Wittisheim

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Wittisheim
La mairie de Wittisheim.
La mairie de Wittisheim.
Blason de Wittisheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Arrondissement de Sélestat-Erstein
Canton Canton de Marckolsheim
Intercommunalité C.C. du Ried de Marckolsheim
Maire
Mandat
Christophe Knobloch
2014-2020
Code postal 67820
Code commune 67547
Démographie
Gentilé Wittisheimois
Population
municipale
2 067 hab. (2011)
Densité 180 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 52″ N 7° 35′ 20″ E / 48.2644, 7.588948° 15′ 52″ Nord 7° 35′ 20″ Est / 48.2644, 7.5889  
Altitude Min. 163 m – Max. 170 m
Superficie 11,47 km2
Localisation

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Wittisheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Wittisheim (en alsacien Wettsa) est un village situé dans le Grand Ried. Le village a une superficie de 1 147 hectares dont 628 ha de terre cultivable et 271 ha de forêt. Le village est essentiellement agricole.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Wittisheim
Hilsenheim Bindernheim
Wittisheim
Schwobsheim Sundhouse

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Wittisheim vient de l'anthroponyme formé sur la racine Widus ou Wido ou encore du nom des nobles germaniques Witten von Wittenberg et du suffixe -heim (village).

En 818, on parlait de Wittenesheim (vulgairement Witsen).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Habitée dès l’âge de la pierre polie. En 1972, un silex, taillé par des mains d’hommes a été trouvé au sud du village au lieu-dit Hinter dem Runz, c’est-à-dire le creux, la cuvette, le marécage. Il existe à cet endroit une dénivellation de terrain pouvant provenir d’un des nombreux bras du Rhin. On estime qu’à cette époque les deux tiers de notre territoire étaient recouverts d’eau.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Durant la période romaine, le Heidenstraessel longeait la partie ouest du ban de la commune, et à l’est le Herrenstraessel, une route militaire, traversait le ban du nord au sud. De la période celtique, il reste un tumulus intact dans la forêt communale dite Endenbuhl.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village appartenait en 823 à l'évêque de Strasbourg comme en témoigne un parchemin signé la même année par Louis le Pieux. Ce roi remit en effet des terres à l'évêque. Au Xe siècle c'est l'abbaye d'Ebersmunster qui reçut du noble Alaman Altmann une cour domaniale ainsi que l'église et sa dîme. Le village fut ensuite rattaché à la prévôté de Bernstein puis au bailliage de Benfeld. La famille noble des Von Schenau tint pendant quelque temps le village en gage. Au XVIe siècle, la guerre des Paysans et la peste noire sévirent. C'est à cette époque que Niffratzheim, un village proche, disparut.Il s'étendait sur un banc de 272 hectares, dont 122 de terres arables et 12 de prés et 138 de forêts. Son territoire jouxtait celui de Wittisheim et celui de Marckolsheim séparé par l'ancienne voie romaine (Heidensträssel). Un autre village disparu, Hermoltzwy était situé entre Wittisheim et Muttersholtz. Les deux villages auraient périclité vers 1500.

Wittisheim prit en 1506 de l’abbaye d’Ebersmunster un bail emphytéotique sur les terres dudit village, terres qui ne devinrent définitivement la propriété des Wittisheimois qu'à la fin du XIXe siècle suite à de longs et coûteux procès.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Wittisheim connut un développement économique grâce au tissage à domicile et de la soie. Suite à la construction de la ligne de chemin de fer Sundhouse - Sélestat dite « s'Riedbahnel », la commune se vit dotée d'une gare mise en service en 1909[1].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Wittisheim subit d’importants dommages en décembre 1944 et janvier 1945 par des tirs de l'artillerie française durant les affrontements de la poche de Colmar. Le village fut libéré le 2 février 1945.

Dans la décennie 1950, l’usine d’articles ménagers Baumlin connut une expansion fulgurante. En 1960, elle comptait près de mille salariés.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Wittisheim

Les armes de Wittisheim se blasonnent ainsi :
« D'azur au fer à cheval renversé d'or, enfermant une lettre W majuscule curviligne d'argent. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours André Kretz[3]    
mars 2001 2008 André Kretz    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Montréal, commune du Gers (France) depuis 1984 ;
Drapeau de l'Allemagne Rheinhausen (Allemagne) depuis 2009.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 067 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
579 574 708 898 1 034 1 017 1 009 1 018 1 116
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 024 1 104 1 164 1 242 1 118 1 134 1 163 1 187 1 223
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 267 1 221 1 225 1 132 1 185 1 136 1 106 1 170 1 234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 521 1 703 1 705 1 660 1 631 1 822 1 923 2 067 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Wittisheim compte quelques bâtiments remarquables[6].

Église paroissiale Saint-Blaise[modifier | modifier le code]

« L'église paroissiale Saint-Blaise », base Mérimée, ministère français de la Culture. Au milieu du XVIIIe siècle, l’édifice est agrandi. Une nouvelle nef est alors construite. De plus, le clocher est rehaussé et l’ancienne chapelle transformée en chœur. En fort mauvais état depuis la Révolution, l’église est reconstruite entre 1832 et 1835. Étant devenue trop petite, elle est agrandie (1961-1963) par l’adjonction d’un transept. Ces modifications successives donnent un plan assez inhabituel à l’édifice, avec un clocher situé à l’angle de la nef et du transept. Saint-Blaise est le patron de l’église depuis 1666.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts sculpté (1963) en grès rose, encastré dans le mur de l’église est dédié aux victimes des deux guerres (19141918 et 1939 -1945). Il rappelle le monument aux morts de Strasbourg et symbolise le drame de l’Alsace. Il représente une femme tenant sur ses genoux son fils, soldat mourant, ne portant pas d’uniforme, car il pourrait être allemand ou français.

Mairie (1892)[modifier | modifier le code]

« La mairie », base Mérimée, ministère français de la Culture

Ancien logement militaire[modifier | modifier le code]

Séchoir[modifier | modifier le code]

Maison en pan de bois de 1729[modifier | modifier le code]

Spécialités[modifier | modifier le code]

La fête de la tarte aux quetsches[modifier | modifier le code]

Cette fête instaurée en 1983, fait honneur au fruit emblématique de l’Alsace et à la plus célèbre des tartes aux fruits alsacienne ; la tarte aux quetsches. Plus de 800 tartes sont confectionnées dans la nuit de samedi à dimanche par des membres d’associations avec l’aide et le savoir-faire de nos deux boulangers (le 2e dimanche de septembre), pour le plaisir des nombreux visiteurs.

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Quentin Fahrner, vice-champion d'Alsace d'escalade en 2002.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Schlaefli, « Notes sur la chasse aux sorcières à Wittisheim (1594-1630) », Annuaire de la Société d'histoire de la Hardt et du Ried, 2007-2008, no 20, p. 49-64

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]