Wilhelm Küchelbecker
Wilhelm Küchelbecker
| Activités | poète |
|---|---|
| Naissance | 21 juin 1797 Saint-Pétersbourg |
| Décès | 23 août 1846 Tobolsk |
| Genres | poésie |
Wilhelm Karlovitch Küchelbecker ou Küchelbeker (en russe : Вильге́льм Ка́рлович Кюхельбе́кер), né le 21 juin 1797 à Saint-Pétersbourg, mort le 23 août 1846 à Tobolsk, est un poète et écrivain russe, ami d'Alexandre Pouchkine et un décembriste.
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Biographie[modifier]
Wilhelm Küchelbecker est issu d'une famille allemande installée à Saint-Pétersbourg. Son père Karl Heinrich Küchelbecker est né en Saxe à Bautzen, et sa mère, née Lohmann, est une Allemande de la Baltique, née à Segewold en Livonie. Il passe son enfance dans une famille et un environnement familial germanophone dans le domaine familial donné par Paul Ier à Awwinorm dans le Wierland. Il commence ses études en 1808 dans une école privée allemande de Werro, puis les poursuit à partir de 1811 dans le prestigieux lycée de Tsarskoïe Selo, où il fait la connaissance d'Alexandre Pouchkine. Il enseigne les lettres et le latin de 1817 à 1820 à la prestigieuse pension noble de Saint-Pétersbourg, où il a Glinka comme élève[1].
Lors de l’insurrection décabriste, le 14 décembre 1825, il fait partie du complot visant à assassiner le frère du l'empereur, le grand-duc Michel. Après l'échec du soulèvement des décembristes, il prend la fuite à l'étranger. Identifié et arrêté à Varsovie le 19 janvier 1826, il est transféré à Pétersbourg. Il est condamné de première catégorie et le tribunal lui inflige une peine de vingt ans de travaux forcés. Le 27 juillet 1826, il est transféré à la forteresse de Priozersk, puis sa peine est réduite à quinze ans, le 22 août 1826. Il est incarcéré, le 30 avril 1827, à la forteresse de Schlusselbourg, et transféré par décret de Nicolas Ier, le 12 octobre 1827, à la forteresse de Dünaburg en Livonie ; le 15 avril 1831, un nouveau transfert le mène à Revel puis le 31 octobre 1831 à Sveaborg. Le 20 janvier 1836, il rejoint son frère, Mikhaïl Küchelbecker, également décabriste, à Bargouzine[2].
Il meurt de tuberculose à Tobolsk.
Postérité littéraire[modifier]
L'écrivain soviétique Iouri Tynianov a mis en scène Wilhelm Küchelbecker ainsi que ses amis Alexandre Pouchkine et Alexandre Griboïedov dans trois romans historiques, Le Disgracié, consacré à Küchelbecker, La Mort du Vazir-Moukhtar, consacré à Griboïedov et La Jeunesse de Pouchkine[3].
Œuvres[modifier]
Les œuvres majeures de Wilhelm Küchelbecker sont :
Notes et références[modifier]
- Sa sœur, Justine, était l'épouse du cousin germain du père de Glinka
- www.kostyor.ru
- Ces trois romans sont parus aux éditions Gallimard dans des traductions de Lily Denis.