Washington Office on Latin America

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Washington Office on Latin America (WOLA)

Cadre
Forme juridique Organisation non gouvernementale internationale
Association à but non lucratif
But Défense des droits de l'homme
Fondation
Fondation 1974
Identité
Siège Washington, D.C.
Site web [www.wola.org]

Le Washington Office on Latin America (WOLA, Bureau de Washington sur l'Amérique latine) est un think-tank libéral (centre-gauche), très influent à Washington D.C., qui se situe à l'intersection entre le mouvement des droits de l'homme et le législateur. Doté du statut d'organisation non gouvernementale, le WOLA a été fondé en 1974, suite au coup d'État de Pinochet au Chili. Son premier directeur était Joseph Eldridge, aujourd'hui chapelain à l'Université américaine.

Positions et critiques[modifier | modifier le code]

Le WOLA est accusé par une partie de la gauche américaine, notamment CounterPunch, d'avoir dérivé à droite. Le magazine appuie ses dires sur l'attitude du WOLA lors du coup d'État au Honduras de 2009[1]. Même CounterPunch, cependant, admet que beaucoup d'ONG soutiennent WOLA, considérant qu'il fait « plus de bien que de mal » [1].

Lors de la crise équatorienne de septembre-octobre 2010, le WOLA, à travers la voix d'Adam Isacson, relativisait les accusations de coup d'État portées par le président Rafael Correa, qui avait été retenu en otage par des policiers entrés en mutinerie, affirmant que s'il s'agissait vraiment d'un coup d'État, il avait fait preuve d'un « amateurisme » certain[2].

Le rapport sur la drogue de 2005[modifier | modifier le code]

En 2005, le rapport Drugs and Democracy in Latin America critiquait la « guerre contre la drogue » comme un échec, dangereux qui plus est sur le plan démocratique[3].

Néanmoins, cela n'empêcha pas Narco News, magazine de gauche spécialisé dans la politique anti-drogue menée par Washington D.C., de le critiquer, affirmant que WOLA s'était droitisé. Outre le soutien affiché à USAID par le WOLA, le bulletin attirait l'attention, par exemple, sur son silence concernant la polémique autour des mycoherbicides (en), dont certains avaient été classés comme armes bactériologiques, sur la législation tolérante promulguée par plusieurs États latino-américains (par exemple la dépénalisation de possession de faible quantité de stupéfiants en Colombie ou la légalisation du maté de coca) ou la non-mention de l'ayahuasca, autorisé au Brésil dans le cadre de cérémonies religieuses [3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Adrienne Pine, WOLA vs. Honduran Democracy, CounterPunch, 12 avril 2010
  2. Gonzalo Solano et Frank Barak, Ecuador revolt: Attempted coup or uprising?, Washington Post, 1er octobre 2010
  3. a et b Jeremy Bigwood, WOLA Drops the Ball with New Book, Shifts to the Right on Drug War, Narco News, 2 février 2005