Vybz Kartel

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Vybz Kartel

Surnom Di Teacha
Nom Adidja Palmer
Naissance (38 ans)
Kingston, Jamaïque
Activité principale chanteur
deejay
Genre musical dancehall
Années actives depuis 2000
Labels Vice Records
Greensleeves

Adidja Palmer, plus connu sous son nom de scène Vybz Kartel, est un chanteur jamaïcain de dancehall, né le 7 janvier 1976 à Kingston.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

Adidja Palmer grandit à Portmore, dans la banlieue de Kingston. Il fréquente les sound systems et enregistre sa première chanson, Fat Women, pour le label One Heart d'Alvin Reid, alors qu'il est âgé de douze ans. Il choisit le pseudonyme Adi Banton en hommage à Buju Banton. Le titre sort en single en 1993. Il fonde un groupe baptisé Vibes Cartel avec deux de ses amis, et adopte le nom de scène Vybz Kartel lorsqu'il lance sa carrière solo[1],[2]. À la fin des années 1990, il écrit pour différents artistes de l'Alliance, le collectif fondé par Bounty Killer[3],[4]. En 2002, il connait ses premiers succès en solo et en combinaison avec le deejay Wayne Marshall (en). Vybz Kartel est élu deejay de l'année lors du 30e anniversaire du sound system Stone Love (en). Son premier album, Up 2 di Time, est édité en 2003[1]. Le rappeur canadien Kardinal Offishall, ainsi que Wayne Marshall, qui apparaît sur trois titres, participent à l'enregistrement de l'album, produit par Donovon "Vendetta" Bennett[5].

En 2003, Vybz Kartel et Ninjaman (en) sont arrêtés pour trouble à l'ordre public (disorderly conduct) à l'issue de leur prestation lors du Sting festival[6],[7]. Le 2nd album de Kartel, More Up 2 di Time, sort en 2004. Le chanteur est nommé aux MOBO Awards, une cérémonie organisée au Royaume-Uni. L'association militante OutRage! ayant demandé à la BBC de ne pas diffuser la cérémonie, sa nomination est annulée par les organisateurs en raison du caractère homophobe de ses paroles[1],[8]. En 2005, Kartel participe à l'enregistrement de You Don't Love Me de Missy Elliott et Bad Man de Rihanna. Greensleeves Records édite J.M.T., qui comprend des hits déjà sortis en single ainsi que six nouveaux titres[9].

En 2006, Kartel quitte l'Alliance de Bounty Killer et forme le Portmore Empire[4]. Il entre en conflit avec Mavado (en), l'un des membres du collectif fondé par Bounty Killer. Les deux chanteurs s'attaquent mutuellement dans des diss songs. Leur rivalité divise la jeunesse jamaïcaine en deux « clans », dénommés Gaza et Gully. Le premier terme désigne le quartier de Portmore dans lequel Kartel a grandi, le second fait référence au quartier de Cassava Piece dont Mavado est originaire. La presse compare leur conflit à celui ayant opposé les rappeurs Tupac Shakur et Notorious B.I.G.. En 2009, le premier ministre Bruce Golding organise une rencontre afin de réconcilier les deux artistes[10],[11].

Kingston Story, produit par Dre Skull, paraît en juin 2011, avant que le chanteur soit arrêté[12],[13]. L'album The Voice of the Jamaican Ghetto est édité en juillet 2013 alors que Vybz Kartel est emprisonné[14].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Vybz Kartel, qui sait créer la controverse afin d'attirer l'attention des médias, est impliqué dans différentes activités commerciales en dehors du monde de la musique[3]. Le chanteur commercialise plusieurs produits, dont sa propre marque de préservatifs et un savon dépigmentant, le Vybz cake soap. Il est critiqué pour encourager les adolescents à se blanchir la peau (en). Jusqu'en 2011, il est associé avec la société Unlimited Daggering produisant le rhum Street Vybz Rum et gérant une boîte de nuit de Kingston baptisée The Building[2],[11], mais l'homme d'affaire américain Corey Todd annonce avoir été menacé par Kartel et met fin à sa collaboration avec le chanteur jamaïcain[3].

En 2011, Vybz Kartel apparaît dans une émission de téléréalité, intitulée Teacha's Pet, diffusée par CVM TV. L'année suivante, le chanteur ayant été emprisonné, les producteurs renoncent à tourner une 2e saison[15].

Condamnation pour meurtre[modifier | modifier le code]

En octobre 2011, Vybz Kartel est arrêté et accusé de meurtre[2]. En juillet 2013, il est acquitté en attendant d'être jugé dans une seconde affaire[16]. En avril 2014, le chanteur est reconnu coupable du meurtre de Clive Williams et est condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant 35 ans[17],[18].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • 2003 : pussy gyal dem'
  • 2004 : More Up 2 di Time
  • 2005 : J.M.T.
  • 2008 : The Teacher's Back
  • 2009 : Most Wanted
  • 2010 : Pon di Gaza 2.0
  • 2011 : Kingston Story
  • 2013 : The Voice of the Jamaican Ghetto

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) David Jeffries, « Biographie de Vybz Kartel », Allmusic
  2. a, b et c Arnaud Robert, « Le clown blanc de Kingston », Le Monde,‎ 29 janvier 2012
  3. a, b et c (en) Rob Kenner, « Managing a Brand He Made Himself », The New York Times,‎ 19 juin 2011
  4. a et b (en) Chieftin Campbell, « Flexxing with Vybz Kartel », The Jamaica Observer (en),‎ 11 février 2011
  5. (en) Teino Evans, « Vybz Kartel truly delivers », Jamaica Gleaner (en),‎ 3 mars 2004
  6. (en) Baz Dreisinger, « Under-the-radar all-stars », Los Angeles Times,‎ 3 mars 2004
  7. (en) Glenroy Sinclair, Germaine Smith, « 'We were wrong' - Ninja Man, Vybz Kartel arrested and charged following Sting 'slug-fest' », Jamaica Gleaner (en),‎ 31 décembre 2003
  8. (en) « Mobo drops 'homophobic' artists », BBC,‎ 8 septembre 2004
  9. (en) Kelefa Sanneh, « A Reggae Star Forged in the Dancehall Furnace », The New York Times,‎ 9 mars 2006
  10. (en) Baz Dreisinger, « Reggae's Civil War », The Village Voice,‎ 2 mars 2010
  11. a et b (en) Patricia Meschino, « Can Vybz Kartel's Business Empire Survive Split With Partner? », Billboard,‎ 20 juin 2011
  12. (en) Patricia Meschino, « Backbeat: While Vybz Kartel Jailed, Vice Records Hosts NYC Album Party, Usain Bolt Gives Olympic Shout-Out », Billboard,‎ 17 août 2012
  13. (en) Eddie "Stats" Houghton, « Vybz Kartel: Beyond the Pale », The Fader,‎ 28 juin 2011
  14. (en) Simone Morgan, « From behind bars - Vybz Kartel drops latest album », The Jamaica Observer (en),‎ 19 juillet 2013
  15. (en) Curtis Campbell, « Teacha's Pet to be replaced », Jamaica Star,‎ 17 septembre 2012
  16. (en) « Vybz Kartel not guilty... Acquitted after prosecution offers no further evidence », Jamaica Gleaner (en),‎ 24 juillet 2013
  17. (en) Nesta McGregor, « Jamaican music star Vybz Kartel gets life for murder », BBC,‎ 3 avril 2014
  18. (en) Sean Michaels, « Reggae star Vybz Kartel sentenced to life in prison for murder », The Guardian,‎ 4 avril 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]