Walther von Seydlitz-Kurzbach

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Walther von Seydlitz-Kurzbach
Friedrich Paulus et Walther von Seydlitz-Kurzbach
Friedrich Paulus et Walther von Seydlitz-Kurzbach

Naissance 22 août 1888
Hambourg
Décès 28 avril 1976 (à 87 ans)
Brême
Origine Allemand
Allégeance Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
Grade General der Artillerie
Années de service 19081945
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Commandement 12. Infanterie-Division
LI. Armee-Korps
Distinctions Chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne
Croix allemande

Walther von Seydlitz-Kurzbach (22 août 1888 à Hambourg28 avril 1976 à Brême) était un lieutenant allemand durant la Première Guerre mondiale puis un général lors la Seconde.

C'est un descendant du général Friedrich Wilhelm von Seydlitz (1721 — 1773)[1].

Pendant le premier conflit mondial, il sert tant sur le front ouest que sur le front est.

Pendant la république de Weimar, il commande la 12e division d'infanterie.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il réussit à sortir ses troupes encerclées dans la poche de Demyansk au début de l'année 1942. En permission à Kœnigsberg jusqu'au 9 mai 1942, il gagne Kharkov où il prend la tête du LI. Armee-Korps au sein de la 6. Armee[1]. Il participe ainsi à la bataille de Kharkov - Izioum qui commence le 12 mai, puis à l'offensive allemande d'été démarrée le 28 juin, menant à la bataille de Stalingrad. Lors de l'opération Uranus déclenchée le 19 novembre et qui voit les Soviétiques encercler les Allemands, il est l'un des officiers qui suggéra un repli, en désobéissant aux ordres d'Adolf Hitler. Il est capturé par les Soviétiques.

Prisonnier de guerre, il devient le responsable du Bund deutscher Offiziere, une organisation anti-nazie d'officiers, et un membre du Nationalkomitee Freies Deutschland. Il est utilisé par la propagande soviétique pour inciter les soldats allemands à suivre son exemple: se rendre. Il est, pour cette raison, condamné par contumace et sa famille subit la Sippenhaft.

Après la guerre, peu enclin à vouloir collaborer avec les nouvelles autorités de la zone d'occupation soviétique, ses anciens protecteurs l'accusent alors de crimes de guerre et il est condamné en 1950 à 25 ans de prison. Finalement libéré en 1955, il passe en Allemagne de l'Ouest où sa condamnation par le Troisième Reich est par la suite annulée. Il retrouve sa femme qu'il n'avait pas vu depuis son départ de Kœnigsberg au printemps 1942[1]. Il meurt à Brême en 1976.

Après sa mort, en 1996, les autorités russes lui ont accordé une grâce posthume.

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Antony Beevor, Stalingrad, Éditions de Fallois, coll. « Le Livre de poche »,‎ 1998, 605 p. (ISBN 978-2-253-15095-4), p. 98-99
  2. a, b, c et d Rangliste des Deutschen Reichsheeres, Mittler & Sohn Verlag, Berlin, S.129
  3. Veit Scherzer: Die Ritterkreuzträger 1939-1945, Scherzers Militaer-Verlag, Ranis/Jena 2007, ISBN 978-3-938845-17-2, S.703