Wonderful Town (film, 2007)

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Wonderful Town

Réalisation Aditya Assarat
Acteurs principaux

Anchalee Saisoontorn
Supphasit Kansen

Pays d’origine Drapeau de Thaïlande Thaïlande
Sortie 2007
Durée 92 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Wonderful Town est un film thaïlandais réalisé par Aditya Assarat (en) et sorti en 2007. Il se déroule après le tsunami consécutif au séisme de 2004 dans l'Océan indien. Il a déclenché l'enthousiasme des festivals internationaux et a été proclamé meilleur film de l'année en Thaïlande.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Takua Pa, une petite commune du sud de la Thaïlande : Ton, un architecte envoyé par Bangkok pour participer à la reconstruction d'un complexe balnéaire dévasté par le tsunami, fait la connaissance de Na, une jeune femme qui dirige le petit hôtel où il séjourne. Ils apprennent à se connaître et finissent par s'aimer tendrement. Mais, Wit, frère de Na et chef d'un gang, est plutôt méfiant... Un jour, il surprend une conversation téléphonique entre Ton et son ancienne maîtresse. Furieux, Wit assassine Ton.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Anchalee Saisoontorn : Na
  • Supphasit Kansen : Ton
  • Dul Yaambunying : Wit

Récompenses[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Wonderful Town est le premier film de fiction d'Aditya Assarat. Il se déroule dans la province de Phang Nga, à Takua Pa, sur la côte de la mer d'Andaman, au sud de la Thaïlande. Dans cette région, le tsunami a fait 8 000 victimes. Lorsqu'Assarat se rend dans le village de Takua Pa, il constate avec étonnement que les paysages environnants paraissent calmes et radieux. « Les routes sont dégagées, les maisons reconstruites. Et les cocotiers ondulent dans la brise. »[1]

Toutefois, « si les plaies paraissent refermées en surface »[1] les habitants demeurent, en revanche, psychologiquement affectés par les traces de la débâcle. « Tandis que se déroulait le processus de reconstruction, les émotions restaient figées. En un sens, le titre du film est teinté d'ironie », écrit Kim Dong-Ho. « Une sorte de contraste à lui seul [...] allie renaissance et reconstruction avec l'errance et le désespoir de ses habitants pour lesquels le désastre résonne encore aux esprits », dit Caroline Pons[2].

« À travers le contraste saisissant entre le décor et la tragédie d'une histoire d'amour entre une habitante et un étranger, le réalisateur dépeint la tristesse perpétuelle de Takua Pa, où l'amour et le bonheur ne peuvent plus s'épanouir comme naguère. »[1]

Faut-il percevoir également, à l'image de « l'emprise fraternelle exagérée » de Wit sur Na, la catastrophe en tant que révélateur accentué d'aliénations coutumières ? Et parmi celles-ci, « la discrimination féminine encore trop peu dénoncée qui s'impose pourtant aux thaïlandaises à tous les échelons de la société[2]. »

Selon Claude Bouniq-Mercier[3], Wonderful Town est incontestablement « un film mélancolique à l'image de cette ville », d'où se dégage comme le dit Assarat lui-même, « une atmosphère de tristesse, de vieillissement, de calme », un film porté par une réalisation « discrète, pudique, sans catastrophisme [...]. »[4]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Kim Dong-Ho in : 100e prise - Le cinéma de demain, 100 nouveaux cinéastes, Phaidon, Paris, 2011.
  2. a et b Caroline Pons, Critikat.com, Wonderful Town : le calme après la tempête, 6 mai 2008.
  3. in : Jean Tulard : Le Nouveau guide des films, tome 4, Bouquins, Robert Laffont, 2010.
  4. C. Bouniq-Mercier, op. cité.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Wonderful Town sur filmdeculte : [1]