Whiteout (film, 2009)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Whiteout.

Whiteout

Description de cette image, également commentée ci-après

Vue aérienne de la station américaine Amundsen-Scott.

Titre québécois Whiteout : Enfer Blanc
Titre original Whiteout
Réalisation Dominic Sena
Scénario Jon Hober
Erich Hoeber
Chad Hayes
Carey W. Hayes
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros. Pictures
Dark Castle Entertainment
Studio Canal
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Drapeau du Canada Canada
Genre Policier, Thriller
Sortie 2009
Durée 101 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Whiteout, ou Whiteout : Enfer blanc au Québec, est un film américano-franco-canadien réalisé par Dominic Sena, sorti en 2009. Il est adapté de la mini-série de comics éponyme écrite par Greg Rucka et dessinée par Steve Lieber.

Le film met en vedette l'actrice Kate Beckinsale dans le rôle principal, l'US Marshal Carrie Stetko, qui enquête sur une série de meurtres dans une base scientifique situé en Antarctique lié à une autre affaire criminelle enfouie sous la glace depuis cinquante ans. Dans les autres rôles notables, on retrouve Tom Skerritt, Gabriel Macht et Columbus Short.

Dès sa sortie en salles, Whiteout a rencontré un accueil critique largement négatif et a obtenu un échec commercial au box-office.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Sur une base américaine en Antarctique, une femme marshal enquête dans des conditions de travail extrêmes, et ce avant qu’une tempête de neige n’efface les indices, ce qui semblait être le premier homicide en Antarctique et met à jour une affaire criminelle enfouie sous la glace depuis cinquante ans. Mais le meurtrier rôde toujours, prêt à tout pour protéger son secret.

Résumé[modifier | modifier le code]

1957. Un avion de transport soviétique survole l'Antarctique avec à son bord trois personnes assises dans la cale près d'une boîte cadenassée et les deux pilotes. Le copilote part tuer les trois passagers, mais s'ensuit une fusillade tuant toutes les personnes à bord, causant le crash de l'avion.

Cinquante ans après, Carrie Stetko est marshal adjoint sur la station américaine d'Amundsen-Scott, reliée à la base américaine de McMurdo en Antarctique en poste depuis deux années après avoir fui son passé à Miami, ayant dû tuer son coéquipier devenu ripou, pour sauver sa vie. Mais alors qu'elle a l'intention de quitter l'Antarctique pour retourner aux États-Unis et que la base se prépare à être évacuée pour cause de tempête d'hiver, Delfy, un pilote stationné à la base, a découvert un cadavre à plusieurs kilomètres dans un lieu isolé. Accompagnée du pilote et de Doc, le médecin, elle part sur les lieux pour rapatrier le corps à la base afin de l'autopsier. Mais il s'avère que l'homme, Anton Weiss, membre d'un groupe de scientifiques à la recherche de météorites, a été assassiné avec un piolet.

Mooney, collègue de Weiss, contacte la marshal et lui demande de le rejoindre à la base russe de Vostok, qui a été évacuée. Quand elle débarque, elle découvre son interlocuteur mourant et le tueur vêtu de noir et armé d'un piolet, qui tente également de la tuer. Mais elle parvient à s'enfuir, se blessant à deux doigts de la main gauche, qui sont gelés, car ne portant pas de gants.

Plus tard, elle retourne sur les lieux avec Delfy, où se trouve également un agent de l'Organisation des Nations unies, Robert Pryce, qui va aider Stetko à mener cette affaire, malgré quelques méfiances. Partis sur le site du groupe de scientifiques, ils découvrent des explosifs et une carte où des secteurs sont barrés. Ils se rendent sur un des secteurs non barrés, mais Carrie tombe dans un trou, sans se blesser, creusé par les scientifiques et découvre la carlingue de l'avion. Bientôt rejointe par Delfy et Pryce, ils découvrent que la boîte verrouillée est ouverte et que six cylindres furent retirés et que des traces de sang furent retrouvées sur le sol de l'avion et de la paroi, sans doute celui de Weiss, blessé pour ouvrir cette boîte. Après être sortis d'un piège par un éboulement de neige grâce à la trappe de l'avion, Stetko, Pryce et Delfy retournent à la base. La jeune femme doit se faire amputer les deux doigts par Doc, car la gangrène risquerait de s'étendre à sa main.

Elle apprend également que Rubin, le troisième du groupe soupçonné d'être le tueur, se trouve présent sur la base et qu'il se cache derrière la porte de son bureau, lui avouant avoir trouvé la carlingue et les capsules avec ses compagnons, mais parvient à s'enfuir sans révéler l'identité du tueur. Bien qu'elle le poursuit, elle ne parvient pas à empêcher la mort de Rubin, mais maîtrise l'assassin, qui s'avère être Haden, pilote d'avion australien, qui dit que les capsules se trouvent dans ses affaires.

La tempête de neige approche, tout le monde évacue, mais le criminel parvient à s'enfuir, blessant Delfy au passage. Seuls la marshal, Pryce, le tueur, Doc et Delfy restent sur la base. Stetko et Pryce poursuivent Haden, qui tente de partir en avion avec un sac rempli des capsules, sous la tempête aveuglante et avec l'aide des cordes de sécurité. Carrie et Pryce parviennent à neutraliser Haden, après qu'il a tenté de les éliminer, le tuant sur le coup, et a récupérer les cylindres. De retour à la base, ils découvrent qu'ils ne contiennent que des bonbons.

Le collègue de Carrie faxe le manifeste de cargaison afin de savoir si le contenu original s'y trouve et voit qu'il manque ce qu'il se révèle être les corps des trois scientifiques. Elle découvre que les sutures de la blessure de Weiss ressemblent à celles que Doc lui a faites sur ses doigts coupés et découvre à l'intérieur du corps du défunt des diamants. Elle se tourne pour trouver Doc à la porte, qui confesse avoir fait partie du réseau de contrebande de diamants avec les scientifiques avant qu'Haden tue les autres, espérant que cela lui apportera une meilleure vie hors de l'Antarctique. Lorsque Doc lui dit qu'il veut voir les aurores australes une dernière fois, elle lui permet de marcher à l'extérieur, partant vers une mort certaine.

Six mois plus tard, Carrie, Pryce et Delfy sont parmi ceux qui ont passé l'hiver à l'installation. Carrie transmet à son directeur un e-mail annonçant qu'elle renonce à sa démission et demande à être transférée dans un endroit plus chaud.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette fiche technique est établie à partir d'IMDb[5]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légendes : Version française (V. F.) sur RS Doublage[6] et Carton de doublage du DVD Zone 2[n 1] et Version québécoise (V. Q.)[7]
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Production[modifier | modifier le code]

Greg Rucka, auteur du comic dont Whiteout est adapté.

Genèse du film[modifier | modifier le code]

En 1999, Columbia Pictures a acquis les droits du comics Whiteout[8]. Un scénario adapté est écrit par Jon et Erich Hoeber[9]. Le script a été modifié changeant le personnage féminin de Lily, pour avoir un personnage masculin au côté du personnage principal féminin, depuis que le studio a hésité sur le potentiel commercial d'un film avec deux personnages principaux féminins[8].

Mais en 2002, Columbia cède les droits à Universal Pictures. Le projet était en cours de développement à cette époque et le rôle de Carrie Stetko devait être incarné par Reese Witherspoon[10],[11] et serait basé sur le scénario des Hoeber[9]. En 2004, un second projet de script a été écrit et un réalisateur est recherché pour le mettre en scène[12]. Finalement, les droits de Whiteout changent de propriétaires et Witherspoon est détachée du projet[13].

En 2006, Dark Castle Entertainment reprend finalement le projet. La production débutera à l'hiver pour sortir en salles au premier trimestre de 2008[14]. Le rôle de Stetko est confié à Kate Beckinsale[15], qui fut le premier choix de Joel Silver, producteur du film[10]. Le réalisateur Dominic Sena, fan du comic qui avait tenté d'obtenir les droits, demande au directeur de Dark Castle, qui n'est autre que Joel Silver, de réaliser le film[16] et avec lequel il avait déjà travaillé en 2001 pour le film Opération Espadon. En février 2007, Warner Bros. Pictures devient le nouveau distributeur, Sena est chargé de le réaliser, basé sur le scénario des Hoeber et Beckinsale incarne Stetko.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage débute au début de l'année 2007 au Canada, dans des régions du Québec et du Manitoba (Boucherville, Gimli, Lac Manitoba, Lundar Beach Provincial Park, Montréal, l'Aéroport Saint-Hubert et Winnipeg).

Accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Whiteout a connu un accueil largement défavorable de la part des critiques professionnels : sur les 112 commentaires collectés par le site Rotten Tomatoes, seuls 7% sont favorables au film, pour une moyenne de 3,5/10[17], notant dans leur consensus que « Kate Beckinsale est belle comme jamais et fait de son mieux […] mais une progression moribonde et une intrigue banale laissent Whiteout dans le froid. »[note 1]. Sur le site Metacritic, le film a obtenu 28/100 basé sur 19 critiques[18].

En France, les critiques sont globalement négatives, obtenant une note de 1,6/5 sur le site AlloCiné, pour huit commentaires collectés[19], tandis que le site Comme au cinéma lui attribue une moyenne de 2/4, pour neuf commentaires collectés[20]. Sur Cinemovies, le film récolte de la part de la presse une note de 2.6/10, pour sept commentaires collectés[21].

La réaction du public demeure mitigée, en obtenant 5.3/10 basé sur 11 701 votes sur le site Internet Movie Database[22] et 2.4/5 basé sur 288 notes dont 188 critiques[23].

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Box-office arrêté le… Nombre de semaines
Alt=Image de la Terre Mondial[24] 17 840 867 $ 7 février 2010 34
Drapeau des États-Unis États-Unis[24] 10 275 638 $ 17 décembre 2009 17
Drapeau de la France France [25] 75 423 entrées 4 novembre 2009 3

Whiteout fait un mauvais démarrage au box-office américain avec une sixième place en première semaine[26], mais chute brutalement au cours des huit semaines suivantes avec de faibles recettes[26]. Néanmoins, en fin d'année, il revient à une place modeste, avant de chuter et finir son exploitation en salles avec 10,2 millions de dollars, pour un budget de 35 millions[26].

L'échec commercial aux États-Unis et le mauvais accueil critique s'en ressent, puisqu'il ne fait pas mieux à l'étranger, engrangeant 7,5 millions de dollars à l'international. Seuls la Russie et le Mexique ont fait de meilleures recettes dans un pays étranger[27].

En France, distribué dans une combinaison de 100 salles, Whiteout démarre à la treizième place, pour finir avec 75 423 entrées[25].

À propos du Whiteout[modifier | modifier le code]

Un blanc dehors, ou temps laiteux, est un phénomène optique atmosphérique dans lequel les contrastes sont nuls et où tout semble enveloppé d’un halo blanc uniforme ; il est causé par un ciel bas, de la neige au sol et une visibilité pouvant être faible.

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nom des comédiens de doublage inscrits sur la page technique après la fin du générique du film sur le DVD zone 2.
  1. « Kate Beckinsale is as lovely as ever, and does her best with the material, but moribund pacing and an uninspired plot leave Whiteout in the cold. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Eric Moro, « WonderCon 07: Whiteout, Haunted Hill », IGN,‎ March 3, 2007 (lire en ligne)
  2. (en) Ryan Rotten, « Comic-Con '07: Warner Bros. Preview », ShockTillYouDrop.com, Coming Soon Media, L.P,‎ July 27, 2007 (lire en ligne)
  3. http://www.imdb.com/title/tt0365929/locations
  4. (fr) Whiteout - Canal+fr. Consulté le 5 décembre 2010.
  5. « Équipe complète du film », sur IMDb (consulté le 29 janvier 2011)
  6. (fr) « Fiche de doublage V. F. du film », sur RS Doublage (consulté le 29 janvier 2011)
  7. (fr) « Fiche de doublage V. Q. du film » sur Doublage qc.ca., consulté le 4 décembre 2010
  8. a et b (en) Jonah Weiland, « WITHERSPOON AND UNIVERSAL ICE 'WHITEOUT' », Comic Book Resources, Boiling Points Production,‎ November 5, 2002 (lire en ligne)
  9. a et b (en) « U picks up snow job pic », Variety,‎ November 4, 2002 (lire en ligne)
  10. a et b (en) Whiteout (2009) - Trivia sur l'Internet Movie Database. Consulté le 4 décembre 2010.
  11. (fr) Whiteout - Secrets de tournage sur Allociné. Consulté le 4 décembre 2010.
  12. (en) Jericho Wilson, « BRU, COOKE, RUCKA: WRAPPING UP WONDERCON COVERAGE », Newsarama, Imaginova,‎ May 4, 2004 (lire en ligne)
  13. (en) Jonah Weiland, « NYCC, Day 1: Whiteout Returns! Rucka & Lieber Talk », Comic Book Resources, Boiling Point Productions,‎ February 23, 2007 (lire en ligne)
  14. (en) Jill Goldsmith, « Silver slots solo slate », Variety,‎ October 15, 2006 (lire en ligne)
  15. (en) Pamela McClintock, « Sena to direct 'Whiteout' », Variety,‎ February 7, 2007 (lire en ligne)
  16. (en) Eric Moro, « SDCC 07: Exclusive: Whiteout Helmer Chat », IGN,‎ July 28, 2007 (lire en ligne)
  17. (en) « Whiteout (2009) », sur Rotten Tomatoes (consulté le 27 juillet 2014)
  18. (en) « Whiteout », sur Metacritic (consulté le 27 juillet 2014)
  19. « Whiteout - Critiques presse », sur Allociné (consulté le 30 janvier 2011).
  20. « Whiteout - Critiques », sur Commeaucinéma (consulté le 30 janvier 2011)
  21. (fr) « Whiteout », sur Ciné Movies (consulté le 30 janvier 2011)
  22. (en) section Notes sur IMDb. Consulté le 25 février 2011.
  23. (fr) section Critiques public sur Allociné. Consulté le 25 février 2011.
  24. a et b (en) « Box-office américain et mondial de Whiteout », sur Box-office mojo (consulté le 9 juillet 2011).
  25. a et b (fr) « Box-office français de Whiteout », sur Jp's Box-office (consulté le 9 juillet 2011).
  26. a, b et c (en) « Box-office par semaine de Whiteout », sur Box-office mojo (consulté le 9 juillet 2011).
  27. (en) « Box-office par pays de Whiteout », sur Box-office mojo (consulté le 9 juillet 2011).
  28. (fr) « Whiteout », sur DVDFr (consulté le 7 octobre 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]