Wilhelm Ténint

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Wilhelm Ténint est un écrivain français, né à Paris le 20 mai 1817 et mort à Stockholm le 26 avril 1879. Il est classé parmi les romantiques mineurs.

Biographie et travaux[modifier | modifier le code]

Wilhelm Ténint était un fervent admirateur de Victor Hugo et de l'école moderne romantique. Il a écrit dans divers journaux parisiens, tels que La Presse, et était membre de la Société des gens de lettres.

En 1844, il a publié un essai défendant la prosodie romantique intitulé Prosodie de l'école moderne, précédé d'une lettre de Victor Hugo et préfacé par Émile Deschamps. Ténint y affirmait, erronément, que la structure unique, exceptionnelle, de la Villanelle de Jean Passerat (1574) était une ancienne forme poétique française apparentée à la terza rima. Le poète Théodore de Banville « ressuscita » ensuite cette forme poétique de la Renaissance, contribuant ainsi à créer la villanelle moderne comportant 19 vers.

Ténint fut détenu en maison d'arrêt en 1851 pour faits de pédérastie et quitta par la suite la France pour la Suède, où il traduisit des ouvrages suédois en français[1].

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1841 - Album du Salon de 1841
  • 1842 - Album du Salon de 1842
  • 1842 - Fleur des fèves, ou Une intelligence à deux
  • 1843 - Album du Salon de 1843
  • 1843 - Les Français sous la Révolution (coécrit avec Augustin Challamel)
  • 1844 - Prosodie de l'école moderne
  • 1845 - Calomniée, ou Jouer avec le feu
  • 1846 - Le Joueur d'orgue
  • 1871 - Des diverses écoles dans la littérature française

Traductions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patricia Siegel, Wilhelm Ténint et sa Prosodie de l'école moderne, Slatkine, Genève, 1986.