Voulon

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Voulon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Couhé
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Couhé
Maire
Mandat
André Sénécheau
2014-2020
Code postal 86700
Code commune 86296
Démographie
Population
municipale
417 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 26″ N 0° 14′ 49″ E / 46.3572222222, 0.24694444444446° 21′ 26″ Nord 0° 14′ 49″ Est / 46.3572222222, 0.246944444444  
Altitude Min. 92 m – Max. 145 m
Superficie 8,31 km2
Localisation

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Voulon est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans le canton de Couhé (86) entre de Anché et Vivonne dans le département de la Vienne.

Il est traversé par trois rivières : la Dive (Dive du Sud), la Bouleure et le Clain.

La région de Voulon présente un paysage de bocages et de vallées. Le terroir se compose de Terres Rouges pour 2 % sur les plateaux, d'argile à silex peu profonde pour 33 % situés sur les plateaux du seuil du Poitou, de groies superficielles pour 40 % sur les plaines calcaires et de 25 % de calcaire qui se trouve dans les vallées alluviales[1].

En 2006, 80 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 18 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 2 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[2].

La forêt privée représente, en 2007, 131 hectares soit 16 % du territoire communal[3].

La commune est traversée par 8 km de cours d'eau, avec comme rivières principales : le Clain sur une longueur de 4 km, la Bouleure sur une longueur de 1 km, et la Dive (Dive du Sud) sur une longueur de 3 km. Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles[2].

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon Henri Martin[4], Voulon - et non Vouillé -, serait le site de la bataille des Francs conduits par Clovis contre les Wisigoths d'Alaric II en 507 (Les lieux cités par Henri Martin dans son Histoire de France sont : Gué de la Biche, Plateau de Sichar, Plaine de Voulon, Mougon)[5]. Mgr l’Évêque d'Orléans, Monsieur de Beauregard estimait également que, selon les antiquaires de l'Ouest, « cette bataille célèbre ne s'est point livrée à Vouillé, dont jusqu'ici elle a mal à propos porté le nom (...) l'action avait dû s'engager au sud de Poitiers, aux anciens gués du Clain à Mougon, et surtout à Voulon, en face desquels il (M de Beauregard) a retrouvé les restes du petit et du grand camp de Clovis, et qu'elle s'est terminée dans les plaines en avant de Champagné-Saint-Hilaire; de srote que, si désormais on veut désigner par un nom moderne de combat si fameux dans nos annales, c'est celui de Voulon et no celui de Vouillé qu'il faudra lui donner »[6].

Jusqu'au XIXe siècle, Voulon est le chef-lieu d'un archiprêtré comprenant Vivonne et Lusignan.
En 1803, l'église dépend de celle de Anché.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008 André Sénécheau DVD conseiller général

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 417 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
189 216 203 273 271 282 275 270 435
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
273 316 331 294 280 271 269 278 385
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
378 360 323 326 341 319 339 330 317
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
286 263 252 248 232 304 337 417 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 41 hab./km2, contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[10], il y a autant d'exploitations agricoles en 2010 qu'en 2000 soit 7.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté de 5% et sont passées de 463 hectares en 2000 à 487 hectares en 2010[10]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[11].

52% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre), 21% pour les oléagineux (colza et nevette), 8% pour le fourrage et 8% reste en herbes[10].

Au cours de cette décennie, 4 fermes ont développé un petit élevage d'ovins (54 têtes en 2010)[10].

Commerces[modifier | modifier le code]

Les commerces sont un bar restaurant, un menuisier, un peintre, un salon de coiffure et plusieurs artisans.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Une petite école primaire au cœur de cette commune
  • L'église actuelle date du XIXe siècle. Elle a été élevée à l'emplacement d'un édifice ancien.
  • La chapelle Saint-Macoux était autrefois agrémentée d'une fontaine, asséchée à la suite de travaux. Les enfants atteints de difformités aux jambes, surnommés "marcouins", y étaient trempés dans l'espoir d'une guérison. Sur la façade de la chapelle, la date de 1875 évoque l'année de construction de l'édifice.
  • Un four à pain du XIXe siècle. Ce four témoigne d'une période pendant laquelle chaque famille fabriquait elle-même son pain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. a et b Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  3. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente
  4. Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusque 1789 par Henri Martin / 4ème édition / 1865 / Chez Fune, Jouvet et Compagnie, à Paris.
  5. Abbé Lebeuf 1739. Ménard 1837: Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest.
  6. Google livre, Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, Volume 1  ; Société des antiquaires de l'Ouest (Poitiers, France)
  7. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. a, b, c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. Agreste – Enquête Structure 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]