Wang Yuanlu

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Photographie de Wang Yuanlu

Wáng Yuánlù (chinois traditionnel : 王圓籙 ; chinois simplifié : 王圆箓 ; hanyu pinyin : Wáng Yuánlù) (vers 1849 - 1931) était une sorte d'ermite taoïste, dont le nom est passé dans la légende de l'archéologie, car c'est lui qui découvrit, pour les dilapider ensuite, les manuscrits de Dunhuang, peintures et autres documents vieux de mille ans et plus qui se trouvaient cachées dans une des grottes de Mogao.

Biographie rapide[modifier | modifier le code]

Fuyant la pauvreté de sa ville natale, (Macheng dans le Hubei), Wáng Yuánlù mena une vie vagabonde, puis fut enrôlé dans l'infanterie de l'armée Qing.
Après avoir quitté l'armée, il fut initié au taoïsme, sous le nom taoïste de Fazhen[1].

Il continua alors sa vie errante, qui le conduisit finalement jusqu'aux grottes de Mogao, où il décida de s'installer.

Découverte de la « bibliothèque murée » de Mogao[modifier | modifier le code]

Le 22 juin 1900, alors que Wáng Yuánlù travaillait à la restauration des statues de la grotte 16, les ouvriers qui étaient avec lui eurent la surprise de découvrir une porte cachée dans la paroi en enlevant du sable qui s'était accumulé là. Wang Yuanlu découvrit derrière la porte une petite pièce creusée dans la paroi rocheuse, une sorte de bibliothèque (en réalité une salle commémorative en l'honneur du « donateur » de la grotte 16), aujourd'hui connue sous le nom de grotte 17.

Absolument inconscient de la valeur réelle des dizaines de milliers de manuscrits et objets qu'il y trouva (on parle de 50 000), il les utilisa pour faire de petits cadeaux aux autorités locales afin de faciliter ses relations avec eux.

Mais en 1904, l'administration du Gansu, informée des trouvailles réalisées par Wáng Yuánlù, ordonna au magistrat chargé de Dunhuang de vérifier le contenu de la fameuse grotte et de la murer de nouveau.

C'est alors que le taoïste Wáng Yuánlù fut chargé de garder la grotte en veillant à ce que plus rien n'en disparaisse.

Arrivée des explorateurs occidentaux[modifier | modifier le code]

Malheureusement, la nouvelle de la découverte s'était répandue fort loin, et, sept ans après cette découverte, les explorateurs occidentaux commencèrent à arriver à Dunhuang pour ce qui s'avéra une véritable chasse au trésor.

C'est ainsi que l'explorateur anglais Sir Aurel Stein, puis le sinologue français Paul Pelliot vinrent à Dunhuang, et y négocièrent avec Wáng Yuánlù l'achat de plusieurs dizaines de milliers de manuscrits, documents, peintures sur soie, et autres objets précieux, pour une somme particulièrement réduite. Parmi les objets achetés par Sir Aurel Stein se trouvait par exemple le Soutra du Diamant, imprimé en 868 après Jésus-Christ, ce qui en fait l'un des plus vieux ouvrages imprimés du monde.

Après ces premiers achats, qui se trouvent aujourd'hui dans des musées tels que le British Museum ou le Musée Guimet, plusieurs autres expéditions se succédèrent à Dunhuang :

  • d'abord une expédition japonaise en 1911,
  • puis une expédition russe en 1914,
  • et enfin, en 1924, une expédition américaine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dunhuang Research Institute : Dunhuang, A centennial commemoration of the discovery of the cave library, page 182. Morning glory publishers, First edition : 2000 - ISBN 7-5054-0716-3/J.0396

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Peter Hopkirk, Bouddhas et rôdeurs sur la route de la soie, 1995, Picquier. ISBN 2-87730-215-6
  • Dunhuang Research Institute : Dunhuang, A centennial commemoration of the discovery of the cave library. Morning glory publishers, First edition : 2000 - ISBN 7-5054-0716-3/J.0396

Liens externes[modifier | modifier le code]