William Jennings Bryan

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William Jennings Bryan (1860-1925).
Caricature représentant WJ Bryan anti-impérialiste.

William Jennings Bryan (18601925) était un avocat et un homme politique américain, populiste et pacifiste, libéral et membre du Parti démocrate et candidat démocrate à l’élection présidentielle de 1896, 1900 et 1908. Secrétaire d’État de 1913 à 1915, Presbytérien très croyant, il fut aussi un adversaire résolu de la théorie de l'évolution.

William Jennings Bryan est né le 19 mars 1860 à Salem (Illinois). Avocat à Lincoln (Nebraska), il est élu pendant deux mandats à la Chambre des représentants des États-Unis.

Populiste et religieux, ce presbytérien a foi dans les valeurs américaines et se veut le défenseur de l’Américain ordinaire. Il s'est battu contre l'« impérialisme américain ».

Candidat à la présidence[modifier | modifier le code]

En 1896, âgé de 36 ans, il est le candidat démocrate à l’élection présidentielle contre le républicain William McKinley. Il reçoit alors le soutien du Parti populiste. Bryan est alors un adversaire politique du dernier président démocrate, le conservateur Grover Cleveland.

C’est Arthur Sewall qui est alors choisi pour être le candidat démocrate à la vice-présidence.

William McKinley remporta l’élection avec 51,03 % des voix et 271 votes de grands électeurs contre 46,70 % des voix et 176 à Bryan.

En 1900, Bryan est de nouveau le candidat démocrate avec Adlai Stevenson comme candidat à la vice-présidence. Bryan est de nouveau battu par McKinley avec 45,52 % des voix (et 155 grands électeurs) contre 51,64 % au président sortant.

En 1908, Bryan est encore le candidat démocrate à la présidence. John Kern est le candidat démocrate à la vice-présidence. Bryan n’obtient que 43,04 % des suffrages et 162 grands électeurs contre 51,57 % au républicain William Howard Taft.

Une influence majeure dans la vie politique américaine[modifier | modifier le code]

Bien que n’ayant gagné aucune élection depuis 1892, Bryan garda une influence très importante au sein du Parti démocrate. Il s’opposa notamment à l’annexion des Philippines.

En 1912, fort de son capital politique, il contribue à assurer la nomination de Woodrow Wilson à la candidature démocrate à l’élection présidentielle. En récompense, une fois élu, Wilson en fait son secrétaire d’État. Il signera entre autres le traité Bryan-Chamorro avec le Nicaragua.

Pacifiste et anti-impérialiste, Bryan démissionne le 9 juin 1915, convaincu de l’entrée prochaine de son pays dans la Première Guerre mondiale.

Il s’établit ensuite en Floride où il évolue au sein de nombreuses organisations chrétiennes fondamentalistes.

En 1920, il est l’un des plus ardents critiques de la théorie de l’évolution et un des partisans de la prohibition. Il apporte son soutien à un amendement constitutionnel visant à interdire l’enseignement de l’évolution dans les écoles et certains États adopteront de telles restrictions à la suite de campagnes menées par Bryan.

Bryan meurt le 26 juillet 1925, en plein combat contre les théories de Darwin et de l’évolution, peu après le procès contre John Thomas Scopes, dit procès du singe, à l’issue duquel Scopes se verra condamné à une amende symbolique.

En 1924, son frère Charles Wayland Bryan, alors gouverneur du Nebraska, sera candidat à la vice-présidence des États-Unis.

Postérité[modifier | modifier le code]

Le Bryan College (en) à Dayton, Tennessee, un établissement chrétien, a été baptisé en son honneur.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]