Walter Rauff

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Walter Rauff (né le 19 juin 1906 à Köthen, Allemagne - mort le 14 mai 1984 à Santiago, Chili) était un officier de la SS[1], ayant obtenu le grade de Standartenführer en juin 1944, proche de Reinhard Heydrich au Sicherheitsdienst (SD) puis au Reichssicherheitshauptamt (RSHA).

Biographie[modifier | modifier le code]

Rauff est présumé responsable de près de 100 000 morts pendant la Seconde Guerre mondiale[1], de la fourniture en équipements et munitions des Einsatzgruppen et du développement des Gaswagen[2] et de la persécution de communistes, de Roms et des Juifs physiquement ou mentalement malade[1]. En 1942, il doit aussi appliquer la Solution finale en Égypte[réf. nécessaire], mais la débacle de l'Afrika Korps de Rommel à la suite de la bataille d'El Alamein empêche sa mission.

Il est alors fait prisonnier par les Alliés en 1945 en Italie. Celui-ci réussit néanmoins à s'enfuir en 1946. Walter Rauff se cache et travaille comme jardinier puis comme professeur de langue. Avec l'appui de l'évêque catholique autrichien Alois Hudal supervisant le collège pontifical Santa Maria Dell'Anima et cachant d'anciens nazis, Rauff va alors pouvoir, suite à la demande de ses anciens contacts orientaux, organiser la fuite de nombreux cadres nazis vers la Syrie.

En juillet 1948, en pleine guerre israélo-arabe de 1948, il est recruté par les services secrets israéliens avec pour mission d'aller en Égypte assassiner plusieurs personnages clés[3]. Quelques mois plus tard, on le retrouve en Syrie comme conseiller du Président Hosni Zaim mais il doit s'enfuir quand ce dernier est renversé[3]

Rauff gagne l'Argentine et enfin le Chili[1].

Entre 1958 et 1962, il travaille pour les Services de renseignements de l'Allemagne de l'Ouest[4].

Il fut durant les années 1980 et 1990 l'un des nazis les plus recherchés.

Sous la dictature d'Augusto Pinochet, Rauff a participé à la répression des opposants politiques, travaillant à la conception de camps de concentration, notamment celui de l'île Dawson.

Il décède d'une crise cardiaque le 14 mai 1984. De nombreux sympathisants nazis assistent à son enterrement[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Donald M. McKale, Nazis After Hitler, Rowman & Littlefield,‎ 2012, 405 p. (ISBN 9781442213166)
  • (en) Richard Breitman, Norman J. W. Goda, Paul Brown: The Gestapo. In: Richard Breitman, Norman J. W. Goda, Timothy Naftali, Robert Wolfe: U.S. Intelligence and the Nazis. Cambridge UP, Cambridge 2005, ISBN 0-521-61794-4, S. 137-172.
  • (de) Klaus-Michael Mallmann, Martin Cüppers: Halbmond und Hakenkreuz. Das Dritte Reich, die Araber und Palästina. WBG, Darmstadt 2006, ISBN 3-534-19729-1.
  • (de) Klaus-Michael Mallmann, Martin Cüppers: „Beseitigung der jüdisch-nationalen Heimstätte in Palästina.“ Das Einsatzkommando bei der Panzerarmee Afrika 1942. In: Jürgen Matthäus, Klaus-Michael Mallmann (Hrsg.): Deutsche, Juden, Völkermord. Der Holocaust als Geschichte und Gegenwart. WBG, Darmstadt 2006, ISBN 3-534-18481-5.
  • (de) Martin Cüppers: Immer davongekommen. Wie sich Walther Rauff erfolgreich seinen Richtern entzog. In: Andrej Angrick, Klaus-Michael Mallmann (Hrsg.): Die Gestapo nach 1945. Karrieren, Konflikte, Konstruktionen. WBG, Darmstadt 2009, ISBN 978-3-534-20673-5, p. 71–89.
  • (de) Heinz Schneppen: Walther Rauff. Organisator der Gaswagenmorde. Eine Biografie. Metropol Verlag, Berlin 2011, ISBN 978-3-86331-024-0.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e http://www.independent.co.uk/news/world/europe/how-the-nazis-escaped-justice-8468840.html
  2. McKale 2012, p. 27-32
  3. a et b In the service of the Jewish state, Ha'aretz, 29 mars 2007.
  4. http://www.bbc.co.uk/news/world-europe-15069333