Wilder Penfield

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Dr Wilder G. Penfield

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Wilder Penfield (vers 1934).

Naissance janvier 1891
Spokane, État de Washington (Drapeau des États-Unis États-Unis)
Décès 5 avril 1976 (à 85 ans)
Montréal, Québec (Drapeau du Canada Canada)
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Champs Neurologie, neurochirurgie
Institutions Hôpital Royal Victoria
Institut neurologique de Montréal
Diplôme Université de Princeton
Merton College d'Oxford
Université Johns-Hopkins
Renommé pour
Distinctions Bourse Rhodes

Compléments

Wilder Graves Penfield, né le 25 ou 26 janvier 1891 à Spokane dans l'État de Washington et mort le 5 avril 1976 à Montréal, est un neurochirurgien canadien.

Résumé biographique[modifier | modifier le code]

Étudiant boursier à l'Université de Princeton, il obtient ensuite une bourse Rhodes afin de poursuivre son apprentissage au Merton College à Oxford, en Angleterre, où il est initié à neurophysiologie par Sir Charles Scott Sherrington. Mais c'est à l'université Johns-Hopkins (Baltimore, Maryland) qu'il obtient son doctorat avant de suivre des cours de neuropathologie à Oxford, en Espagne, en Allemagne et à New York.

En 1928, il va travailler à l'Hôpital Royal Victoria de Montréal. Six ans plus tard, en 1934, il fonde l'Institut de neurologie de Montréal à l'Université McGill, avec un don d'un million de dollars. Il le dirige jusqu'en 1960. Le gouvernement du Québec a créé un prix en son honneur, le prix Wilder-Penfield, en 1993.

Travaux[modifier | modifier le code]

Penfield a principalement travaillé sur les problèmes dus à divers traumatismes cérébraux et sur le traitement de l'épilepsie. Avec son collaborateur Herbert Jasper, il traite des patients en détruisant les neurones du cerveau où les accès épileptiques trouvent leur origine.

Il a également fait des découvertes sur la biologie de la mémoire. En opérant ses patients, il a découvert que ceux-ci rapportaient l'apparition de souvenirs lorsque leurs lobes temporaux étaient stimulés électriquement. Il a donc conclu que les souvenirs sont conservés dans des endroits spécifiques du cerveau. Cette observation remet en question celles de Karl Lashley qui avait conclu que les souvenirs sont dispersés dans tout le cortex.

En même temps, la stimulation électrique du cerveau permet d'identifier les parties du cortex consacrées aux sensations et à la motricité, ce que Penfield annonce dès 1937. Après avoir cartographié la répartition de ces zones, Penfield signe avec Theodore Brown Rasmussen The Cerebral Cortex of Man (1950), qui présente l'homoncule moteur et l'homoncule sensitif (aussi appelé l'homoncule sensoriel). Ces résultats sont repris dans l'ouvrage rédigé avec Jasper, où ils dressent une carte de l'anatomie fonctionnelle du cerveau : Epilepsy and the Functional Anatomy of the Human Brain (1954).

Penfield prend sa retraite en 1960 et il rédige ses mémoires, No Man Alone, ainsi qu'un roman. En 1967, il est au nombre des premiers membres de l'Ordre du Canada.

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

Honneurs et hommages[modifier | modifier le code]

En 1978, la Ville de Montréal renomme la rue McGregor pour Avenue du Docteur-Penfield à son honneur. Cette avenue est bordée de plusieurs pavillons de l'Université McGill. En 1994, il entre à titre posthume au Temple de la renommée médicale canadienne. Une artère montréalaise, l'avenue du Docteur-Penfield, est nommée pour lui, près de l'Institut neurologique de Montréal qu'il a fondé.

Éponymie[modifier | modifier le code]

  • Homonculus de Penfield
  • syndrome (ou épilepsie) de Penfield

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Alan Blum « A bedside conversation with Wilder Penfield » CMAJ April 19, 2011;183(7) DOI:10.1503/cmaj.110202 Texte intégral.
  • (en) Jacques G. Ruelland, « Wilder G.Penfield (1891-1976), Neurosurgeon and Scientist » Vesalius 2005;21(11):64-69. Texte intégral.
  • (en) Rahul Kumar, Vikram K Yeragani, « Penfield - A great explorer of psyche-soma-neuroscience » Indian J Psychiatry. 2011;53:276-8. Texte intégral.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]