William Notman

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William Notman

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Autoportrait de William Notman vers 1866-67

Naissance 8 mars 1826
Paisley (Écosse)
Décès 25 novembre 1891 (à 65 ans)
Montréal
Nationalité Drapeau du Canada Canadien
Activités photographie

William Notman (Paisley, en Écosse le 8 mars 1826 - Montréal, 25 novembre 1891) est un photographe et un homme d'affaires canadien.

D'Écosse[modifier | modifier le code]

Né en Écosse dans une famille aisée, il s'orienta vers les arts, entra dans l'entreprise de son père puis épousa Alice Merry Woodwark en juin de 1853.

L'avenir lui semblait prometteur, mais vers le milieu des années 1850, l'Écosse fut frappée d'une dure crise économique qui emporta Notman père dans la faillite. Croyant pouvoir se faire une meilleure vie au Bas-Canada, il immigre à Montréal en 1856.

À Montréal[modifier | modifier le code]

Studio de photographie de William Notman, rue Bleury, 1866

Après avoir trouvé un emploi chez Ogilvy and Lewis, il ouvrit son propre studio photographique en décembre de 1856, le temps pour que sa famille puisse venir le rejoindre. Déjà, en Écosse, il s'était fait amateur de la technique que Nicéphore Niepce avait inventée.

En 1858, lorsque le pont Victoria est construit par la Compagnie de chemin de fer du Grand Tronc de James Hodges, il reçoit sa première grande commande. Ses photographies et stéréogrammes produites tout au long de la construction lui assurent une renommée de par le monde.

En 1860, la reine Victoria, satisfaite de son travail, le désigne pour être son photographe personnel. La même année, l'Association des beaux-arts de Montréal tient son ouverture dans son studio, tout comme le fera la Société des artistes canadiens en 1867. À l'époque, la photographie se développait surtout à travers l'art du portrait, et Notman ne manqua pas de faire photographier de nombreuses personnalités canadiennes et américaines venus de tous les coins du continent.

Son art[modifier | modifier le code]

Connu pour ses photographies en groupe, Notman essayait aussi de représenter de son mieux la vie de tous les jours au Canada. Les gens des rues et les petites villes de l'Ouest canadien n'échappent pas à son grand projet de chronique photographique. En 1860 et 1869, le professeur Charles Smallwood lui demande même de photographier une éclipse solaire.

L'un des premiers à utiliser le format album, il employait l'éclair de magnésium et engageait des peintres pour compléter son travail, dont Cornelius Krieghoff, Robert Stuart Duncanson, Otto Reinhold Jacobi, Henry Sandham et John Arthur Fraser. Son premier livre de photographie parut en 1863, le fruit d'une collaboration avec les artistes.

Notman engage William James Topley en 1868 pour ouvrir un bureau à Ottawa. Il s'associe ensuite à John Arthur Fraser, qui engagea à son tour des peintres prometteurs comme Frederick Arthur Verner, Homer Ransford Watson et Horatio Walker.

Il collaborait régulièrement au Philadelphia Photographer d'Edward Wilson et était régulièrement appelé à se déplacer dans les collèges et universités américains. Pour l'Exposition universelle de Philadelphie, en 1876, il fonda sa propre compagnie photographique appelée la Centennial Photographic Company. De 1860 à 1886, de nombreux prix lui sont décernés lors des expositions universelles.

Dans les années 1870, il est à lui seul en l'état de produire plus de quatorze mille négatifs. Dans la décennie 1880, il avait ouvert une vingtaine de studios de photographie aux États-Unis et au Canada. Cependant, les difficultés économiques de l'époque ralentissent considérablement son travail.

Implication sociale[modifier | modifier le code]

En plus d'être un pionnier dans son domaine, William Notman est aussi reconnu comme un enseignant du métier, ayant formé des dizaines et des dizaines de photographes à la fois pendant près de quatre décennies. Outre la photographie, il était aussi un important propriétaire immobilier à Longueuil, sur la Rive-Sud de Montréal.

Il contribuait beaucoup à sa paroisse, la paroisse anglicane Saint-Mark de Longueuil, et se portait bénévole pour le YMCA et l'Hôpital général de Montréal. William Notman continua à faire de la photographie à chaque jour jusqu'à sa mort en 1891, ne s'étant jamais lassé du travail. Père de sept enfants, il lèguera son entreprise à ses fils William McFarlane et Charles Frederick, qui la conserveront jusqu'en 1935, moment où elle est cédée à l'Associated Screen News.

La valeur principale de l'œuvre de Notman est historique : pour lui, le Canada tout entier était un trésor à capturer, un pays nouveau qu'il fallait continuer à bâtir pour atteindre le niveau de prospérité connu jusqu'alors par les grandes puissances industrielles. Son Montréal victorien, immortalisé dans l'art pour les générations futures, raconte l'histoire d'un essor technique considérable.

Le port de Montréal, la nouvelle ville de Vancouver et l'exploration des Rocheuses sont notamment inclus dans sa production. Du fait même, l'imagerie de Notman est l'image la plus habituelle que l'on se fait du XIXe siècle. Le musée McCord conserve aujourd'hui une partie de son œuvre.

Portraits[modifier | modifier le code]

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