William Stubbs

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William Stubbs

William Stubbs (21 juin 182522 avril 1901) était un historien et ecclésiastique britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de William Morley Stubbs, un avocat, et est né à Knaresborough, dans le Yorkshire, puis est éduqué à la grammar school de Ripon et à la Christ Church d'Oxford où il est diplômé en 1848, obtenant la note maximale en littérature antique et en mathématiques.

Il est élu Fellow du Trinity College, et s'occupe de la vie universitaire au collège de Navestock (en), dans l’Essex de 1850 à 1866. En 1859 il se marie avec Catherine, fille de John Dollar, de Navestock, et ils ont plusieurs enfants. Il est libraire à Lambeth Palace et en 1862 il est candidat malheureux au professorat d’histoire moderne à Oxford. En 1866 il est nommé Professeur d’histoire moderne à Oxford, et tient se poste jusqu’en 1884. Ses conférences sont à peine suivies, et il les considère comme une distraction pour se travaux sur l’histoire. Certaines de ses conférences sont publiées dans ses Lectures on medieval et modern history. Il est recteur de Cholderton, dans le Wiltshire, de 1875 à 1879, quand il est nommé chanoine de la cathédrale Saint-Paul. Il est membre de la commission des cours ecclésiastiques de 1881 à 1883. Le 25 avril 1884 il est consacré évêque de Chester, et en 1889 il devient évêque d’Oxford.

Jusqu’à ce que l’évêque Stubbs trouve qu’il est nécessaire de dévouer tout son temps à ses devoirs religieux, il se concentre sur ses études historiques. Il est convaincu que la théorie de l’unité et de la continuité de l’histoire ne doit pas supprimer les distinctions entre histoire ancienne et histoire moderne. Il croit que, bien que l’étude de l’histoire ancienne est un bon préalable pour l’étude de l’histoire moderne, il est mieux de les étudier séparément. Tandis qu’il prône l’utilité de l’histoire comme activité intellectuelle et une part d’une éducation libérale, il recommande de l’étudier principalement pour son propre intérêt. C’est dans cet esprit qu’il travaille ; il a un bonne faculté de jugement et est un génie des investigations précises et critiques.

Sa reconnaissance comme autorité en histoire ecclésiastique est prouvé en 1858 pas son Registrum sacrum anglicanum, qui traite quatre successions épiscopales en Angleterre, et par plusieurs autres travaux et particulièrement par sa participation dans Councils and Ecclesiastical Documents, rédigé en coopération avec le révérend A. W. Haddan. Sa place de maître dans est décidé après débat sur les dix-neuf volumes qu’il rédigea pour la série Rolls (en) des Chronicles and Memorials. C’est cependant pour son Constitutionnal history of England qu’il est le plus largement connu. La parution de ce livre, qui étudie le développement de la constitution anglaise des invasions Teutonique de la Grande-Bretagne à 1485, marque une avancée notable dans l’apprentissage de l’histoire britannique. Les spécialistes ont ici et là pu améliorer une déclaration ou une théorie, mais cet ouvrage reste encore aujourd’hui une référence, un monument de patience et de recherche incessante de jugements mûrs et disciplinés. Son guide des Personnages choisis et autres illustrations de l’histoire constitutionnelle anglaise, admirable en lui-même, a une importance particulière en cela que son plan a été repris avec de bons résultats en Angleterre et aux États-Unis.

L’évêque Stubbs appartient au premier rang des savants sur l’histoire, à la fois en tant qu’auteur et en tant que critique. Il statue comme un maître dans chaque aspect du travail d’historien, de la découverte de matériaux à l’élaboration de théorie bien fondées en passant par la rédaction de texte. Il était un bon paléographe, et excellait dans les critiques de texte, la vérification de la paternité des œuvres et dans d’autres domaines de ce type, tandis que sa grande érudition et sa mémoire en faisait un spécialiste sans pareil de l’interprétation et de l’exposition de sujet. Ses mérites comme auteur sont souvent jugés uniquement sur sa Constitutionnal History. L’apprentissage et la perspicacité que ce livre délivre sont indiscutables : il est bien construit et le contenu est bien ordonné ; mais l’histoire constitutionnelle n’est pas un sujet et en dépit de l’habileté avec laquelle Stubbs le mania et l’exposition géniale de ses chapitres, le livre n’apporte pas une idée adéquate de la place de Stubbs comme écrivain historique. Plusieurs préfaces de volumes édités pour la série Rolls contiennent des monographies de parties ou de la totalité du travail de l’auteur. En cela son style est plus entraînant.

Parmi les plus notables exemples de son travail pour la Rolls series (en) sont les préfaces pour Roger de Hoveden, pour la Gesta regum de William de Malmesbury, pour la Gesta Henrici II et pour les Mémoires de Saint Dunstan. En Angleterre comme aux États-Unis l’évêque Stubbs est universellement connu comme la tête des savants d’histoire anglaise, et aucun historien de son temps n’est resté avec tant d’honneur dans les pays d’Europe. Parmi ses distinctions, il fut Doctor of Divinities (en) et Doctor of Civil Law d'honneur d'Oxford, Doctor of Laws de Cambridge et Edinburgh et Doctor in utroque jure de Heidelberg. Il fut également membre d’honneur de l’université de Kiev et des académies prusses bavaroises et danoises ; il reçut l’ordre prussien Pour le Mérite, et fut membre de l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut français.

Stubbs fut un membre de la Haute Église dont les doctrines et les pratiques étaient basées sur l’apprentissage et la vénération de l’antiquité. Ses opinions étaient reçues avec un profond respect par les autres prélats, et il agissait en tant qu’expert auprès de l’archevêque dans l’affaire de Édouard King, évêque de Lincoln. Bien qu’il rebutait à faire certains de ces devoirs religieux, il les effectuait et mettait tout son cœur à l’accomplissement de ceux qui étaient de nature spirituelle, tel que. Comme dirigeant de l’Église il montrait du courage et de la sagesse, et sa politique n’était aucunement influençable. Son esprit était souvent utilisé comme arme de défense, et il était difficile de le duper.

Sa santé était sérieusement touché par la maladie en novembre 1900. Il fut tout de même capable d’être présent aux funérailles de la Reine Victoria le 9 février 1901, et prêcha un remarquable sermon devant le roi Édouard VII et l’empereur allemand Guillaume II le jour suivant. Sa maladie devint critique le 20 avril, date à laquelle il mourut. L’évêque Stubbs est enterré dans la cour de l’église de All Saints, à Cuddesdon, près du palais des évêques d’Oxford.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Letters of William Stubbs, Bishop of Oxford, ed. W. H. Hutton.
  • (en) The Constitutional History of England in Its Origin and Development, (sixth edition 1903), Volume One Volume Two Volume Three
  • (en) Charles Petit-Dutaillis, Studies and Notes Supplementary to Stubbs' Constitutional History, Volume One Volume Two
  • (en) Cet article comprend des passage de la onzième édition de l'Encyclopædia Britannica, maintenant dans le domaine public.