Wikipédia:Lumière sur/Avril 2007

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Programme du mois

1er et 2 avril 2007

Crevettes impériales (Penaeus japonicus) en bassin d'observation à Taïwan.

L'élevage des crevettes, ou crevetticulture, est une branche de l'aquaculture qui consiste en l'élevage de crevettes marines pour la consommation humaine.

La production commerciale de crevettes d'élevage a commencé dans les années 1970 et a connu une croissance très rapide, stimulée par la demande aux États-Unis, au Japon et en Europe occidentale. La production totale a dépassé 1,6 million de tonnes en 2003, pour une valeur de 9 milliards de dollars. Près des trois quarts des crevettes d'élevage sont produites en Asie, en particulier en Chine et en Thaïlande. Le reste provient principalement d'Amérique latine, dont le Brésil est le premier producteur. Le principal pays exportateur est la Thaïlande.

L'élevage des crevettes est passé d'une activité traditionnelle à petite échelle, en Asie du Sud-Est, à une industrie mondiale. Les progrès technologiques ont permis d'élever des crevettes avec des densités toujours plus élevées, et les géniteurs sont expédiés dans le monde entier. La grande majorité des crevettes d'élevage appartiennent à de la famille des Penaeidae et deux espèces seulement, Penaeus vannamei (crevette à pattes blanches) et Penaeus monodon (crevette géante tigrée), représentent près de 80 % de tous les élevages. Cette monoculture industrielle est très sensible aux maladies, qui ont provoqué régionalement plusieurs vagues meurtrières dans les populations de crevettes d'élevage. Des problèmes écologiques croissants, des épidémies répétées, ainsi que la pression et les critiques venant à la fois des ONG et des pays consommateurs, ont entraîné des changements dans cette activité à la fin des années 1990 et généralement une réglementation plus stricte par les gouvernements. En 1999 fut lancé un programme visant à développer et promouvoir des pratiques d'élevage plus durables, programme impliquant des organismes gouvernementaux, des représentants de ce secteur économique et des organisations environnementales.

3 et 4 avril 2007

Parapentiste1.jpg

Le parapente est un aéronef dérivé du parachute. De nos jours, son utilisation, qui constitue un loisir et un sport, est indépendante du parachutisme et se rapproche plus d'autres sports aériens comme le vol à voile ou le (très proche) deltaplane.

Le parapente est né du parachutisme dans les années 1960, avec la mise au point de la Sailwing par Dave Barish. Il nomme cette nouvelle discipline slope soaring (vol de pente). Parallèlement à cette invention, Domina Jalbert crée un parachute à caissons qu'il considère comme le remplaçant du parachute parabolique : le parafoil. Ce concept évolue vers la chute libre mais lègue au parapente les concepts de double surface et de caissons.

Dave Barish et Dan Poynter effectuent entre 1966 et 1968 des démonstrations du slope soaring sur un tremplin de saut à ski, puis partent en tournée dans des stations de ski. Quelques alpinistes commencent à s'intéresser à cette pratique, y voyant un moyen rapide et efficace de redescendre après une ascension.

Il est constitué d’une aile profilée comme une aile d’avion, d’une sellette où s’assied le parapentiste et de suspentes, reliant les deux. Des commandes permettent de se diriger, d’accélérer ou de ralentir. Utiliser les courants ascendants ou descendants permet de prolonger le vol : en 2004, un Canadien a ainsi parcouru 423,4 km. Il est même possible de réaliser des figures (loopings, vrilles, etc.).

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5 et 6 avril 2007

Carte du Péloponnèse, avec les lieux visités par l'expédition.

L’expédition de Morée est le nom donné en France à l’intervention terrestre de l’armée française dans le Péloponnèse, entre 1828 et 1833, lors de la guerre d'indépendance grecque.

Après la chute de Missolonghi, l’Europe occidentale avait décidé d’intervenir en faveur de la Grèce insurgée. L’attitude de l’allié égyptien de l’Empire ottoman, Ibrahim Pacha étant particulièrement critiquée, le principal objectif était d’obtenir qu’il évacuât les régions occupées, le Péloponnèse en premier lieu. L’intervention débuta par l’envoi d’une flotte franco-russo-britannique qui remporta la bataille de Navarin en octobre 1827. En août 1828, un corps expéditionnaire français débarqua à Coron au sud du Péloponnèse. Les soldats stationnèrent dans la presqu’île jusqu’à l'évacuation, en octobre, des troupes égyptiennes, puis ils prirent le contrôle des principales places-fortes encore tenues par les troupes turques. Bien que l’essentiel des troupes rentrât en France dès la fin de 1828, la présence française se poursuivit jusqu’en 1833.

7 et 8 avril 2007

La déesse Saraswati

L'hindouisme est une très vieille croyance. Certains en voient l'origine à la civilisation de l'Indus.

À l'inverse des religions , l'hindouisme n'a pas été fondé par un prophète et ne dépend pas d'un dogme central, sa pratique étant issue d'une tradition très ancienne. C'est donc une croyance créé par un humain, un ensemble de concepts philosophiques issues d'une tradition remontant à la protohistoire indienne, dotée d'une capacité à assimiler les croyances, et les philosophies, sans les opposer.

C'est une croyance polythéiste basée sur la croyance en un cycle de réincarnations, le Samsara, vécu comme une damnation. En effet, les vies successives sont selon la croyance définies en fonction du bilan des actions de l'individu, que l'on nomme Karma. Si la personne a fait de hautes actions et œuvré pour le Bien, sa vie future sera meilleure, et elle pourra éventuellement quitter le Samsara. Cette notion est récupérée comme base théologique de l'organisation complexe en castes de la société indienne, qui contraste avec l'absence de clergé et de dogme clairement établis. Il en résulte une pluralité de l'hindouisme, qui a évolué, parfois sous l'influence d'autres croyances, des Vedas au brahmanisme. Enfin, l'hindouisme est le cadre religieux et social dans lequel sont nés le bouddhisme, le jainisme, et le sikhisme.

9 et 10 avril 2007

La mine de Super Pit ("le super puit") près de Kalgoorlie, la plus grande mine d’or à ciel ouvert d’Australie (3 km de long, 1 km de large, 500 m de profondeur)

L'économie de l'Australie, la douzième du monde, est une économie de marché, occidentale, moderne, offrant à ses citoyens un niveau de vie parmi les plus élevés de la planète (le pays était 3e au classement de l’indice de développement humain 2006). L’Australie a achevé, en 2006, sa seizième année consécutive de croissance économique, mouvement qui ne donne aucun signe d’essoufflement, et présente un mélange dynamique de post-industrialisme (80% du produit intérieur brut (PIB) est généré par le secteur des services) et d’abondance de ressources naturelles (agriculture et minerais corrot les deux tiers du commerce extérieur). Il s’agit aussi d’une économie cyclique, où l’alternance de périodes de boom et de forte dépression est probablement plus marquée que dans la plupart des autres pays développés : il semble toutefois que le chaos macroéconomique, généré par la flambée et l’affaissement des marchés (comme dans les années 1970), appartienne, désormais, à un passé révolu, le pays ayant su s’adapter sans difficultés à l’environnement volatile du tournant du millénaire.



11 et 12 avril 2007

La Bataille de Trafalgar par Turner (1822–1824) montre les trois dernières lettres du célèbre pavillon sur le HMS Victory.

« England expects that every man will do his duty » (traduction : « L’Angleterre attend de chacun qu’il fasse son devoir ») est une expression anglaise célèbre, qui a pour origine un signal par pavillons utilisé par le vice-amiral britannique Horatio Nelson depuis son navire amiral HMS Victory le 21 octobre 1805 lorsque la bataille de Trafalgar fut sur le point de débuter.

Trafalgar a été la bataille navale décisive de la guerre maritime, durant les guerres napoléoniennes. Après le début de la Troisième Coalition suivant la courte Paix d’Amiens, Napoléon Ier était déterminé à envahir l’Angleterre ce qui imposait le contrôle de la Manche. La France, dominatrice sur terre, éprouvait de grandes difficultés à empêcher le contrôle des mers par les Anglais qui imposaient un blocus.

Après son retour des Antilles, la flotte française combinée avec celle du nouvel allié espagnol était basée à Cadix. Elle était commandée par l’amiral français de Villeneuve, qui avait déjà connu la défaite contre Nelson lors de la bataille d’Aboukir en 1798, et avait des réticences à quitter son port d’attache pour aller prêter main forte à André Masséna en Italie. Mais pressé par Napoléon et par la perspective du déshonneur suite à l’annonce de l’arrivée de son remplaçant le vice-amiral Rosily-Mesros, il se décida à rapidement lever l’ancre. Il engagea donc la Mediterranean Fleet de Nelson à proximité du détroit de Gibraltar dans l’espérance d’une victoire qui démontrerait ses compétences militaires.

La défaite fut d’importance et permit au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande d’obtenir la suprématie maritime jusqu’à la Première Guerre mondiale en enlevant toute possibilité, faute d’une flotte suffisante, d’une invasion de la Grande-Bretagne par la France. Elle fut vécue comme une véritable humiliation par les Français. De Villeneuve, après avoir été capturé et fait prisonnier, se suicida.

Bien qu’après coup il y ait eu beaucoup de confusion entourant les termes exacts employés dans la phrase du signal, l’importance stratégique de la victoire et la mort de Nelson durant la bataille ont fait que cette expression est régulièrement citée, paraphrasée et mise en référence dans la langue anglaise.

13 et 14 avril 2007

L'octogone de la chapelle du palais d'Aix-la-Chapelle

Le palais d'Aix-la-Chapelle était un ensemble de bâtiments résidentiels, politiques et religieux choisi par Charlemagne pour être le centre du pouvoir carolingien. Le palais était situé dans la ville actuelle d’Aix-la-Chapelle qui se trouve au nord-ouest de l’Allemagne, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. L’essentiel du palais carolingien a été construit dans les années 790, mais les travaux continuèrent jusqu’à la mort de Charlemagne en 814. C’est Eudes de Metz qui dessina les plans du palais qui s’inscrivait dans le programme de rénovation du royaume voulue par le souverain. Aujourd’hui, la majeure partie du palais a été détruite, mais il subsiste la chapelle palatine qui est considérée comme l’un des trésors de l’architecture carolingienne ainsi qu'un exemple d’architecture caractéristique de la Renaissance carolingienne.

15 et 16 avril 2007

Tête colossale n°1 de San Lorenzo

L’art olmèque se manifeste par une grande maîtrise de la sculpture et de la ciselure. Il ne sera dépassé par aucune autre civilisation précolombienne. Cette maîtrise est visible aussi bien dans l’art colossal que dans l’art miniature. La culture olmèque, entre 1200 av. J.-C. et 500 av. J.-C., première des grandes civilisations de la Mésoamérique, invente l’écriture, en utilisant les pictogrammes-idéogrammes et le calendrier. Mais c’est sans nul doute son art exceptionnel, tant par sa richesse iconographique que par ses qualités techniques, qui est une référence et un héritage pour toutes les cultures postérieures. Ainsi l’écriture maya va puiser ses racines dans le premier système glyphique élaboré par l’art olmèque. Les Toltèques, les Zapotèques jusqu’aux Aztèques et toutes les autres civilisations de l’Amérique moyenne vont se référer aux Olmèques dans de nombreux autres domaines qu’ils soient artistiques, techniques, religieux ou intellectuels.

17 et 18 avril 2007

Trois-Bassins est l’exemple-type d’une commune s’étalant « du battant des lames au sommet des montagnes ».

« Du battant des lames au sommet des montagnes » est une expression française qui servit autrefois à définir l’extension géographique des concessions territoriales accordées par la Compagnie des Indes orientales aux colons de l’île de la Réunion alors que celle-ci s’appelait encore l'île Bourbon.

Depuis, cette expression y est devenue une locution courante, voire une « formule figée ». Dans son sens le plus strict, elle agit grammaticalement comme un complément de manière répondant à la question « comment ? » et qualifie la façon dont sont découpées les terres en étroites bandes qui s’étirent du littoral aux plus hauts reliefs sans jamais s’étaler horizontalement. En revanche, lorsqu’on la considère dans son sens le plus large, l’expression fait office d’adverbe de lieu, synonyme de « partout ».

19 et 20 avril 2007

Malcolm X.

La Nation de l’islam (Nation of Islam), est une organisation politique et religieuse américaine, à l’origine de la plupart des organisations musulmanes actuelles de la communauté afro-américaine. L’absence de statistiques disponibles sur la question entraîne des estimations très divergentes, mais il y aurait en 2007 de 20 000 à 40 000 membres, et peut-être une centaine de milliers de sympathisants.

Nation of Islam a été fondée à Détroit, dans le Nord des États-Unis, en 1930, par Wallace Fard Muhammad, que la Nation de l’Islam pense être le « Messie » (ou « Mahdi ») attendu par les musulmans, et même Allah incarné. L’idéologie développée par l’organisation est un mélange de nationalisme afro-américain et de religion. Cette dernière est inspirée par l’islam, mais reste éloignée de l’islam orthodoxe. La NoI (Nation of Islam) est donc considérée comme une secte par les musulmans orthodoxes.

Si Wallace Fard Muhammad est bien le créateur de l’organisation, c’est son successeur Elijah Muhammad qui, entre 1934 et 1975, lui a donné son orientation, son organisation et sa puissance. Malcolm X a été l’une des figures les plus en vue de l’organisation, jusqu’à sa rupture avec celle-ci, dont il dénonce le racisme au retour d’un pèlerinage à La Mecque effectué en 1964.

21 et 22 avril 2007

Un amplificateur Hi-Fi à tubes.

Un amplificateur électronique est un système électronique augmentant la tension et/ou l’intensité d’un signal électrique. L’énergie nécessaire à l’amplification est tirée de l’alimentation du système. Un amplificateur parfait ne déforme pas le signal d’entrée : sa sortie est une réplique exacte de l’entrée mais d’amplitude majorée.

Les amplificateurs électroniques sont utilisés dans quasiment tous les circuits électroniques : ils permettent d’élever un signal électrique, comme la sortie d’un capteur, vers un niveau de tension exploitable par le reste du système. Ils permettent aussi d’augmenter la puissance maximale disponible que peut fournir un système afin d’alimenter une charge comme une antenne ou une enceinte.

23 et 24 avril 2007

Imperturbable, la caisse claire donne le rythme tout au long de l'œuvre.

Le Boléro de Maurice Ravel est une musique de ballet pour orchestre en do majeur composée en 1928 pour les ballets d'Ida Rubinstein.

Mouvement de danse au rythme et au tempo invariables, à la mélodie uniforme et répétitive, le Boléro de Ravel tire ses seuls éléments de variation des effets d'orchestration, d'un crescendo progressif et in extremis d'une courte modulation en mi majeur. Cette œuvre singulière, que Ravel disait considérer comme une simple étude d'orchestration, a suscité dès sa création une très large diffusion jusqu'à devenir, de nos jours encore, une des œuvres musicales les plus jouées dans le monde. Mais la popularité du Boléro tend à masquer l'ampleur de son originalité et les véritables desseins de son auteur.

25 et 26 avril 2007

La sélection en 2007

L'équipe de France de rugby à XV est l'équipe qui représente la France dans les compétitions majeures de rugby à XV. Elle rassemble les meilleurs joueurs de France sous le patronage de l'USFSA (1906-1919), puis de la Fédération française de rugby depuis 1919.

Elle est admise à participer au Tournoi des cinq nations en 1910 et à faire son apprentissage du rugby international en se mesurant aux équipes britanniques ; elle atteint leur niveau dès le milieu des années 1950 et remporte le Tournoi à plusieurs reprises de 1959 à 1962. L'équipe de France connaît une période faste pendant les années 1980 sous la conduite de son entraîneur Jacques Fouroux, remportant six fois le Tournoi en neuf ans avec deux Grand Chelems en 1981 et 1987. Elle est finaliste de la première édition de la coupe du monde en 1987, performance qu'elle réussit à nouveau lors de la coupe du monde en 1999.

27 et 28 avril 2007

Puits sacré de Sardaigne

L’histoire de la Sardaigne est très méconnue malgré sa spécificité et son importance. Elle est pourtant ancienne (depuis le Paléolithique inférieur), particulièrement riche, et permet de mieux comprendre la culture et la mentalité sarde. Le peuplement initial de la Sardaigne résulte de mouvements de population qui se sont produits vers 6000 av. J.-C. en provenance de la péninsule italienne, de la péninsule ibérique et d’Afrique. Mais il s’est poursuivi, au fil des invasions, pour donner le peuple sarde. Christophe de Chenay fait remarquer que :

« Les Sardes ont toujours dû surveiller les envahisseurs [...], ainsi, de cachettes naturelles, puis de nuraghes en villages perchés, le peuple de Sardaigne assiégé a toujours su résister. Il en reste une méfiance à l’égard de l’étranger qui disparaît cependant bien vite. »

On peut trouver deux origines supposées du nom de l’île. En effet, la première, qui est plus de l’ordre du mythe, provient du terme Ichnusa qui dérive de la racine grecque qui signifie trace de pied. Ce terme fait référence à la forme de l’île, « par la ressemblance grossière que les anciens trouvaient entre sa forme et celle de l’empreinte d’un pied d’homme. » Par la suite le nom change pour devenir Sardon également du grec, qui peut se traduire par sandale, ce qui confirmerait cette explication.

Mais une seconde origine, plus probable, viendrait d’un chef d’Afrique du Nord (la Libye actuelle) appelé « Sardus, prétendu fils d’Hercule », qui établit une colonie au sud de la Sardaigne. Sardus fut vénéré, à tel point qu'« on lui érigea des statues dans l’île, avec cette inscription, Sardus Pater ». Une autre thèse alternative à cette dernière serait que les peuples Shirdana et Sikala se seraient joint aux phéniciens, d'où dérive le nom de l'île. Plus tard le nom changera de forme avec les Phéniciens (Shardan) qui écrivent les premiers ce nom, puis les Romains (Sardinia).

29 et 30 avril 2007

Le roi Auweyida (haut de forme), la reine Eigamoiya (robe blanche) et les sujets royaux vers 1890.

L'histoire de Nauru est celle d'une petite île de 21 km2 isolée au sein de l'océan Pacifique central et qui forme aujourd'hui un État indépendant : la République de Nauru. Les événements antérieurs à sa colonisation à la fin du XIXe siècle sont peu connus faute de sources écrites et en la quasi-absence de données archéologiques. Les faits postérieurs sont quant à eux intimement liés à l'histoire de son unique ressource : le phosphate.

Vraisemblablement peuplée à l'origine de Mélanésiens et de Micronésiens, l'île enregistre une seconde vague de migration venant des littoraux chinois via les Philippines aux alentours de 1200 avant Jésus-Christ. Elle est découverte par les Européens le 8 novembre 1798 lorsque le capitaine britannique John Fearn s'approche de l'île. Elle est alors colonisée par différentes puissances : Allemagne en 1888, Australie en 1920, Japon de 1942 à 1945 puis à nouveau Australie en 1947. Nauru acquiert son indépendance en 1968 puis rejoint l'Organisation des Nations unies en 1999.