Vuarrens

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Vuarrens
Blason de Vuarrens
Héraldique
Vue du village de Vuarrens
Vue du village de Vuarrens
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Gros-de-Vaud
communes limitrophes
(voir carte)
Essertines-sur-Yverdon, Pailly, Fey, Villars-le-Terroir, Penthéréaz, Corcelles-sur-Chavornay
Syndic Daniel Bridel
Code postal 1418
N° OFS 5539
Démographie
Population 837 hab. (31 décembre 2012)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 10″ N 6° 38′ 51″ E / 46.6861111111, 6.6475 ()46° 41′ 10″ Nord 6° 38′ 51″ Est / 46.6861111111, 6.6475 ()  
Altitude 677 m
Superficie 896 ha = 8,96 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Vuarrens
Liens
Site web www.vuarrens.ch
Sources
Référence population suisse[1].
Référence superficie suisse[2]

Vuarrens est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud. Citée dès 1147, elle fait partie du district d'Échallens de 1803 à 2007. La commune est peuplée de 837 habitants en 2012. Son territoire, d'une surface de 896 hectares, se situe dans la région du Gros-de-Vaud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Vuarrens, originellement situé dans une simple clarière au milieu d'une forêt, doit son nom soit au mot Warus qui signifie enceinte, soit à Waro, nom d'une famille romaine établie dans la région[3]. Il est cité dès 1147, bien qu'une villa romaine ait été découverte sur les lieux lors de fouilles menées en 1828. Le village devint une paroisse dès 1228 et resta une possession de l'évêque de Lausanne jusqu'à l'Ancien Régime où il fut intégré au bailliage d'Yverdon[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Vuarrens représente 898 hectares qui se décomposent en : 49 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 633 ha de surfaces agricoles, 216 ha de surfaces boisées et enfin moins d'un hectare de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent 0,22 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 2,67 %, les routes et infrastructures de transport 2,23 %, les zones agricoles 56,57 % et les zones arboricoles et viticoles 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district d'Échallens. Depuis le 1er janvier 2008, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle a des frontières communes avec Essertines-sur-Yverdon, Pailly, Fey, Villars-le-Terroir, Penthéréaz et Corcelles-sur-Chavornay.

La commune est située dans la région du Gros-de-Vaud, au nord d'Échallens à la croisée des routes Moudon - Orbe et Lausanne - Yverdon-les-Bains. Elle s'étend de la vallée du Buron et ses forêts (bois du Tronc, bois des Râpes et bois Bretoneire) en direction de l'est sur une crête au-dessus de la vallée du Sauteru ; c'est sur cette crête que se trouve le point culminant de la commune avec 704 mètres d'altitude.

Outre le village de Vuarrens, la commune compte également les hameaux de Vuarrengel, Chollet, Salagnon et Le Chauchy, ainsi que quelques fermes isolées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la période bernoise, le village de Vuarrens appartient à l'évêché de Lausanne, hormis quelques arpents appartenant au prieuré de Lutry ainsi qu'aux seigneurs de Bourjod[5].

Le nom de la commune apparaît en 1147 sous la forme de Vuarens puis en 1177 sous la forme de Warens[6]. Le village ainsi que le hameau de Vuarrengel comportent quarante-deux feux en 1416, et de nombre descend à vingt-sept en 1453[6].

Lors de la révolution vaudoise, Vuarrens supprime ses droits féodaux avec une année d'avance. En effet, le seigneur est Pierre-Élie Bergier mais il est aussi membre de la chambre administrative du canton du Léman et par la suite membre du gouvernement au Petit Conseil du canton de Vaud. Son créancier, Jean-François Paul Grand, s'occupe prendre tous les droit du seigneur Bergier pour les revendre à la commune faisant ainsi disparaître les droits féodaux de ce dernier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vuarrens Blason Coupé au 1 parti d'argent et de gueules à deux ciboires de l'un en l'autre ; au 2 de sinople à la gerbe d'or[7]
Détails Les armoiries de la commune reprennent celles de 1903 en les simplifiant. La partie du haut représente le chapitre de Lausanne dont Vuarrens dépendait avant la période bernoise. La partie du bas représente l'activité agricole fortement pratiquée dans la commune[5].
Les armoiries de la commune sont simplifiées en 1924 et adoptées et approuvées par le canton de Vaud en 1926[5].
Alias
Blason à dessiner
Parti d'argent et de gueules, chargé d'une lettre V surmontée d'une tête de Bœuf et accostée de deux épis.

Cette première version date de 1903, elle se trouve sur une assiette commémorative du centenaire du canton de Vaud.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Vuarrens possède 837 habitants en 2012[1].. Sa densité de population atteint 93,4 hab./km2.

En 2000, la population de Vuarrens est composée de 290 hommes (51,3 %) et 275 femmes (48,7 %). Il y a 528 personnes suisses (94,3 %) et 32 personnes étrangères (5,7 %). La langue la plus parlée est le français, avec 528 personnes (94,3 %). La deuxième langue est l'allemand (15 ou 2,8 %). Sur le plan religieux, la communauté protestante est la plus importante avec 387 personnes (69,1 %), suivie des catholiques (95 ou 17 %). 45 personnes (8 %) n'ont aucune appartenance religieuse[8].

La population de Vuarrens est de 549 personnes en 1850, puis de 486 personnes dix ans plus tard. Le nombre d'habitants remonte à 529 en 1888, puis descend lentement jusqu'à 415 en 1960. Il remonte depuis et atteint 773 en 2010. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Vuarrens entre 1850 et 2010[9] :

Transports[modifier | modifier le code]

Au niveau des transports en commun, Vuarrens fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. Le bus CarPostal reliant Yverdon-les-Bains à Échallens s'arrête dans la commune[10]. Elle est également desservie par les bus sur appel Publicar, qui sont aussi un service de CarPostal[11].

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 24,48 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti socialiste suisse avec 22,72 % des suffrages et les Verts avec 20,70 %[12].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour le Parti libéral-radical à 35,10 %, l'Union démocratique du centre à 29,69 %, le Parti socialiste à 16,67 %, les Verts à 14,69 %, le Parti bourgeois démocratique, les Vert'libéraux à 3,44 % et Vaud Libre à 0,42 %[13].

Sur le plan communal, Vuarrens est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil communal, composé de 35 élus, dirigé par un président et secondé par un secrétaire, pour le législatif[14].

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie communale est principalement tournée vers l'agriculture, l'arboriculture fruitière et l'élevage. Cependant, depuis la seconde moitié du XXe siècle, le village a connu un développement important comme zone résidentielle pour des personnes travaillant à Échallens, Yverdon ou en région lausannoise. La commune compte un certain nombre de commerces locaux, dont un hôtel restaurant[15].

Monuments[modifier | modifier le code]

Le temple de Vuarrens est inscrit comme bien culturel d'importance régionale dans la liste cantonale dressée en 2009[16].

Vie locale[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs sociétés et associations locales, parmi lesquelles une jeunesse, une fanfare, un chœur mixte et quelques clubs sportifs dont une société de tir, un club de football et un club de pétanque[17]. Une association pour l'animation de Vuarrens a été créée en 2005 avec, pour objectif, d'organiser différents spectacles musicaux ou humoristiques en particulier[18]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente par commune et origine, Vaud, 1950-2012 », sur Statistiques Vaud (consulté le 23 avril 2013)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. « Un peu d'histoire », sur vuarrens.ch (consulté le 15 octobre 2012)
  4. Marianne Stubenvoll, « Vuarrens » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 28 juin 2012.
  5. a, b et c BAST95, p. 85
  6. a et b Marianne Stubenvoll, « Vuarrens » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 28 juin 2012.
  7. [(fr) Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) (page consultée le 11 septembre 2011)]
  8. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse (consulté le 9 octobre 2012)
  9. « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  10. « Yverdon-les-Bains-Echallens », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 9 octobre 2012)
  11. « PubliCar Echallens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 9 octobre 2012)
  12. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  13. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  14. « Vuarrens », sur ucv.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  15. « Entreprises de Vuarrens », sur vuarrens.ch (consulté le 3 octobre 2012)
  16. [PDF] « Inventaire PBC, liste provisoire des objets B », sur Office fédéral de la protection de la population (consulté le 3 octobre 2012)
  17. « Liste des sociétés », sur vuarrens.ch (consulté le 3 octobre 2012)
  18. Arlette Robetti, « Vivre le théâtre autrement », Écho du Gros-de-Vaud,‎ 1er octobre 2009 (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Roger Bastian, Charles Kraege et et al., Les communes vaudoises et leurs armoiries, t. 3, Chapelle-sur-Moudon, Ketty & Alexandre,‎ 1995, 165 p. (ISBN 2-88114-037-8), p. 85 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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