William Carey (courtisan anglais)

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William Carey
William Carey, par Hans Holbein le Jeune, issu d'une collection privée irlandaise.
William Carey, par Hans Holbein le Jeune, issu d'une collection privée irlandaise.

Biographie
Naissance v.1500
Flag of England.svg Hertfordshire (Angleterre)
Décès 22 juin 1528
Père Sir Thomas Carey
Mère Margaret Spencer
Conjoint Mary Boleyn
Enfants Catherine Carey, Henry Carey, Baron Hunsdon

Sir William Carey d'Aldenham (Hertfordshire, vers 1496 – 22 juin 1528), est un courtisan à la Cour d'Henri VIII d'Angleterre et son favori. Il fait partie de la Privy Chamber lorsque le roi la crée, et il est son esquire. Il est marié à Mary Boleyn, sœur de la seconde épouse d'Henri, Anne Boleyn, et précédemment sa maîtresse.

Biographie[modifier | modifier le code]

William Carey est le second fils de Sir Thomas Carey (1455–1500) et de Margaret Spencer, fille de Sir Robert Spencer et d'Eleanor Beaufort. Sa tante maternelle est Catherine Spencer, comtesse de Northumberland.

Peu de temps après leur mariage, Mary devient la maîtresse du roi Henri VIII. Les Boleyn reçoivent alors des terres, et William Carey profite lui-même de l'infidélité de sa femme, bénéficiant d'octroi de seigneuries et de domaines.

Carey était aussi un mécène réputé. C’est lui qui fait notamment connaître l’artiste néerlandais Lucas Horenbout en Angleterre, au milieu des années 1520. Sa passion pour la chasse, l’équitation, la joute[1] partagées également par le roi, ont contribué à faire de lui son favori.

Enfants avec Mary Boleyn[modifier | modifier le code]

William Carey et Mary Bolyn ont eu deux enfants :

  • Henry Carey (1er baron Hunsdon) (né le 4 mars 1526 – mort le 23 juillet 1596) : Annobli par une reine Élisabeth à peine couronnée, il est fait chevalier de la Jarretière le 20 avril 1561. Il tentera d'obtenir en vain le titre d'earl d'Ormonde durant sa vie, et le refuse lorsque, mourant, la reine Élisabeth venue à son chevet le lui propose.

Des auteurs ont parfois défendu l'idée que ces deux enfants sont ceux du roi Henri VIII et de Mary Boleyn. C'est notamment le cas d'Allison Weir[2], de G.W. Bernard (auteur de The King's Reformation) et de Joanna Denny (auteur de Anne Boleyn: A New Life of England's Tragic Queen and Katherine Howard: A Tudor Conspiracy).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il se distingue notamment dans les joutes du distingué dans des joutes au Camp du Drap d'Or en 1520.
  2. (en) Weir, Henry VIII: The King and His Court, p. 216

Références[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]

  • (en) England, Public Record Office, John Sherren Brewer J. S. Brewer (éditeur), R. H. Broadie (éditeur) et James Gairdner (éditeur), Letters & Papers, Foreign & Domestic, of the Reign of Henry VIII, 1509-1547, London, Longman & Co,‎ 1862-1932, 21 vols. in 33 parts

Sources secondaires[modifier | modifier le code]

  • (en) George Russell French, The Royal Descent of Nelson and Wellington from Edward I, King of England, with tables of pedigree and genealogical memoirs, London,‎ 1853, p. 28
  • (en) E. W. Ives, The Life and Death of Anne Boleyn, Oxford, Blackwell,‎ 2004 (ISBN 0-631-23479-9)
  • (en) Edward Kimber, The Baronetage of England: containing a genealogical and historical account of all the English Baronets now existing, with their descents, marriages, and memorable actions both in war and peace, London, G. Woodfall,‎ 1771, p. 221
  • (en) Alison Plowden, Tudor Women: Queens and Commoners, London, Sutton,‎ 25 septembre 1998 (1re éd. 1979), Rev. ed. (ISBN 0-7509-2880-8)
  • (en) Retha Marvine Warnicke, The Rise and Fall of Anne Boleyn: Family Politics at the Court of Henry VIII, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 1989 (ISBN 0-521-37000-0), p. 36
  • (en) Alison Weir, The Six Wives of Henry VIII, London, Bodley Head,‎ 1991 (ISBN 0-370-31396-8)
  • (en) Alison Weir, Henry VIII: The King and His Court, New York, Ballantine Books,‎ 2001 (ISBN 0-345-43659-8)