqueurs. Cette forme de compétition a été introduite en France par Dominique Valéra (célèbre karatéka français) à la fin des années 1970, sous le nom de « Full-contact », appelée plus tard « Boxe américaine » suivant des directives ministérielles.

Le kick-boxing version avec coup de pied bascirculaire (low kick)[modifier | modifier le code]

Rapidement les Américains ont dominé le monde occidental avec leurs vedettes : Bill Wallace dit : « superfoot » grâce à sa légendaire jambe avant. Il fut le porte drapeau du mouvement du «Full contact Karaté», Joe Lewis bien sûr, Jeff Smith (meilleur « point fighter » en 1974, élève du célèbre coréen Jhoon Rhee, connu comme le «père du Taekwondo américain» et inventeur des protections en plastique utilisées pour le lancement du Full Contact le 14 septembre 1974), Isaias Duenas et Joe Corley.

Mais un autre tournant annonce la naissance du Kick-boxing moderne. Howard Hanson, élève de Mike Stone[2], professionnel des organisations et visionnaire, s’aperçoit que les règles dans lesquelles les combats s’inscrivent sont trop limitées. Pour lui, un vrai champion doit défendre son titre contre des combattants de tous les pays. Certes, les Américains dominaient «leur monde » mais pour rencontrer les Asiatiques (notamment les Japonais et les Thaïlandais), il fallait ajouter à leur sport une technique essentielle : la frappe dans les jambes ou coup de pied bas (low kick). Enfin naquit un style plus complet alliant techniques de poing (boxe anglaise) et de pied (Karaté, Taekwondo et Muay thaï) s’appelant le Kick-boxing.

Une des vedettes de la P.K.A[3], Benny « the jet » Urquidez, s’inscrit dans ce projet qui donnait naissance à une nouvelle structure, en 1976, s’occupant du Kick-boxing, la « World Karate Association » (W.K.A.) devenue plus tard la « World Kickboxing Association ». L’emblème choisi par la W.K.A. fut un globe entouré d’une ceinture noire afin de symboliser le but international de cette organisation.

Benny Urquidez rencontre et bat, à la fin des années 1970, les plus grands champions comme le Thaïlandais Narong Noi (en 1977) et certains grands champions du Kick-boxing japonais, suscitant la stupéfaction générale. Benny «the jet » est rapidement suivi par de nombreux champions américains.

Les vedettes du Kick-boxing américain apparaissent régulièrement dans les shows télévisés : Jean-Yves Thériault (vedette de la P.K.A.) et Michel Rochette tous deux Canadiens, Carl Beamon et bien sûr l’immense Benny Urquidez (champion du monde dans différents styles dans plusieurs catégories, qui effectua un come-back à 42 ans, pour remporter un nouveau titre). Ce dernier deviendra une idole au pays du soleil levant grâce à son style spectaculaire et à sa longévité exceptionnelle. On peut citer aussi Kunimasae Nagae, Blinky Rodriguez, Steve Sheperd, Kunamitsu Cekao, Alvin Prouder, Toshio Fujiwara, etc. D’autres grands noms font la renommé du Kick-boxing, comme Don Wilson, Pete Cunningham, Maurice Smith, etc.

Les ratings[modifier | modifier le code]

L’élaboration d’un classement indépendant (rating, inventé pat Paul Maslak) aida à y voir plus clair dès l’année 1979. Cela permit aux combattants de tous styles et boxes pieds-poings de pouvoir se situer en dehors de tout «star-system », une cohérence émergeait enfin. Désormais les organisateurs devaient respecter un véritable classement mondial. Seuls les vrais champions et leur challenger pouvaient monter sur le ring, titre en jeu.

Le kick-boxing en Europe[modifier | modifier le code]

Les premières organisations qui eurent lieu en Hollande, firent rentrer l’Europe dans le grand cercle mondial du Kick-boxing. Les Pays-Bas, berceau européen du Kick-boxing, brillèrent avec leurs grands champions tels : Lucien Carbin, André Brilleman, Yvan Hypolyte et surtout les désormais légendaire Fred Royers surnommé « le gladiateur » (superstar des rings avec plusieurs titres mondiaux dans différentes boxes pieds-poings), ainsi que Rob Kaman (à l’efficacité et à la longévité exceptionnelle).

Le développement de cette pratique, malgré la multitude de sports de contact qui existaient déjà, a été possible grâce à ses règles se situant au carrefour d’un style dur comme la Boxe-thaïe et d’autres styles tels que le Full-contact et la Boxe française-savate. Pendant un temps, la plupart des pays européens reconnaissaient la W.K.A. Ensuite les responsables de grandes fédérations mondiales décidèrent de proposer des titres dans l’ensemble des disciplines pieds-poings (Full-contact, Muay thaï et Kick-boxing). À côté de structures sérieuses se développèrent des fédérations fantasques, ce qui compliqua les choses.

Staff de la W.K.A[modifier | modifier le code]

  • Michele Panfietti (Italie) : président WKA-Monde
  • Thierry Muccini : Représentant pour la France (Antenne WKA-France) et adjoint, Alain Delmas.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Shorin-ryu : désigne un ensemble de styles de karaté, okinawaiens et japonais. Se traduit habituellement par « école de la jeune forêt »
  2. Mike Stone : surnommé « the animal », de style Shorin-ryu, considéré, avec Chuck Norris et Joe Lewis, comme l’un des plus grands compétiteurs américains des années 1960
  3. PKA : Professional Karate Association, première fédération de full-contact karaté créée aux États-Unis en 1976
  4. Alain Delmas, Jean-Roger Callière, Origines du kick-boxing, Site Internet Boxes pieds-poings, 2000
  5. Alain Delmas, Définition du kick-boxing, Site Internet Boxes pieds-poings, 2000
  6. Mike Miles, An interview with Joe Lewis, site www.mikemiles.com, 1998

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • WKA-MONDE - Fédération mondiale de (Kickboxing & Karate) – structure née en 1976 (Fondateur, Howard Hanson, USA) – Président : Paul Ingram (Angleterre) jusqu’en 2012. À partir de 2012, président : Michele Panfietti (Italie). Ce dernier est également président de la World traditional Kickboxing Association (WTKA).
  • WKA-FRANCE – structure née en 1984 (Fondateur, Jean-Marc Vieille) - Président : Thierry Muccini – Vice-président : Alain Delmas