Wendes

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Le nom de Wendes, transcription germanique du latin Venedi, peut avoir plusieurs sens :

Les Wendes (Venedi) en l'an 125, dans la perspective historique. Le mot désigne l'ensemble des Slaves.

Nemci ou la « découverte des Allemands »[modifier | modifier le code]

Les migrations des Serbes entre l'an 50 et 1000 dans la perspective protochroniste :

Parallèlement, c'est à la même époque que le terme Nemci, Nijemci, Немыч, Němci, немците désignant les Allemands s'est imposé à toutes les tribus slaves. En effet, les Slaves que les Allemands nomment Wenden, ont donné ce qualificatif de Nemci aux Allemands, terme slave qui désigne une « personne muette ». Lorsque les Slaves occidentaux entrent en contact avec les Germains, ils découvrent des langues moins semblables aux leurs, que celles des autres peuples slaves. La communication devient compliquée et est largement basée sur la gestuelle et la posture, d'où le sobriquet de « muet » donné par les Serbes aux Germains. Il est essentiel de souligner l'importance de cette information, puisqu'elle explique pourquoi par la suite, tous les peuples slaves ont nommé les Allemands nemci.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Protochronisme fait fi des sources historiques concernant les migrations des Slaves comme De Administrando Imperio ou De l'administration de l'Empire (en grec Pros ton idion yion Romanon - Προς τον ίδιον υιόν Ρωμανόν, manuel politique pour son fils et successeur Romain II). Dans les pays issus de la fragmentation de l’ex-Yougoslavie et en Bulgarie, les auteurs protochronistes, très prolifiques et influents, promeuvent la théorie dite « iranienne », avatar européen de la théorie de l'invasion aryenne (TIA) qui soutient que les Alains et les Slaves, tels les Serbes, descendent directement d’un peuple de « race indo-européenne », les « Aryens », originaires de l’Asie centrale, qui a connu une grande expansion démographique et militaire entre les XVIIe et XVIe siècles av. J.-C. : cette théorie de l'invasion aryenne a été proposée pour la première fois par l'abbé Jean-Antoine Dubois, un indianiste français, et développée par l'indianiste germano-britannique Max Müller durant le XIXe siècle. Pour les protochronistes, le nom de Serbes dérive directement de la racine indo-européenne « ser », qui s'apparente au latin « servare » (« conserver », « garder », « protéger », « préserver », « respecter »). Selon Heinz Schuster-Šewc, la racine indo-européenne « srb », qu’on retrouve dans de nombreuses langues slaves, aurait pour signification initiale « apparenté, appartenant à la tribu » (voir Poreklo i istorija etnonima Serb - H. Schuster-Šewc, Project Rastko). La plupart de ces théories dites « iraniennes » stipulent que ce peuple proto-serbe n’était pas de souche slave, mais d’origine caucasienne ou sarmate. Il aurait, par la suite, dominé certaines tribus slaves après une migration vers l’ouest, dans l'actuelle Allemagne orientale. Mélangés aux Slaves de ces zones, les proto-Serbes se seraient progressivement « assimilés », pour ne laisser que leur nom à leurs anciens sujets slaves, avant de migrer vers les Balkans.
    Il existe une théorie « iranienne » semblable en Croatie, selon laquelle le nom « Horouathos » figurant dans deux textes de la « pierre de Tanaïs », inscription grecque de l’an -520 retrouvée dans le port de Tanaïs sur la mer d'Azov, en Crimée est interprété comme signifiant « Croate », de même que celui de la ville de Cracovie ou des montagnes Carpates, et bien d’autres noms, qui seraient issus de Horvat dans cette théorie.
  2. (fr) Wendes ou Vendes - Encyclopédie Larousse
  3. (fr) (de) Brandebourg : Loi sur la désignation des droits des Sorabes - Trésor de la langue française au Québec
  4. Tacite, Annales, XII, 15) en 50 après J.-C.
  5. Source :Dirigeants des Etats serbes médiévaux

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]