Willemsfonds

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
De slag der Gulden Sporen aan het Volk verhaald, édition du Willemsfonds, Gand, 1902, publiée à l'occasion de la commémoration de la bataille des éperons d'or.

Le Willemsfonds, du nom de Jan Frans Willems, est une organisation culturelle flamande, fondée en 1851 pour défendre la langue néerlandaise[1], en outre, en encourageant la chanson populaire flamande, en organisant des concours linguistiques, en publiant des livres en néerlandais à un prix abordable et en fondant des bibliothèques généralistes.

Présentation[modifier | modifier le code]

Parmi les fondateurs de 1851, on compte sept Bruxellois, parmi lesquels le saint-simonien Joseph-Ferdinand Toussaint, et trente et un Gantois, parmi lesquels le premier président Jules de Saint-Genois.

Depuis 1868, le siège est implanté dans la maison dite des mesuriers de draps , sur la place du Marché du vendredi à Gand. L'organisation a toujours entretenu une excellente relation avec cette ville. Sept personnes fondèrent l’organisation à Bruxelles, et 31 à Gand (y compris son premier président Jules de Saint-Genois), en 1851. Depuis 1855, les Gantois Ferdinand Augustijn Snellaert, Prudens Van Duyse et Julius Vuylsteke se sont succédé à la présidence. Ce dernier menant une politique anticléricale à partir de 1862[2], des membres plus modérés, comme le chanoine Jan Baptist David, quittèrent le Willemsfonds. Jusqu'en 1976, tous les présidents furent des Gantois.

Aujourd'hui, le Willemsfonds trouve sa vocation dans la création d’un lieu de rencontre où l’on organise des activités culturelles, permettant ainsi aux gens d'échanger leurs idées afin de former leur propre opinion. Les activités sont toujours menées par des bénévoles.

Le Willemsfonds est de signature libérale et se distingue ainsi du Vermeylenfonds, de tendance socialiste, et du Davidsfonds, catholique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Michel DUFAYS et Martine GOLDBERG, Dictionnaire historique de la laïcité en Belgique, Luc Pire (lire en ligne), p. 293.
  2. Bruno LIESEN, Bibliothèques populaires et bibliothèques publiques en Belgique (1860-1914) (lire en ligne).

Lien externe[modifier | modifier le code]