Waldemar Fydrych

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Waldemar Fydrych

Waldemar "Major" Fydrych, autrement connu comme « Commander of the Festung Breslau », est le fondateur et leader de l'Alternative orange - un mouvement anarchiste polonais, qui dans les années 1980 organisait happenings, peignait des graffiti absurdes en forme de lutins sur les murs des villes et était un des éléments les plus pittoresques de l’opposition polonaise contre le communisme.

Fydrych est né le 8 avril 1953 à Toruń (la ville de Nicolas Copernic) en Pologne. Il est diplômé d’Histoire et d’Histoire de l’art de l’Université de Wrocław. Il commence son activité sociale indépendante dans les années 1970. Après août 1980, il crée le NZS/union indépendante de « Solidarité » puis il fonde à Wrocław le Mouvement de la Nouvelle Culture. Depuis 1986, il organise une chaîne infinie de happenings connue sous le nomme de l'Alternative orange.

Pendant l’état de guerre les habitants de villes polonaises font connaissance avec l’œuvre de Fydrych sous forme pittoresque de gnomes colorés peints sur les murs (sur les taches qui couvraient les inscriptions politiques).

Suite au happening organisé en 1988 à l'occasion du Jour de Femmes, il est arrêté par l’office régional des Affaires Intérieures pour avoir distribué des serviettes hygiéniques dans la rue et condamné à trois mois d’emprisonnement, mais, après une vague des protestations en Pologne, il est rapidement relâché.

Personnage controversé, aimé, haï ou admiré, Fydrych ne manque pas de fantaisie ni d’imagination. Il manifeste un goût marqué pour la mystification. À l’époque de son service militaire, lorsqu'il est convoqué à l’armée, il apparaît devant la Commission en uniforme du commandant (« major » en Polonais). Il n’a guère envie d’être incorporé mais donne l’impression qu’il a grande envie de faire son service. Il simule la folie. Comme on le prie de faire preuve de plus de déférence langagière envers ses supérieurs, il se met à qualifier son interlocuteur de « colonel », tout en assurant qu’il est lui-même « commandant » ou « Major ». C’est donc de cette période que lui vient le surnom qui lui est resté aujourd’hui.

Source[modifier | modifier le code]

Petite biographie, tirée en partie de la thèse de doctorat de Nicole Gourgaud (Université de Lyon – novembre 93)