Volontarisme

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En philosophie, le volontarisme est une doctrine qui accorde la primauté à la volonté sur l'intelligence et à l'action sur la pensée intellectuelle. Dans le langage courant, le volontarisme désigne l'attitude de quelqu'un qui pense modifier le cours des événements par sa volonté, et peut à la limite désigner quelqu'un de trop directif ou autoritaire. Il s'oppose à l'intellectualisme.

Ce concept est également utilisé en théologie et en politique.

Philosophie[modifier | modifier le code]

L'idéologie volontariste se réclame de l'héritage individualiste du libéralisme classique. Une partie des volontaristes rejette fondamentalement l'État qu'ils considèrent comme une institution criminelle et comme le premier ennemi de la liberté et des droits naturels. Ils rejettent le système électoral et considèrent que toute forme de pouvoir politique même issu des urnes, viole par essence la souveraineté de l'individu.

Ils soulignent le fondement coercitif de l'impôt ainsi que du monopole de l'État sur la force, la police et l'établissement des lois. On trouve les fondements de la pensée volontariste dans des œuvres telles que le Discours de la servitude volontaire d'Étienne de La Boétie. William Godwin, Lysander Spooner, Henry David Thoreau et Errico Malatesta ont également contribué au développement de la pensée volontariste.

Cette dernière est défendue aux États-Unis par des activistes tels que Carl Watner (éditeur de The Volontaryist), Wendy McElroy et George Smith[Lequel ?].

Une autre partie ne s'oppose pas à l’État, qui peut représenter une aide nécessaire aux fins de mise en place d'un système socialiste, comme la cité utopique que dessine Platon dans sa vision socialiste utopiste. Les socratiques, Platon, Xénophon, Aristote, ne nient pas la nécessité de l'action de l’État et sont de tendance interventionniste. Parallèlement, Aristote et Platon considèrent l'esclavagisme comme nécessaire alors que l'église le condamne. En ce sens, la pensée de l'église va à l'encontre du courant volontariste.

Religion[modifier | modifier le code]

En religion, le scotisme et le pélagianisme sont les deux principaux courants volontaristes. Ce dernier courant a été condamné par l'Église car il minimisait l'importance de la grâce.

Politique[modifier | modifier le code]

Le terme a également une signification politique et sert à désigner l'idée selon laquelle l'action politique serait plus efficace que les actions des acteurs économiques laissés libres. Le député européen Jean-Louis Bourlanges le résume ainsi : « c'est une doctrine singulière qui dispose que la volonté de l'homme l'emporte toujours sur la réalité des choses dès lors qu'elle est affirmée avec éclat[1] ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Expansion, avril 2008.