Wife acceptance factor

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Wife Acceptance Factor ou Woman Acceptance Factor (Waf) désigne le niveau de conflit potentiel engendré par un objet, auprès de son/sa/ses non utilisateurs cohabitant avec les utilisateurs dudit objet. Créé dans les années 1990, le sigle s'est peu à peu imposé jusqu’à devenir en 2009 un véritable sigle commercial utilisé par de nombreuses boutiques[1].

Définition générale[modifier | modifier le code]

Ce terme, qui dérive du stéréotype machiste que les hommes sont attirés par les gadgets, voitures et la hifi, et les femmes par l'esthétique et le visuel des lieux à vivre. Il désigne la compatibilité entre l'utilité d'un objet qualifié de masculin par stéréotype (typiquement les équipements informatiques, hi-fi ou vidéo) et les contraintes d'aspect, bruit, ou encombrement (câbles, nuisances sonores).

Origine[modifier | modifier le code]

Il semble que la plus ancienne citation disponible sur le terme provienne de Gerald Levitch, dans un article du Toronto Star du 3 septembre 1989 intitulé « Heard but not seen » dont voici un court extrait :

« Le concept de la chaîne hi-fi en tant qu'empilement d'éléments hétéroclites avait du sens dans les années 70 et 80 et est toujours présent dans la mémoire collective. Mais récemment, un nouvel élément est entré en ligne de compte : le WAF, pour Wife Acceptance Factor. Et avec lui a commencé une ère de rébellion contre l'envahissement des salons par des piles d'éléments à l'aspect industriel et d'énormes enceintes. Cette nouvelle rébellion amena le concept de la chaîne hi-fi discrète, que l'on entend mais que l'on ne voit pas, et qui se fond élégamment dans l'intérieur du salon...

Il est vrai que la plupart des équipements hi-fi avaient été créés pour plaire aux hommes, ce pourquoi ils ressemblaient davantage à des outils de recherche scientifique qu'aux éléments classiques de décoration d'intérieur. Mais il semble que la pression croissante du WAF pousse le design des équipements hi-fi dans une nouvelle direction, créant par là même un nouveau marché, qui marierait la performance et l'intégration harmonieuse dans le décor intérieur. »

On notera que le WAF est susceptible d'être corrélé à certains paramètres facilement quantifiables : il est ainsi inversement proportionnel au nombre de boutons, curseurs et autres potentiomètres divers qui ornent la façade des appareils électroniques, et aux fils (de puissance électrique et de données) "qui trainent". Un appareillage disposant d'un, ou à la rigueur de deux réglages possibles possède un excellent coefficient WAF.

Démocratisation[modifier | modifier le code]

Bien que terme longtemps réservé à un usage restreint dans les milieux technophiles, le terme s'est peu à peu répandu jusqu’à devenir un usage courant, plébiscité par son adoption de certaines boutiques ou certaines marques.[réf. nécessaire]

On retrouve à présent le terme et sa définition dans The Boston Globe[2] ou encore dans The Oxford American College Dictionary[3]

Critique[modifier | modifier le code]

Bien évidement, si l'origine machiste de cette appellation ne fait aucun doute − une femme peut très bien être intéressée par l'informatique ou les jeux vidéo, et un homme prêter attention au design − son utilisation met en revanche en balance les avantages/contraintes d'un nouvel objet ou équipement ; selon l'axiome « plus il y a de câbles, moins c'est discret ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Boutique Son-Video.com : http://www.son-video.com/Conseil/WAF-Wife-acceptance-factor.html
  2. Définition de WAF dans le Boston Globe - http://www.boston.com/business/technology/articles/2004/06/28/waf_wife_acceptance_factor/
  3. Renvoi du terme WAF vers le Oxford American College Dictionnary : http://www.highbeam.com/doc/1O997-waf.html