Wilfrid M. Voynich

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Michał Wojnicz, plus tard connu sous le nom de Wilfrid M. Voynich

Wilfrid Michael Voynich du Clan Abdank, né Michał Habdank-Wojnicz (31 octobre 1865 - 19 mars 1930) est un bibliophile polonais, émigré aux États-Unis. Il est célèbre pour le manuscrit qui porte désormais son nom : le manuscrit de Voynich. Cet ouvrage au contenu à ce jour indéchiffrable a fait l'objet de nombreuses recherches et hypothèses quant à son origine et sa signification. Voynich a même été accusé de l'avoir fabriqué de toutes pièces.

Biographie[modifier | modifier le code]

Voynich est né à Hrodna (à l'époque en Russie, actuellement en Biélorussie) en 1865. Durant sa jeunesse, Voynich est membre du Mouvement prolétaire polonais, branche polonaise de l’Association internationale des travailleurs, au sein duquel il est actif sous le pseudonyme de Wilfrid (étymologiquement « celui qui veut la paix ») sous lequel il est connu. En 1886, il est arrêté à Varsovie et après 18 mois de prison, il est expédié à Irkoutsk, en Sibérie. Avec l'aide des partisans des mouvements de liberté en Russie, il s'enfuit en 1890 et gagne Londres.

En 1893, il se marie avec Ethel Lilian Boole (1864-1960), socialiste fervente et fille du célèbre mathématicien anglais George Boole. Elle était l'auteure du livre The Gadfly (Le Taon), publié en 1897 et qui fut un best-seller en son temps, surtout en Russie, et qui a inspiré Dmitri Chostakovitch (The Gadfly, Opus 97).

Le couple émigre aux États-Unis au début du XXe siècle. En 1897, il ouvre une boutique à Londres[1] puis à New York en 1915.

Découverte du manuscrit[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Manuscrit de Voynich.

En 1912, à l'occasion d'une visite arrangée par un contact demeuré anonyme, il se rend à Frascati, près de Rome, où se trouve la Villa Mondragone. La Villa Mondragone était la propriété des Jésuites qui désiraient la restaurer mais n'avaient pas les fonds suffisants. Ils décidèrent donc de vendre une partie de leur collection de livres anciens. Ils se tournèrent vers des antiquaires dont Voynich, qui acheta trente manuscrits dont l'étrange ouvrage. Une lettre de Johannes Marcus Marci à l'attention de Athanasius Kircher datée de 1666 était glissée à l'intérieur du livre.

En 1915, il exposa à l'institut de l'art de Chicago quelques manuscrits achetés en Italie. En 1921, il montra le mystérieux manuscrit à Philadelphie mais ne donna pas sa provenance. Sa femme, Ethel Lilian Boole, était seule au courant de l'accord passé avec les Jésuites.

Voynich présenta son manuscrit à différents experts, mais resta convaincu que le livre était l'œuvre de Roger Bacon.

Ethel Lilian Voynich hérite du manuscrit à la mort de son mari en 1930, à New York. Elle décéda en 1960 et le livre revint à Anne Nill, une de ses proches amies et ancienne secrétaire de feu son époux, qui le vendit à Hans Kraus, lequel en fit don, en 1969, à l'Université Yale qui en est l'actuelle propriétaire.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Annales de géographie font état d'un volume offert en 1912 par W. M. Voynich établi 4 Soho Square à Londres. Volume 12, année 1903, p. 17.