William Rappard

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William Rappard

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Nom de naissance William Emmanuel Rappard
Naissance 22 avril 1883
New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 29 avril 1958
Genève, Drapeau de la Suisse Suisse
Nationalité Suisse
Profession
Diplomate, professeur, recteur d'université

William Emmanuel Rappard est un professeur, recteur et diplomate suisse, né à New York le 22 avril 1883 et mort à Genève le 29 avril 1958. Il est un défenseur de la neutralité suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'une famille thurgovienne qui vit aux États-Unis à New York d'un père négociant en broderie et d'une mère travaillant dans son entreprise pharmaceutique familiale, il passe son enfance et le début de son adolescence aux États-Unis. La famille Rappard quitte le pays pour s'installer à Genève où William termine son cursus scolaire et entame son parcours académique.

Étudiant, il fréquente de nombreuses universités : à Paris il est l’élève d'Adolphe Landry (1874-1956) qui, semble-t-il, l’a marqué et d’Halévy ; en Allemagne (Berlin) il suit les cours de Wagner et de Schmoller, à Harvard de Taussig et à Vienne de Philippovich qui l'encourage à s’intéresser à l'Organisation Internationale du Travail (OIT).

Professeur assistant à Harvard de 1911 à 1912, il est nommé en 1913 professeur d'histoire économique à l’Université de Genève. Ami d'Abbott Lawrence Lowell, président de Harvard de 1909 à 1933, connaissant le colonel House et Walter Lippmann, il joue un rôle important dans l’attribution du siège de la Société des Nations à Genève. Il préside la commission des mandats de la SDN et travaille en tant que juriste, possédant une formation pluridisciplinaire.

En 1927, il fonde l'Institut Universitaire de Hautes Études Internationales de Genève et y accueille de nombreux réfugiés en provenance des États totalitaires voisins. Il est également membre dans les années 1930 du Comité international pour le placement des intellectuels réfugiés. Il est aussi recteur de l'université de Genève à deux reprises.

En 1942, le conseil fédéral le désigne comme interlocuteur pour d'importantes négociations, alors qu'il n'est pas fonctionnaire fédéral, mais professeur à l'université. Il plaide également pour le retour des organisations internationales à Genève.

À la fin des années trente, il s’oppose à la fondation Rockefeller qui souhaite que l’IUHEI se consacre aux études économiques et abandonne l’enseignement comme l’a fait la Brookings Institution. À cette occasion il reçoit le soutien de Lionel Robbins qui le tient en haute estime. Membre de la délégation suisse auprès de l’OIT de 1945 à 1956, il est l'un des fondateurs de la Société du Mont-Pèlerin.

L'OMC a son siège au Centre William-Rappard où était installé avant l'OIT.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Son œuvre écrite touche au droit, histoire, économie, statistiques et les relations internationales. Esprit libre dû à son statut de fonctionnaire, et n'ayant pas à craindre l’échec de la négociation, il est l'un des défenseurs de la neutralité de la Suisse.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor Monnier ), William E. Rappard, défenseur des libertés, serviteur de son pays et de la communauté internationale, Edition Slatkine, Genève, 1995.
  • William Rappard, Varia politica, Edition Polygraphique, Zurich, 1953.
  • Vincent Monnet, Willliam Rappard, l’homme de l’Atlantique, in Campus, no 96, octobre-novembre 2009, p. 36-37.