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Jeudi 9 juillet
Les mines du Laurion sont d'anciennes mines d'argent, situées dans la pointe méridionale de l'Attique, entre Thorikos et le cap Sounion, à une cinquantaine de kilomètres au sud d'Athènes, en Grèce. De nombreux vestiges de ces mines (puits, galeries, ateliers de surface) marquent encore aujourd'hui le paysage de la région.
À l'époque classique, les Athéniens déployèrent une énergie et une inventivité spectaculaires pour en tirer le maximum de minerai, en y affectant notamment de très nombreux esclaves. Cela contribua notablement à la fortune de la cité et fut sans doute décisif dans l'établissement, à l'échelle du monde égéen, de la thalassocratie athénienne. Le développement de la monnaie athénienne et sa fonction de monnaie de référence dans tout le monde grec à cette époque s'expliquent également par la richesse des gisements exploités au Laurion.
Abandonnées au Ier siècle av. J.-C., les mines furent « redécouvertes » en 1860 et exploitées par des compagnies française et grecques jusqu'en 1977.
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Mercredi 8 juillet
La renaissance ottonienne, également qualifiée de renaissance ou renouveau du Xe siècle ou de l'an mille, est une période médiévale de renouveau culturel de l'Occident chrétien, qui s'étend du début du Xe siècle aux environs de l'an 1030.
Cette période est caractérisée par une indéniable vitalité culturelle, en particulier grâce à l'activité des écoles en Germanie et, de manière plus hétérogène, sur l'ensemble du continent européen. Dominée par les deux figures intellectuelles majeures que sont Abbon de Fleury et Gerbert d'Aurillac, elle livre également un héritage artistique (livres enluminés) et architectural notable.
Plus limité que la renaissance carolingienne qui le précède, et indissociable de cette dernière, le renouveau ottonien conclut également le long essor de l'enseignement au Moyen Âge, du VIe siècle au XIe siècle, avant l'épanouissement culturel de la renaissance du XIIe siècle.
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Mercredi 8 juillet
La rhétorique ῥητορικὴ τέχνη, « technique, art oratoire », désignant au sens propre « l'art de bien parler », est l'art ou la technique de persuader, généralement au moyen du langage. Elle est née au Ve siècle av. J.-C. en Sicile selon la légende, puis fut introduite à Athènes par le sophiste Gorgias où elle se développa dans les milieux judiciaires et politiques. Selon Ruth Amossy : « Telle qu’elle a été élaborée par la culture de la Grèce antique, la rhétorique peut être considérée comme une théorie de la parole efficace liée à une pratique oratoire. » Elle vise donc à persuader un auditoire sur les sujets les plus divers. Elle a progressivement laissé place à un art de bien dire plutôt qu’un art de persuader, se restreignant à un inventaire de figures relevant des ornements du discours.
La rhétorique est à la fois la science (au sens d'étude structurée) et l'art (au sens de pratique reposant sur un savoir éprouvé) qui se rapporte à l'action du discours sur les esprits, « bene dicendi scientia » selon les mots de l'orateur romain Quintilien. À ses débuts, la rhétorique s'occupait du discours politique oral avant de s'intéresser de manière plus générale aux textes écrits et surtout aux textes littéraires et dramatiques, discipline nommée aujourd'hui la « stylistique ».
La rhétorique se distingue de l'argumentation et de la dialectique par l'usage des effets pathétiques ou éthiques du discours sur le public.
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Lundi 6 juillet

La faune de Porto Rico, comme celle de nombreux autres archipels, se caractérise par un fort endémisme et une faible diversité biologique. Les chauves-souris sont les seuls mammifères terrestres indigènes existants à Porto Rico. Tous les autres mammifères terrestres de la région ont été introduits par les hommes, principalement des chats, des chèvres, des moutons, la petite mangouste indienne et des singes. Les mammifères marins comprennent des dauphins, des lamantins et des baleines. Des 349 espèces d'oiseaux, environ 120 viennent de l'archipel, et 47,5 % y sont rares. L'animal le plus reconnaissable et le plus célèbre de Porto Rico est probablement Eleutherodactylus coqui, une petite grenouille endémique très bruyante devenue un des symboles de l'île. Elle fait partie des 86 espèces qui constituent l'herpétofaune de l'île. Il n'existe pas de poissons d'eau douce indigènes à Porto Rico, mais quelques espèces, introduites par l'homme, ont peuplé les réservoirs et les fleuves. La faible diversité biologique est également évidente parmi les invertébrés, qui constituent la majeure partie de la faune de l'archipel. Dans l'archipel, on compte au total 131 espèces endémiques : seize oiseaux, deux crustacés, deux insectes, un myriapode, un mollusque, 30 reptiles et amphibiens, et 79 araignées, auxquelles s'ajoutent cinq sous-espèces de chauves-souris.
Depuis l'arrivée des premiers hommes il y a environ 4 000 ans et surtout depuis l'arrivée des Européens il y a plus de 500 ans, d'importants changements ont eu lieu. La chasse, la destruction des habitats, et l'introduction d'espèces d'origine étrangère ont entrâiné l'extinction de certaines espèces locales. Les efforts de conservation, comme pour l'Amazone de Porto Rico, ont commencé dans la deuxième moitié du XXe siècle. Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature, en 2002, il y avait 21 espèces menacées à Porto Rico : deux mammifères, huit oiseaux, huit reptiles et trois amphibiens.
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