Volterrano

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le peintre italien du XVIIe siècle. Pour l'humaniste italien, voir Raffaello Maffei. Pour le peintre italien du XVIe siècle, voir Daniele da Volterra.
Palais San Clemente, salle de la bibliothèque
Portrait de Giovan Carlo de' Medici à la Galerie Palatine

Volterrano (ou il Volterrano) né Baldassarre Franceschini, (né en 1611 à Volterra, dans la province de Pise en Toscane – mort à Florence en 1689) était un peintre italien du XVIIe siècle, qui se rattache au maniérisme tardif[1] de l'école florentine. Actif à Florence, à Volterra et à Rome, il a été très influencé par Pietro da Cortona.

Biographie[modifier | modifier le code]

Volterrano fait son apprentissage avec son père, sculpteur d'albâtre et étudie avec un artiste de la ville Cosimo Daddi. Son talent reconnu est sous-employé, le marquis Inghirami le place alors à 16 ans, sous le parrainage du peintre Matteo Rosselli comme le sont Francesco Furini et Lorenzo Lippi. En à peine un an, il exécute des fresques comprenant des perspectives et ensuite des travaux pour la famille de Médicis dans la villa Petraia.

En 1652, Filippo Niccolini, projetant d'employer Franceschini sur les fresques de la coupole et de l'abside de sa chapelle dans Santa Croce à Florence, l'expédie en diverses régions de l'Italie pour qu'il améliore son style. Le peintre, dans cette tournée de quelques mois, prend un intérêt certain pour les écoles de Parme et de Bologne et dans le modèle romano-toscan de Pietro da Cortona dont il a fait la connaissance à Rome. Il entreprend à son retour les peintures commissionnées par Niccolini: ce sont ses travaux les meilleurs et les plus connus.

Meilleur peintre à fresque qu'à l'huile, ses travaux dans cette dernière technique ont fréquemment été laissés non finis, bien que certains travaux demeurent : ses images de coffret sont marquées par beaucoup d'invention ; Il a peint une scène d'Elias dormant pour un polyptyque en bois dans l'église de San Giusto à Volterra, des fresques célébrant les ancêtres des Médicis pour la cour intérieure de la villa Petraia, employant les dessins de Giovanni da San Giovanni avant sa mort en 1636 et dont l'influence du modèle décoratif sur son travail à la villa Petraia est sensible. Parmi ses meilleures peintures à l'huile on compte son saint Jean-Baptiste dans l'église de la Santa Chiara à Volterra et la fresque dans la coupole de l'Annunziata à Florence, travail qui l'a occupé pendant deux années vers 1683.

Parmi ces élèves on distingue Massimiliano Soldani-Benzi, Antonio Franchi, Benedetto Orsi, Michelangelo Palloni, Domenico Tempesti et Cosimo Ulivelli.

Il meurt d'une apoplexie le .

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • À la Galerie Palatine du Palais Pitti à Florence :
    • Les fresques de la salle de l'Allégorie,
    • Ecce homo à la salle de l'Aurore (1680-1683),
    • Amore venale e Amore dormente à la salle du Poêle,
    • Portrait de Giovan Carlo de' Medici,
  • San Filippo Neri e gli Angioli, au Palais Niccolini, à l'Oratoire des Vanchetoni,
  • une fresque de la voûte Il Ratto di Elia à l'église Santa Maria Maggiore,
  • Les plafonds de la voûte de la Basilica della Santissima Annunziata, entre 1664 et 1670 :
    • L'Assunta.
    • San Filippo Benizzi
    • San Giovanni Evangelista,
    • la Trinità.
  • les fresques Vigilanza e il Sonnode à la Villa Medicea di Castello,
  • les fresques des ancêtres des Médicis dans la cour de la Villa Medicea La Petraia (1637-1646) nel cortile della villa.
  • la fresque commencée par Giovanni da San Giovanni à l'église San Felice in Piazza, terminée par lui,
  • Les décorations interieures de la Villa Medicea di Poggio Imperiale,
  • San Pietro in gloria, con la Fede, la Speranza e la Carità du plafond de l'église San Pietro à Varlungo,
  • Una burla del pievano Arlotto : Madonna, San Giovanni Evangelista e Pietro d'Alcantara, un retable à l'église Santi Quirico, Lucia e Pietro d'Alcantara de Montelupo Fiorentino,
  • San Ludovico e San Luigi Re di Francia à l'église Sant'Egidio,
  • la Vergine Maria incoronata dalla Trinità e quattro Sibille, dans la coupole de la chapelle Niccolini à l'église Santa Croce,
  • Martirio di Santa Cecilia à l'église San Paolino,
  • Assunzione di Maria à l'église Santa Felicita (1677),
  • Jésus servi par les anges, dessin à la sanguine, rehauts de blanc - 34,2 × 48,4 cm, musée du Louvre, Paris,
  • Tableaux au musée des Beaux-Arts de Bordeaux (huile) :
    • Apollon et Marsyas,
    • Apothéose d'Ovide
    • Moïse devant Pharaon
  • Étude pour le frontispice de l’ouvrage Le Bellezze della città di Firenze, palais des Beaux-Arts de Lille

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Les premiers émois du syndrome de Stendhal que l'auteur français éprouve devant les fresques des Sybilles à Santa Croce.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]