Walter Brun

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Walter Brun est un ancien directeur sportif suisse et propriétaire d'écuries de courses automobiles engagées en Endurance et en Formule 1.

Biographie[modifier | modifier le code]

Walter Brun sur Porsche 956 au Nurburgring en 1985
Porsche 962 de l'écurie Brun
Porsche 962 de Repsol-Brun

Brun s'est surtout illustré en Sport-Prototypes où il a permis à Stefan Bellof de devenir champion du monde en 1983 au volant de ses Porsche (six victoires, cinq pole positions, trois meilleurs tours en course et tour le plus rapide de l'histoire de la Nordschleife du Nürburgring, avec un tour en 6 min 11 s 130.

En 1988, Walter Brun, fort de son palmarès en Groupe C, décide de monter également une écurie de Formule 1, Eurobrun Racing, en association avec Giampaolo Pavanello. Brun engage deux voitures en championnat, pour Stefano Modena et Oscar Larrauri. Cette association ne fonctionne pas et la saison 1988 se résume à un énorme gâchis de compétences (dix Grands Prix disputés avec une onzième place au Grand Prix de Hongrie pour Stefano Modena comme meilleur résultat).

Walter Brun se sépare alors de son associé et retente l'aventure en Formule 1 en 1989. Il avait promis d'offrir sa chance à un de ses compatriotes si l'occasion se présentait : le Suisse Gregor Foitek issu de la Formule 3000 conduit donc la seule voiture engagée au championnat, mue par un V8 Cosworth. Malgré les efforts de Foitek, qui ne sera que deux fois non-qualifié, la saison est une suite d'espoirs non concrétisés.

En 1990, Brun tente encore une fois de marquer des points en Formule 1 mais commet un péché d'orgueil en engageant deux monoplaces pour Roberto Moreno et Claudio Langes alors qu'il ne dispose que d'un budget très limité. Il obtient pourtant l'assurance de disposer d'un nouveau moteur V12 baptisé Neotech. Brun fonde beaucoup d'espoir sur ce moteur élaboré par Rolf Peter Marlow, un ancien de Porsche et de BMW qui a conçu la première version du quatre cylindres turbo BMW. Marlow assure à Brun qu'il aura son bloc pour Imola, les Eurobrun débutent alors la saison avec un V8 Judd. Mais le Neotech ne verra jamais le jour (le projet ayant coulé faute d'argent) et les Eurobrun sont contraintes de disputer toute la saison avec le Judd. Les résultats ne seront pas au rendez-vous et à l'issue de la saison européenne, Walter Brun préfère jeter l'éponge et faire l'impasse sur les coûteux déplacements au Japon et en Australie. La saison 1990 sera la dernière de son écurie en Formule 1.