Warvillers

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Warvillers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Rosières-en-Santerre
Intercommunalité Communauté de communes du Santerre
Maire
Mandat
Jean Geneau de Lamarlière
2014-2020
Code postal 80170
Code commune 80823
Démographie
Population
municipale
136 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 46′ 50″ N 2° 41′ 16″ E / 49.7806, 2.687849° 46′ 50″ Nord 2° 41′ 16″ Est / 49.7806, 2.6878  
Altitude Min. 92 m – Max. 99 m
Superficie 4,18 km2
Localisation

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Warvillers est une commune française située dans le canton du Santerre (chef-lieu : Rosières-en-Santerre), dans le département de la Somme, en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village picard rural du Santerre, desservi par l'ancienne route nationale 329 (actuelle RD 329 - route Montdidier - Albert).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu fut qualifié de Cité à partir du XIIIe siècle. 1214 est à date la plus ancienne où le nom de « Wavillers » apparaît (source : la Somme, les 783 communes, D.Delattre, D. Delattre edit. 1995). Il s'agissait d'une seigneurie relevant alors de la châtellenie de Beaufort (aujourd'hui Beaufort-en-Santerre).

Le village traversa la période agitée (jusqu'au XVIIe siècle) que connut la Picardie (guerre de Cent Ans, guerre de Trente Ans) et fut notamment ravagé autant par les armées de Condé que par celles de Turenne lors du siège de Roye en 1653.

Il a été presque détruit en 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale, et à ce titre a reçu un diplôme d'honneur de la Croix de Guerre. Pourtant, il ne comporte aucun monument aux morts, car même si les familles ont été touchées, aucun habitant du village n'a été compté comme « mort pour la France ».

Le village, totalement tourné vers l'agriculture, a longtemps vu la famille De Lupel animer sa vie : notamment au XIXe siècle, le transept construit dans l'église lui est dédié (chapelle côté droit). Résidant au château jusque dans les années 1950, son retrait (avec la vente du château) marque l'avènement des familles de grandes exploitations agricoles jusqu'à ce jour.

Le vieillissement et l'émigration vers les cités (lieux d'emploi) provoquent une baisse de population (1975 - 1990 : problème de la désertification des campagnes) jusqu'à l'explosion du phénomène de « rurbanisation » - ici lié à la proximité d'Amiens et aux facilités de circulation - qui ont provoqué une immigration importante de population citadine en quête d'habitat moins onéreux qu'en ville. À compter de 1999, ce phénomène va enclencher la réouverture et la rénovation de l'habitat existant, mais également la construction de maisons neuves, comme dans la plupart des communes de la région, la population retrouvant son niveau le plus élevé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Monique Dubois    
mars 2008[2] 2014 Xavier Decherf    
2014[3] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean Geneau de Lamarlière    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 136 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
298 291 335 300 309 328 315 297 275
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
274 269 266 256 258 242 239 214 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
188 201 192 116 141 134 131 124 108
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
105 103 108 72 86 104 118 121 135
2011 - - - - - - - -
136 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Église Saint-Martin : reconstruite au XVIIIe siècle, transept ajouté au XIXe siècle (chapelle intérieure dédiée à la famille De Lupel), restaurée après la Première Guerre mondiale : elle a gardé son appareillage de pierre et de brique (transept en briques). Clocher en ardoise.
  • Le Château de Warvillers: Il date de 1696 et est de petite taille : un étage à 8 fenêtres, trois chiens assis sur toit. Corps principal en brique et pierre, deux dépendances (fronton sur entrée en demie lune, sculptures). Mur d'enceinte en pierre avec parement de briques. Une butte se trouve à côté du château et pourrait correspondre à une ancienne motte castrale (butte artificielle sur laquelle se trouvait une tour de défense - souvent en bois) ce qui serait logique compte tenu de l'appartenance du village à la châtellenie de Beaufort, située à 4 km de là, en léger creux par rapport à Warvillers.

La rumeur chez les anciens fait état d'un souterrain reliant Warvillers à Beaufort - souterrain dont l'existence aurait été relevée par des affaissements de terrain dans des jardins mettant au jour un ouvrage maçonné (couloir) dont l'axe était justement celui des deux villages.

  • La Chapelle de Warvillers : sur la RD 329, de type gothique datant du XIXe siècle, dédiée à Notre-Dame de Lourdes.
  • Le Cimetière canadien de Warvillers : de petite taille, y sont regroupés les corps de soldats disparus le même jour et au même endroit (proximité de Warvillers) à la suite de l'explosion d'un dépôt de munitions.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Warvillers » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site du Quid. Consulté le 24 mai 2009
  2. [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 28 avril 2009 (consulté le 24 mai 2009)
  3. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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