W. G. Sebald

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

W. G. Sebald

Nom de naissance Winfried Georg Maximilian Sebald
Activités écrivain, essayiste
Naissance 18 mai 1944
Wertach, Allemagne
Décès 14 décembre 2001 (à 57 ans)
Norfolk, Angleterre
Distinctions Prix Heinrich Heine en 2000, National Book Critics Circle Award en 2002

Œuvres principales

  • Les émigrants : quatre récits illustrés (1992)
  • Les anneaux de Saturne (1995)
  • Austerlitz (2001)

W. G. Sebald, né Winfried Georg Maximilian Sebald le 18 mai 1944 à Wertach en Allemagne et mort le 14 décembre 2001 près de Norwich, dans le Norfolk, en Angleterre, est un écrivain et essayiste allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sebald a fréquenté à partir de 1954 l'école de Oberstdorf et y a passé le baccalauréat en 1963. Après deux années d'études de littérature à l'université de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne), il obtient une licence ès lettres en 1966 à l'université de Fribourg (Suisse). De 1966 à 1969, Sebald a été conférencier à l'université de Manchester. Après une année d'enseignement à Saint-Gall (Suisse), il a enseigné ensuite à partir de 1970 à l'université d'East Anglia (UEA) à Norwich. Il était professeur depuis 1984.

Sebald a haï son prénom Winfried Georg et le qualifiait de « prénom vraiment nazi » ; il préférait s'appeler lui-même "Bill" ou "Max". Son père, sous-officier, est entré juste avant la guerre dans la Wehrmacht et a connu sa mère à l'époque des préparatifs de l'attaque de la Pologne en 1939. C'est pourquoi, selon Sebald, on pouvait le considérer comme un « produit du fascisme ».

Durant sa jeunesse Sebald était horripilé par le silence de la génération de son père sur les évènements de la guerre et sur le manque d'intérêt de la littérature et de la société allemande en général pour la destruction de l'Allemagne par les bombardements alliés de la fin de la guerre.

Parallèlement à sa carrière universitaire, il a poursuivi à partir de la fin des années 1980 une œuvre littéraire, qui a suscité une grande attention avant tout en Grande-Bretagne, aux États-Unis (où Susan Sontag s'est beaucoup engagée en sa faveur) et en France. Sebald a même été pressenti comme candidat sérieux au prix Nobel de littérature. Depuis le milieu des années 1990, la critique littéraire allemande lui accorde également son attention.

Dans ses travaux, Sebald s'est consacré surtout aux étrangers, aux émigrés qui, comme lui, quittent leur pays et tentent une nouvelle orientation. Ses récits, de tonalité très mélancolique, sont toujours accompagnés de photo. Cette forme d'écriture mixte se retrouve aussi dans sa poésie et ses textes critiques. Sebald s'est beaucoup consacré à l'étude de la littérature allemande en Grande-Bretagne et à l'introduction de la littérature de langue allemande dans les pays anglophones.

Il est mort en 2001 d'un accident cardiaque au volant de sa voiture.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Carl Sternheim; Kritiker und Opfer der Wilhelminischen Ära, 1969.
  • Der Mythus der Zerstörung im Werk Döblins , 1980
  • Die Beschreibung des Unglücks: zur österreichischen Literatur von Stifter bis Handke, 1985
  • A Radical stage: Theatre in Germany in the 1970s and 1980s. Sous la direction de W. G. Sebald., 1988
  • Nach der Natur: ein Elementargedicht. Photographien von Thomas Becker, 1988
  • Schwindel, Gefühle, 1990
  • Unheimliche Heimat : Essays zur österreichischen Literatur, 1991
  • Die Ausgewanderten: vier lange Erzählungen, 1992
  • Die Ringe des Saturn: eine englische Wallfahrt, 1995
  • Logis in einem Landhaus: Autorenportraits über Gottfried Keller, Johann Peter Hebel, Robert Walser und andere, 1998
  • Luftkrieg und Literatur: mit einem Essay zu Alfred Andersch, 1999)
  • Austerlitz, 2001
  • Außer Land. Drei Romane und ein Elementargedicht: Die Ausgewanderten, Die Ringe des Saturn, Schwindel. Gefühle, Nach der Natur, 2001
  • Unerzählt. Zusammen mit Jan Peter Tripp. 33 Texte und 33 Radierungen. , 2003
  • Campo Santo, Prose, Essays, 2003

Traductions françaises[modifier | modifier le code]

  • Vertiges, roman, traduit de l'allemand par Patrick Charbonneau (Schwindel, gefühle), Actes Sud, 2001
  • Les émigrants : quatre récits illustrés, roman, traduit de l'allemand par Patrick Charbonneau (Die Ausgewanderten), Actes Sud, 1999.
  • Les anneaux de Saturne, roman, traduit de l'allemand par Bernard Kreiss (Die Ringe des Saturn), Actes Sud, 1999.
  • De la destruction comme élément de l'histoire naturelle, essai, traduit de l'allemand par Patrick Charbonneau (Luftkrieg und Literatur), Actes Sud, 2004
  • Séjours à la campagne, traduit de l'allemand par Patrick Charbonneau (Logis in einem Landhaus), Actes Sud, 2005
  • Austerlitz, roman, traduit de l'allemand par Patrick Charbonneau, Actes Sud, 2002.
  • D'après nature : poème élémentaire, traduit de l'allemand par Sibylle Muller et Patrick Charbonneau (Nach der Natur), Actes Sud, 2007
  • Campo Santo, traduit de l'allemand par Patrick Charbonneau et Sibylle Muller, Actes Sud, 2009
  • Ombres errantes. Aux limbes de la Création, traduit de l'allemand par Patrick Charbonneau, Revue fario n° 9 (p. 9-53), Paris, 2010
  • Vue cavalière de la Corse, traduit par Patrick Charbonneau, in Revue fario n° 10 (p. 17-92), Paris, 2011
  • La Description du malheur. À propos de la littérature autrichienne, traduit de l'allemand par Patrick Charbonneau, Actes Sud, 2014
  • Nul encore n'a dit, avec des lithographies de Jan Peter Tripp, traduit de l'allemand par Patrick Charbonneau (Unerzählt), Éditions Fario, 2014

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Martine Carré, W.G. Sebald : le retour de l'auteur, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2008.
  • Muriel Pic, W.G. Sebald : l'image-papillon ; suivi de W. G. Sebald : l'art de voler, Dijon, Les Presses du réel, 2009.
  • [Collectif]. – Face à Sebald : Paris : Ed. Inculte, 2011 (Monographie) : 395 p. ISBN 978-2-916940-60-1 (23 contrib. dont deux entretiens avec W.G. Sebald)
  • Mandana Covindassamy, W. G. Sebald, cartographie d'une écriture en déplacement, Presses de l'université Paris-Sorbonne, 2014.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]