Waha

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Waha
L’église Saint-Étienne (1050)
L’église Saint-Étienne (1050)
Voir la carte physique
Waha
Voir la carte administrative
Waha
Administration
Pays Drapeau de Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Marche-en-Famenne
Commune Marche-en-Famenne
Géographie
Coordonnées 50°12′N 05°20′E / 50.2, 5.333
Superficie ? km²
Population ? hab. (date inconnue)
Densité ? hab./km²
Autres informations
Gentilé Wahain(e)
Code postal 6900
Zone téléphonique 084


Waha (en wallon Wahå) est une section de la ville belge de Marche-en-Famenne située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Le village est situé à quelques kilomètres au sud de Marche.

Sommaire

[modifier] Étymologie

Le nom de Waha trouve son origine dans le germanique « Chez Wachart » ou simplement le nom Wadohard[1].

[modifier] Histoire

À la période gallo-romaine la chaussée de Rochefort passe entre Marche et Waha, c'est cette voie qu'emprunte la première évangélisation au VIIe et VIIIe siècle. À 100 mètres environ de l'église actuelle on construit un premier oratoire dédié à Saint Martin. Au Xe siècle le domaine seigneurial appartient au comte Immon, cette famille voulu se doter d'une église, une bâtisse fut transformée et consacrée en 1050 par Théoduin, évêque de Liège.

[modifier] Patrimoine

  • Le Château de Waha, date du XVIe siècle.
  • L'Église Saint-Étienne, datant de 1050, est construite dans le plus pur style roman, c'est la plus ancienne église romane de Belgique[2]. On appréciera ses lignes simples, ses arrondis, son sol en pierre bleue. À l'intérieur subsiste la pierre dédicatoire qui commémore la consécration de l'église en 1050. On peut aussi admirer plusieurs statues du « maître de Waha[3] », artiste du début du XVIe siècle dont on ignore l'identité. On peut admirer aussi un reliquaire de Saint Étienne qui est une petite châsse. Les vitraux du chœur sont de Louis-Marie Londot; ils datent des années cinquante. Les autres vitraux de l'église sont des œuvres de Jean-Michel Folon réalisées en 2004-2005, peu de temps avant sa mort, ils retracent la vie de Saint Étienne. Sa tour du XIIe siècle est surmontée d'un clocher du XVIe siècle dont les pans carrés se superposent. L'intérieur, sobre, aux piliers massifs, conserve d'intéressants objets d'art. Sous le porche se remarquent plusieurs pierres tombales. Au-dessus de l'arc triomphal, calvaire de la fin de l'époque gothique (XVIe siècle). Dans le bas-côté droit, fonts baptismaux (1590) portant quatre têtes sculptées. Près de l'entrée du chœur se trouve, scellé à la paroi d'un des piliers, la pierre dédicatoire de l'église, de 1050. Une vitrine renferme des reliquaires, des livres et missels anciens, des chasubles. L'église contient également des statues d'art populaire : Saint Nicolas (XVe siècle), Sainte Barbe (XVIe siècle) et Saint Roch, en bois polychrome (XVIIe siècle).

[modifier] Notes et références

  1. Jespers, J., Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Bruxelles, Éditions Racine, 2005, p. 620.
  2. Source?
  3. ou « maître de Lesve ». Sur ce personnage, cf. Le Maître de Waha, un sculpteur hors du temps, Marche-en-Famenne, Musée des Francs et de la Famenne, 2000,  p. 

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