Voltigeurs de Québec

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Voltigeurs de Québec
Les Voltigeurs de Québec


Insigne des Voltigeurs de Québec
Période 7 mars 1862
Pays Canada Canada
Branche Commandement de la Force terrestre
Type Carabiniers
Fait partie de 35e Groupe-brigade du Canada
Garnison Manège militaire de Québec
Surnom Voltos
Couleurs Le vert et le rouge
Devise Force a Superbe, Mercy a Foible, Violence aux forts et pitié au faibles.
Guerres Campagne du Nord-Ouest, Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale
Commandant lieutenant-colonel Jean-François Bédard, CD
Affiche de recrutement du régiment des Voltigeurs lors de la Première Guerre mondiale.

Les Voltigeurs de Québec est un régiment de carabiniers (en anglais rifles). Constitué en 1862, il s'agit du plus ancien régiment canadien-français. Il s'agit d'un régiment d'infanterie de la réserve de l'armée canadienne. Le régiment était basé au manège militaire Voltigeurs de Québec (MMVQ), situé à une centaine de mètres de la Citadelle de Québec et de l'hôtel du Parlement de la Province de Québec, il surplombe les Plaines d'Abraham d'un côté et fait face à la Grande-Allée de l'autre. Les militaires seront relogés temporairement au 835, boulevard Pierre-Bertrand, dans le secteur de Vanier à Québec. Aujourd'hui, les Voltigeurs de Québec sont une unité de réserve de l'infanterie de l'armée de terre. Le Régiment a pour premier commandant Charles-René de Salaberry, fils de Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry.

Leur devise: Force A Superbe, Mercy A Foible (« Force au puissant et pitié au faible »).

Ce régiment participe à la répression du soulèvement métis aussi appelé rébellion du Nord-Ouest de 1885 mené par Louis Riel, revenu en 1884 dans l'actuelle Saskatchewan pour présenter les doléances du peuple métis au gouvernement du Canada. Cette insurrection est écrasée et se conclut par l'arrestation, le procès puis l'exécution de Riel pour haute trahison. Jouissant d'un certain capital de sympathie dans les régions francophones du Canada, sa mort a des répercussions durables sur les relations entre la province de Québec et le Canada anglophone. Durant cette campagne, les Voltigeurs sont cantonnés dans la région de Calgary afin d'y garder la paix. Le bataillon ne participe à aucun combat, mais assure un contact cordial avec la population locale, en particulier les Pieds-Noirs. Au retour à Québec, les officiers du Régiment s’opposent même à la pendaison de Louis Riel.

Les Voltigeurs sont appellés sous les drapeaux pour défendre le Canada contre les attaques des Fénians et plusieurs de ses membres se portent volontaires pour le contingent canadien qui participe à la guerre des Boers. Lors des deux Guerres mondiales, les Voltigeurs sont d’abord assignés à des tâches de protection dans la région de Québec, mais la plupart finissent tôt ou tard par traverser l’Atlantique. Lors de la Première Guerre, il est le seul régiment de la milice mobilisé en entier au Québec. Ses membres sont présents dans tous les bataillons canadiens-français du Corps expéditionnaire, mais ils combattent surtout avec les 14e et 22e bataillons, avec lesquels ils remportent de nombreux honneurs de bataille. Le Régiment est cependant dissout lors de la Deuxième Guerre afin de renflouer les rangs des autres régiments canadiens-français. Les Voltigeurs contribuent ainsi au succès du Royal 22e Régiment en Italie et des Régiments de la Chaudière et de Maisonneuve ainsi que des Fusiliers Mont-Royal dans le Nord-Ouest de l’Europe.

Les Voltigeurs participent aux missions de l’ONU et de l’OTAN depuis la Corée en 1950. Sur une base volontaire, une centaine de soldats servent dans l’un de ces endroits : Afghanistan, Bosnie-Herzégovine, Chypre, Corée, Croatie, Égypte, Golan, Haïti et ex-Yougoslavie. En plus de ces missions, les Voltigeurs offrent leur support aux pouvoirs civils. Ainsi, plus de 100 Voltigeurs sont mobilisés en moins de 12 heures pour venir en aide aux sinistrés lors de la crise du verglas de 1998. Les Voltigeurs se portent aussi volontaires en grand nombre pour la mission canadienne en Afghanistan. Une quinzaine d’entre eux y est allée en 2007-2008 et une vingtaine d'autres est partie en 2009.

Le nom du Régiment rappelle les troupes volontaires levées par Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry au commencement de la Guerre anglo-étatsunienne de 1812-1814 et qui avait largement contribué à repousser les attaques de l'armée étatsunienne dans les Cantons-de-l'Est ; mais c'est à la Bataille de la rivière Châteauguay qu'il s'illustra particulièrement. Le Régiment participe aussi à la protection du pays lors de l'invasion des Féniens (1866 et 1870), à l'expédition du Nil (en) et à la Guerre des Boers (1899).

Les couleurs régimentaires sont la représentation symbolique la plus précieuse d’un régiment, qu’il s’agisse d’un drapeau ou de tambours. On y trouve les insignes d’un régiment ainsi que ses honneurs de bataille. L’importance qu’on leur accorde est un héritage vieux de plusieurs siècles; ainsi, les Voltigeurs qui ont bravé les flammes le 4 avril 2008 pour sauver les tambours régimentaires agissaient sous la même impulsion que Vaudreuil et Lévis, qui, plutôt que de subir le déshonneur de remettre leurs drapeaux à Amherst en 1760, les ont fait disparaître. Les tambours des Voltigeurs sont consacrés par le cardinal Maurice Roy le 29 août 1981.

Le 4 avril 2008, vers 21h38, le Manège Militaire Voltigeurs de Québec (MMVQ) à été majoritairement détruit (80%) par un incendie. Une centaine de pompiers y ont participé. Par chance, plusieurs objets, instruments et documents historique du musée ont été sauvegardés. Le drapeau du régiment, remis aux Voltigeurs par la Société St-Jean-Baptiste avant leur départ pour leur mission mentionnée ci-haut (rébellion du Nord-Ouest), qui se trouvait dans le musée des Voltigeurs, a été épargné par les flammes. De plus, celui flottant à l'entrée principale de la salle d'arme n'a pas non plus été détruit par l'incendie.

Sommaire

[modifier] Notes et références


[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

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