Wikipédia:Atelier graphique/Didacticiels cartographiques/Didacticiel de création de carte avec QGIS

Une page de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Cette série de petits didacticiels vise à apprendre à créer une carte géographique à l'aide de Quantum GIS (QGIS), et éventuellement Inkscape en complément.

Carte complétée de l'Île d'Yeu, réalisée sans tracer manuellement aucun trait.
Principales étapes d'une création de carte.
Vue d'ensemble de l'interface QGIS : en rouge, les fonctions importantes évoquées dans ce didacticiel ; en orange quelques boutons secondaires.

QGIS est un SIG. Cela signifie que contrairement à Inkscape, QGIS sait gérer des fichiers de données géoréférencées et géorenseignées brutes (souvent au format tiff et shp) que l'on trouvera sur internet (surtout). Inkscape est un puissant outil graphique qui permettra de valoriser les fichiers SVG créés par QGIS. On utilisera des feuilles de style wikipédiennes (au format .qml) pour que la carte exportée par QGIS au format SVG soit d'emblée dans le style correspondant aux conventions de Wikipédia. On limitera ainsi au maximum les interventions manuelles dans Inkscape.

Pour résumer, chacun de ces didacticiels vise à créer un type de couche, et chaque didacticiel suit ce principe : téléchargement des données brutes géoréférencées → application à ces données d'une feuille de style QGIS (+ éventuellement reprojection) → export en SVG par QGIS → valorisation dans Inkscape (corrections mineures, ajouts divers, etc.). (Note : pour l'export en SVG on pourra, si l'on veut, exporter toutes les couches à la fois.)

On utilisera peut-être aussi (selon le type de carte) The Gimp, 3DEM ou encore Global Mapper.

La lecture ou au moins le survol du dernier manuel QGIS en date est fortement recommandé ([1]).

Notions prérequises :

  • les couches de QGIS fonctionnent comme les calques d'Inkscape  ;
  • lecture très conseillée des articles tiff et Shapefile ;
  • fichier géoréférencé (qu'il soit matriciel ou vectoriel) ≠ fichier non géoréférencé (qu'il soit matriciel ou vectoriel) ;
  • logiciel graphique (Inkscape) ≠ logiciel cartographique (QGIS, pouvant « lire » le géoréférencement d'un fichier) ;
  • avec des sources matricielles aussi bien que vectorielles, on peut créer via QGIS des fichiers matriciels aussi bien que vectoriels ;
  • les dessins vectoriels sont constitués de points, de lignes et de polygones (et éventuellement de polylignes ou de relations).

Anglicismes :

  • matriciel = bitmap = raster ≠ vectoriel
  • marqueur géographique = géotag = balise de géolocalisation ≈ attribut (il peut y avoir des données non purement géographiques dans les attributs). QGIS gère ces marqueurs, contrairement à Inkscape.
  • couche = layer = calque (couche est la traduction littérale de layer et a été choisi dans la traduction du logiciel QGIS (peut-être pour différencier SIG et infographie). Le terme calque est peut-être plus parlant.)
Pour débuter : Si vous voulez commencer par une carte facile, préférez (par ordre de préférence) :
  • une carte à petite échelle (couvrant une grande zone), par exemple supérieure à un département, et inférieure à un pays comme la France (les données complémentaires vectorielle de Naturalearth, destinées à une petite échelle, sont en effet les plus faciles à exploiter ; on utilisera alors les raster gtopo30 pour le relief, ce qui permettra aussi dans la plupart des cas de ne pas avoir besoin des logiciels 3DEM et Global Mapper) ;
  • une latitude pas trop élevée (certaines sources sont indisponibles pour des latitudes trop septentrionales, Scandinavie du nord, Canada, etc., >60° de latitude) ;
  • une carte sans reprojection nécessaire, afin d'échapper à cette étape ;
  • une zone sans trop de lacs, d'îles dans les lacs, d'étangs dans les îles des lacs... et sans trait de côte ni bathymétrie (donc une zone sans mer)(sauf si vous pouvez vous contenter d'une mer sans courbe de niveau), et sans dépressions ;
  • un relief bitmap et non vectoriel est plus facile à faire, surtout si vous ne maîtrisez pas complètement Inkscape.

Préparation et logiciels[modifier | modifier le code]

Installer les logiciels (leur installation est très simple sous XP comme sous Linux) :

Extensions de QGIS[modifier | modifier le code]

Dans QGIS, installer ces extensions ou vérifier qu'elles sont installées (QGIS 1.8 > Extensions > Installateur d'extensions Python) :

  • Plugin installer (gestionnaire d'extensions) ;
  • Gdal tools (outils de traitement des fichiers matriciels) ;
  • Ftools (outils de traitement des fichiers vectoriels) ;
  • OpenStreetMap plugin (pour intégrer des fichiers .osm comme couches) ;
  • Polygonizer (pour polygoniser des segments sécants) ;
  • MMQGIS (pour ajouter un calque de texte).

Puis aller dans Extensions > Gestionnaire d'extensions et cocher les extensions Gdal tools et OpenStreetMap plugin (qui sont décochées par défaut).

Installer l'une de ces deux extensions supplémentaires (ou les deux) seulement si vous ne pouvez pas disposer de Linux juste le temps nécessaire de créer le relief ombré avec l'extension Hillshade qui ne fonctionne que sous Linux :

  • DEM relief shader, pour créer un relief ombré (sous Windows) ;
  • Raster Terrain Analysis plugin, même but (Windows et Linux).

Vous pouvez aussi installer ces extensions supplémentaires facultatives :

  • (totalement facultatif mais intéressant) Value Tool, qui affiche dans un panneau l'altitude du relief situé sous la souris ;
  • (facultatif mais intéressant) SimpleSVG, qui permet d'exporter très simplement en svg la vue affichée dans QGIS ;
  • (totalement facultatif) GRASS, les outils GRASS permettent diverses manipulations ;
  • (facultatif et non testé) SRTM elevation importer for QGIS (permettrait, en théorie, de télécharger directement les srtm depuis QGIS).

Télécharger les données[modifier | modifier le code]

Taille/dimension de la représentation de la donnée

Importer les données dans QGIS[modifier | modifier le code]

1 : charger une couche vectorielle ; 2 : charger une couche matricielle ; 3 : supprimer une couche du projet.

Importer les fichiers à l'aide des boutons décrits ci-contre. Chaque fichier importé dans QGIS correspond à une couche, qui contient un type de données (points, lignes, polygones). Note : un fichier OpenStreetMap (bouton spécifique) d'extension .osm correspond à trois couches (points, lignes, polygones).

Il est normal que la couche matricielle apparaisse en gris, puisque vous ne lui avez encore appliqué aucun style. De même, chaque couche vectorielle apparaît, lors de son chargement dans QGIS, dans une couleur aléatoire.

Indiquer une projection au projet[modifier | modifier le code]

Article connexe : Projection cartographique.
Si vous sautez cette étape, vos données apparaîtront dans la projection par défaut de QGIS (càd en lat/lon si vous ne l'avez pas changée). Conseil : vous pouvez donc ignorer cette étape si votre zone d'intérêt est proche de l'Équateur ou si elle a une petite emprise (plus petite qu'un arrondissement français). Vous pouvez aussi sauter cette étape si vous ne faites qu'un essai : vous pouvez très bien créer une carte non reprojettée, quelle que soit la zone d'intérêt.
Les déformations de la projection équirectangulaire.

Activer par défaut la projection à la volée. Il est préférable, avant même de charger une couche, d'activer d'emblée la projection à la volée : QGIS 1.8 > Préférences > Options > SCR > cocher Activer la reprojection à la volée par défaut). Vous pourrez ainsi plus facilement reprojetter vos données. Note : la projection EPSG:4326 - WGS84 est la projection équirectangulaire par défaut (lat/lon ou plate carree), qui « écrase » les formes quand la zone se rapproche des pôles. Une zone équatoriale ne présentera pas de déformation disgracieuse.

QGIS affichera des données raster ou vectorielles dans la projection que vous lui aurez préalablement indiquée.

Pour choisir une projection à votre projet, QGIS 1.8 > Préférences > Propriétés du projet > choisir la projection voulue dans la liste. Lorsque vous importerez vos couches raster et vectorielles dans le projet en cours, elles devraient s'afficher directement dans la bonne projection (mais pour les rasters vous n'aurez d'abord qu'un rectangle gris auquel on appliquera par la suite un style de couleurs topographiques).

Pour bien choisir la projection ou créer une projection personnalisée, voir Utilisateur:Yug/Projection sous QGis (brouillon).

Si le raster ne semble pas vouloir se reprojeter, suivre rigoureusement cet ordre (qui semble mieux marcher avec certains formats) : QGIS > nouveau projet > cocher la case Activer la reprojection à la volée par défaut > importer le raster > choisir la projection du projet.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Visualization Software, l'éditeur de 3DEM, a fermé en mai 2009. 3DEM est toujours disponible mais il est aussi aimablement mis à disposition par Sémhur : http://semhur.free.fr/wiki/3dem/3dem_setup.exe .

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Disponibles sur Internet, des tutoriels complets sur Quantum GIS :

Forums et portails actifs :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]