Willem Usselincx

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Willem Usselincx

Willem Usselincx (1567-1647) fut le fondateur de la Compagnie des Indes occidentales néerlandaise.

La terrible répression contre les protestants, en révolte contre les abus de l'Église catholique, par Ferdinand Alvare de Tolède, troisième duc d'Albe, envoyé de Philippe II, roi d’Espagne depuis l'abdication de Charles Quint en 1555, déclencha une émigration massive de Wallons et de Flamands vers le nord de l’Europe (Suède, Angleterre et Allemagne) et des Pays-Bas. Les excès de l’Inquisition conduisirent jusqu’à la révolte des Gueux, ainsi qu'à la formation des Provinces-Unies, due à la sécession des provinces du nord des Pays-Bas (les Provinces du Sud continueront à être sous domination espagnole).

Un jeune Anversois dénommé Willem Usselincx, que sa famille destine au négoce des épices, est envoyé en formation en Espagne, au Portugal et aux Açores.

Pendant son séjour dans ces endroits, il constata que l’Espagne tirait sa richesse principalement des colonies américaines. Dès son retour en 1591, il quitta Anvers pour la Hollande et n’eut de cesse de convaincre ses nouveaux compatriotes de fonder à leur tour des colonies sur le nouveau continent afin d’y combattre les Espagnols.

Il lui fallut presque trente ans d’obstination pour parvenir à créer la Compagnie des Indes occidentales en 1621. C'est elle qui affréta le Nieu Nederlandt, navire transportant les premiers colons de New York. C'est elle aussi qui organisa l'installation de familles juives et wallonnes en Guyane en 1624, sur les rives du Fleuve Oyapock, sous la direction du capitaine Jan de Moor.

Avec Dierick Ruiter, il fut l'un des farouches opposants à toute implication de la Compagnie des Indes occidentales dans le trafic d'esclaves[1], une politique qui eut du mal à respecter à partir des années 1630 et l'histoire du Pernambouc, qui voit les hollandais aspirés par le commerce sucrier, consommateur d'esclaves.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Pays-Bas et la traite des Noirs, par P. C. Emmer et Mireille Cohendy, page 27