Walter Schellenberg

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Walter Schellenberg, né le 16 janvier 1910 en Sarre en Allemagne et mort le 31 mars 1952 à Turin en Italie, est un membre du parti nazi et un haut fonctionnaire SS du régime nazi. Après avoir dirigé au sein de la Gestapo le service de contre-espionnage, il devient en 1942 responsable de la section espionnage du RSHA le SD- Ausland. En 1944, il atteint le grade de Brigadeführer.

Biographie[modifier | modifier le code]

Schellenberg en uniforme d'Oberführer pendant la Seconde Guerre Mondiale

Né en Sarre en 1910, il est le plus jeune d'une famille de sept enfants. Son père est fabricant de piano[1]. En 1929, il entre à l'Université de Bonn et y étudie la médecine pendant deux ans avant de bifurquer vers le droit. Il est alors repéré par deux conseillers de Reinhard Heydrich en 1934 et devient membre du Sicherheitsdienst (SD).

Entrée dans la SS[modifier | modifier le code]

Après un entrainement spécial ad hoc[2], il va participer au sein du SD à plusieurs opérations en tant qu'agent provocateur [réf. insuffisante], notamment l'affaire Toukhatchevski ou la mise en place du bordel connu sous le nom de « maison Kitty »[3].

Ayant adhéré au NSDAP par ambition politique, homme cultivé, tacticien hors-pair, agent provocateur spécialiste des stratagèmes et chantages en tous genres, il entretient une amitié étroite avec son supérieur Reinhard Heydrich[3]. [réf. nécessaire]Il rejoint à cette période la « Forschungs und Lehrgemeinschaft das Ahnenerbe e.V. », plus souvent appelée simplement la Ahnenerbe, créée par Himmler.

Son fait d'armes le plus notoire est l'enlèvement, le 9 novembre 1939, le lendemain de l'attentat à Munich contre Hitler par Georg Elser, de deux agents des services secrets britanniques à Venlo en territoire hollandais, près de la frontière allemande[4]. Cet attentat que les nazis attribueront à une conspiration anglo-holllandaise servira de prétexte en 1940 à envahir les Pays-Bas déclarés neutres. L'action-commando réalisée avec l'aide d'Alfred Naujocks et d'Helmut Knochen lui attire la bienveillance de Heinrich Himmler, chef de la SS et l'honneur d'être décoré par Adolf Hitler.

La réussite de ce traquenard incita Hitler à charger Schellenberg de mettre au point, puis d'exécuter lui-même, le kidnapping du duc et de la duchesse de Windsor alors en résidence à Lisbonne au Portugal. Le Führer pensait ainsi mieux persuader l'ex-roi d'Angleterre de collaborer avec lui pour faire la paix avec la Grande-Bretagne. Après l'enlèvement, il avait prévu d'installer le couple en Allemagne et avait déjà mis à leur disposition 50 millions de Livre Sterling, déposés dans une banque de Genève. L'opération échoua de peu. Les agents de l'Intelligence Service précédent d'un jour Schellenberg et son équipe au Portugal[5],[6]

Fonction principale pendant la guerre : le SD-Ausland[modifier | modifier le code]

Après avoir rédigé les lois antisémites en Autriche et procédé à l'organisation des centrales d'émigration juives qui seront dirigées quelques semaines plus tard par Adolf Eichmann, il organisera avec Alfred Naujocks, d'une part les premiers Einsatzkommando en Tchécoslovaquie puis d'autre part les Einsatzgruppen à partir d'éléments de l'armée, de la gendarmerie et de la police pour opérer sur le territoire polonais des actions d'assassinat de masse.

Puis après avoir, à la demande d'Heydrich, conçu la structure du RSHA retenue par Heinrich Himmler[7]. Au printemps 1941 Walter Schellenberg apporte son concours dans l'opération andreas en cassant grâce à son service de décryptage le code de numérotation de la livre sterling. Cette opération en inondant l'Angleterre de centaines de milliers de faux billets devait couler l'économie britannique. En mai 1941 Schellenberg participe activement aux négociations entre la Wehrmacht et le RSHA concernant les limites de compétence territoriale des Einsatzgruppen sur le front de l'est. Il en rédige le texte final. Le 20 mai 1941, il informe le commandement militaire allemand en France que l'émigration des Juifs est désormais strictement interdite, constituant une première étape de la solution finale de la question juive[8].

Pendant les guerres de conquête allemande, Walter Schellenberg prépare pour les SS la description détaillée des institutions du pays en passe d'être envahis ainsi que la liste des personnalités soit à faire disparaître en les assassinant soit à emprisonner. C'est ainsi qu'il rédige un remarquable mais effarant programme pour l'invasion de l'Angleterre[9]. Les allégations des interrogateurs britanniques prétendant que Schellenberg était confus et un peu stupide et, en tous cas, totalement ignorant des lois, institutions, mœurs et coutumes anglaises, trouvent un sévère démenti dans le plan publié par Schellenberg. Il admettra dans ses mémoires avoir rédigé ce type d'ouvrage, mais pour les Balkans.

C'est à cette époque qu'il va en même temps démanteler l'Orchestre rouge[10] et, son collègue Werner Best ayant été affecté au Danemark, organiser la sélection des membres des Einsatzgruppen responsables des massacres derrière les lignes du front de l'Est (environ 3,5 millions de juifs et commissaires politiques soviétiques furent sommairement fusillés avec leurs femmes et leurs enfants). Comme toujours il assure la conception et laisse à d'autres le soin de se targuer de la réalisation puisque ses chefs savent…

Hans Bernd Gisevius, l'un des chef de file des ennemis secrets de Hitler présente Walter Schellenberg comme : « Un gentleman assassin. Un gentilhomme sadique, capable de tout. Un homme au regard particulièrement franc, aux manières raffinées et séduisantes, mais en fait un véritable gangster[6]. »

En 1942, il entre en relation avec le colonel-brigadier Roger Masson, chef de tous les services de renseignements et de contre-espionnage de la Suisse puis rencontra le général Henri Guisan l'année suivante.

Fonctions pendant la guerre : Services Secrets[modifier | modifier le code]

Puis de 1943 jusqu'en 1944, il est également responsable du contre-espionnage et des affaires internationales du SD en remplacement de Jost, et coordonne les activités de ces agents. Grâce à sa pénétration de l'organisation diplomatique des nazis, il gère l'affaire Cicéro [11] et remet à Hitler en fin 1943 les plans du débarquement en Normandie. En France son bras armé est le sinistre Helmut Knochen qui démentelait grâce à la torture la plus brutale les réseaux de résistance et, appuyé jusqu'en août 1942 de Théo Dannecker, un autre des ses sbires du SD chargé des questions juives, faisait pression sur la police française pour l'application de la politique antisémite des nazis, ne rendait de comptes directement qu'à Schellenberg lui-même et au brigadeführer Karl Oberg. En Europe de l'Est Schellenberg avait comme agent, d'abord en Autriche puis en Hongrie Wilhelm Höttl, qui travaillera pendant quelques années pour les Américains après la guerre. Otto Skorzeny, l'officier SS qui délivrera Mussolini au Gran Sasso dirige son service de commandos[12].

Très tôt convaincu, probablement par l'amiral Canaris[13], de la folie du maintien d'un deuxième front à l'Ouest, Walter Schellenberg va tenter de nombreuses négociations pour obtenir un renversement d'alliance avec les alliés occidentaux dont il cherche à obtenir le soutien contre les Soviétiques. Les alliés exigeant la tête d'Hitler comme monnaie d'échange, Walter Schellenberg, en bon nazi convaincu que la "juiverie internationale" contrôle les décisions américaines, proposera systématiquement la libération de juifs, voire l'arrêt de l'holocauste comme lors de la négociation avec Joel Brand en 1944[14].

Il va mettre en place en Allemagne sous le nom de Funkspiel, le même système de retournement des agents infiltrés que le MI5 établit sous le nom de Double Cross System. Il réussira de son côté à décrypter tous les messages envoyés de Berne par Allen Dulles de l'OSS (voire les interrogations non reportées dans le rapport final). Il réussira même pendant un temps à établir une table d'écoute sur le câble entre les États-Unis et l'Angleterre et à faire capter certains messages entre Roosevelt et Churchill[réf. nécessaire].

À partir du début 1944, son ami et maître à penser en matière d'espionnage, l'Amiral Canaris[13], étant tombé en disgrace auprès d'Hitler, il prend le contrôle des services secrets de l'armée -l’Abwehr qui est presqu'intégralement incorporée au SD, service secret politique et civil (sorte de super Services généraux). Suite à l'incrimination de ce même amiral Canaris dans le complot contre Adolf Hitler, Walter Schellenberg arrêtera personnellement son ami et maître qui finira garrotté dans un camp de concentration juste avant la reddition de l'Allemagne.

Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, en conseillant avec Felix Kersten à Himmler d'arrêter Hitler et de prendre lui-même le contrôle du Reich. Devant les hésitations de son chef il montrera son absence totale de scrupule allant jusqu'à échafauder un attentat contre le Führer avec son ami médecin le docteur de Crinis.

Fonctions pendant la guerre : Diplomatie[modifier | modifier le code]

À la chute du régime nazi, il se trouve en Suède où il tente de négocier sous la houlette d'Himmler un armistice avec les alliés. Grâce au Comte Bernadotte, il est maintenu en liberté et projette la rédaction de ses mémoires dans lesquelles il se dédouanerait de toute responsabilité criminelle en prenant à témoin Felix Kersten. Après sa reddition spontanée, il est transféré au camp 020 en Angleterre le 16 juin 1945[15],[16]. Il y négocie son sort contre des renseignements classés ultra-confidentiels, notamment sur les activités d'espionnage d'Edouard VIII que le roi Georges VI tentait de faire effacer.

Le 4 janvier 1946, lors du procès de Nuremberg, il témoigne contre les dignitaires du régime nazi notamment contre Ernst Kaltenbrunner. Le procès terminé, il est de nouveau transféré à Londres, car il souffre de calculs biliaires. Jusqu'en 1948, il est questionné et soigné par les Britanniques, puis remis au printemps 1949 à la justice internationale de Nuremberg pour le procès des ministères. Les Anglo-Américains sont favorables à une relaxe, contre laquelle s'élève l'URSS. Il est condamné pour appartenance à une organisation criminelle et crimes de guerre dans le cadre de l'opération Zeppelin, à une peine de quatre ans de détention, eu égard à son état de santé et à sa collaboration judiciaire[17],[18] Après deux ans passés en semi-liberté à renseigner les services du MI5, il est libéré pour raisons médicales, et passe secrètement en Suisse où il est soigné dans la clinique du Docteur Francis Lang à Billens (canton de Fribourg) grâce aux recommandations de son ami le brigadier Roger Masson, chef des services secrets suisses, qui l'appelle affectueusement « Schelli ». Il s'attelle à la rédaction de ses mémoires qu'il confie à son épouse lors d'une de ses visites à la clinique Verbania à Pallanza près du lac Majeur. Il meurt d'une occlusion intestinale le 20 mars 1952, âgé de 42 ans, à la clinique Fornaca à Turin.

Détails anecdotiques[modifier | modifier le code]

  • Le 18 mai 1938, Schellenberg se marie à une couturière, Kaethe Kortekamp. Il se remarie le 10 octobre 1940, avec l'appui de Heydrich, à une Allemande d'origine polonaise, Irene Grosse-Schoenepauck. Il était père de cinq enfants dont l'aîné, Ingo, né le 27 mai 1941 qui fut le seul que son père put réellement connaître. À la fin de la guerre, il mit ses enfants en sécurité en Suisse[19].
  • Coco Chanel, de sa propre initiative, tenta sans succès d'utiliser son amitié d'avant guerre avec Winston Churchill et collabora avec Schellenberg dans l'opération "Modelhut" dont le but était de négocier une paix séparée entre Londres et Berlin. Ils continueront de s'écrire pendant sa captivité, ses frais d'hôpital et ses funérailles seront réglés par Coco Chanel[20].
  • Il ne mentionne pas dans ses mémoires ses nombreuses actions d'agent provocateur grâce auxquelles, en faisant kidnapper des personnalités ou leurs familles, il s'assure soit de leur soutien, soit il les utilise comme monnaie d'échange. C'est ce qu'il fit avec Payne Best et H. Richard Stevens des services secrets anglais, mais également avec Vera Bate Lombardi, un membre de la famille royale d'Angleterre et cousine du Prince de Galles pour laquelle il se donne le beau rôle du libérateur -après l'avoir fait arrêter-, puis, plus tard, scénario comparable avec la famille du général Giraud qu'il fait libérer en échange d'un témoignage manuscrit en sa faveur du général choisi par Robert Murphy et Franklin Roosevelt pour contrebalancer le général de Gaulle. C'est ce qu'il convainc Himmler de proposer aux alliés contre un renversement d'alliance.[réf. nécessaire]

Résumé de sa carrière au sein de la SS[modifier | modifier le code]

Dates de montée en grade[modifier | modifier le code]

SD rattaché directement à Reinhard Heydrich
Mai 1938 
Gestapo Amt IVE chargé de la lutte contre l'espionnage industriel et les partisans.
RSHA Direction du Amt VI (SD 
espionnage et contre espionnage) janvier 1943
Intégration de l'Abwehr dans le SD (Amt VI) et création de l'Amt Mil 
février à juin 1944

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Accoce et Pierre Quet, La guerre a été gagnée en Suisse, l'affaire Roessler, librairie académique Perrin
  • Philippe Kerr, La Paix des dupes, Paris, 2005 (personnage central du roman)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Document UK 81 Affidavit D: nazi Conspiracy and Aggression. Volume VIII. USGPO, Washington, 1946/pp.622-629. Document UK-81 Affidavit of Walter Schellenberg
  2. entrainement dont il veut faire croire qu'il a été exempté alors qu'il admet être tireur d'élite
  3. a et b Walter Schellenberg (Auteur), Edith Vincent (traductrice) : Le Chef du contre-espionnage nazi parle : 1933-1945. Mémoires traduits du manuscrit allemand par Edith Vincent. Librairie Académique Perrin; Édition : Julliard René (1957) réédité par Perrin Condé-sur-Escaut, impr. C. Descamps (1966) version moins expurgée que la traduction anglaise par Louis Hagen
  4. Leo Cooper, Leo Kessler: Betrayal At Venlo, Londres, 1991.
  5. HHhH Par Laurent Binet page 98
  6. a et b Pierre Accoce et Pierre Quet : La guerre a été gagnée en Suisse page 27, édité par la librairie académique Perrin
  7. André Brissaud: SS - Histoire du Service Secret Nazi. Plon - 1972. Propos prétendument recueillis par un journaliste sur la base de ses entretiens avec Walter Schellenberg, soigné en Suisse après la guerre alors qu'il était hébergé chez le Dr Lang à la demande du Brigadier Masson. Ce document fut plus probablement établi par Sven Hinnen, le garde du corps de Walter Schellenberg, mis à la disposition par Masson. Ce Sven Hinnen essaya sans succès de vendre les notes prises au chevet du malade à des éditeurs américains, malgré l'interdiction de Walter Schellenberg qui préparait la publication de ses mémoires (traces dans les archives américaines NARA dans l'état du Maryland). La disparition de ces notes, le suicide inexpliqué en 1953 de Sven Hinnen et la façon peu plausible dont André Brissaud prétend avoir rencontré Schellenberg permettent de soupçonner que ce livre est en fait celui reproduisant les notes du garde du corps.
  8. Raul Hilberg, la destruction des Juifs d'Europe, Folio Gallimard p. 345
  9. Invasion 1940 : The Nazi Invasion Plan for Britain by SS General Walter Schellenberg
  10. Gilles Perrault, L'Orchestre rouge, Fayard - 11 octobre 1989
  11. Livre de Ludwig Carl Moyzisch- L'Affaire Cicéron - operation cicero Éditions Marabout 1er janvier 1955 et éditions j'ai lu leur aventure N°A44
  12. Otto Skorzeny: La guerre Inconnue. Albin Michel 1975 traduit en anglais sous le titre "My Commando Operations. The memoirs of Hitler's most daring commando". Schiffer Publishing - 1995
  13. a et b Heinz Zollin Höhne (Auteur): Canaris: Patriot im Zwielicht [patriote dans le crépuscule]. C. Bertelsmann – 1976 traduit en Français sous le titre "Canaris : la veritable histoire du chef des renseignements militaires du IIIe Reich"; Balland 1981 et en anglais par Richard Barry : "Canaris: Hitler's Master Spy". Cooper Square Press; 1 edition - October 25, 1999
  14. Alexandre Weissberg-Cybulski, Alex Weissberg, L'histoire de Joël Brand (« Die Geschichte von Joel Brand »), Préface et traduction de Nina Gourfinkel, éditions du Seuil 1957)
  15. Olivier Ohare (éditeur): Camp 020 MI5 and the nazi spies - The official history of MI5s Wartime Interrogation Center Public Record Office Secret - Richmond Surrey TW9 4DU; Crown - 2000
  16. NARA: Name Cards 1940-1949 Name Index to the Decimal File 1940-1944 RG ? Entry 199C, Box 25 Ribbentrop Schellenberg. Location: 250/48/30/07 Allen, Martin. Hidden Agenda. How the Duke of Windsor betrayed the Allies. M. Evans & Co New York - 2000. Bloch, Michael. Operation Willi: The nazi Plot to Capture the Duke of Windsor. Bloch, Michael. Ribbentrop: a biography. Carter, Miranda. Anthony Blunt Costello, John. The Mask of Treachery : Spies, Lies, Buggery & Betrayal: The First Documented Dossier on Anthony Blunt's Cambridge Spy Ring Evans, Rob & Hencke, David. Wallis Simpson, the nazi minister, the telltale monk and an FBI plot. Guardian Newspaper Ltd Sturday June 29, 2002 Higham, Charles. Wallis Higgins, Jack. To Catch a King. Kersten, Felix. The Memoirs of Doctor Felix Kersten. Polmar, Norman & Allen, Thomas B. The Encyclopedia of Espionage Weitz, John. Hitler’s diplomat: the life and times of Johachim von Ribbentrop. Waller, John H. The devil’s doctor: Felix Kersten and the secret plot to turn Himmler against Hitler Whiting, Charles. Heydrich, Henchman of death Windsor, Prince Edward. Edward on Edward Time Life Video, 1996. VHS-Time Life Video Windsor, Duke of. A King' s Story - The Memoirs of The Duke of Windsor. Ziegler, Philip. King Edward VIII
  17. United States. Trials of War Criminals before the Nuernberg Military Tribunals under Control Council Law. No. 10. 15 Vol. US Government Printing Office 1949. Vols 12-14 (London H.M.S.O. 1947-1949): trial of WS within the Control Council Law 10 case XI known as the “Weizsaecker case” or the “Ministries case”. These are known as the “Green Books” but are edited without the documents supporting the indictment or the defense (accessible from NARA’s Microfilm room namely in reel 397 and other). p. 1239 “extracts from the testimony of Defendant Schellenberg”
  18. Trials of war criminals before the Nuremberg Military Tribunal under Control Council, no 10, vols 12-14 (London H.M.S.O. 1947-1949); NARA microfilms M897 Reel 114 Folder Number
  19. Brigadefuehrer Schellenberg - Amtchef VI – Autobiography compiled durng his stay in Stockholm, june 1945 / copied in war room 14.8.45 p. 1. Ce document est connu sous le nom de Trosan document (nom de la pension où Walter Schellenberg était hébergé en Suède). Il fut établi en relation avec Felix Kersten afin de s'innocenter mutuellement de crimes de guerres dont ils étaient, à tout le moins, complices
  20. Chanel: un parfum d'espionnage, sur Lexpress.fr, 16 mars 1995.

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