Vol 550 InexAdria

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Catastrophe de Zagreb
Image illustrative de l'article Vol 550 InexAdria
Caractéristiques de l'accident
Date 10 septembre 1976
Type Collision en vol
Site Au-dessus de Zagreb, Yougoslavie
Passagers 108 + 5
54 + 9
Morts 177 (incluant 1 au sol )
Blessés 0
Survivants 0
0
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareil McDonnell Douglas DC-9
Trident HS 121
Compagnie InexAdria
British Airways
Nº d'identification YU-AJR
G-AWZT
Localisation
Coordonnées 45° 53′ 33″ N 16° 18′ 38″ E / 45.8925, 16.31055645° 53′ 33″ Nord 16° 18′ 38″ Est / 45.8925, 16.310556  

Géolocalisation sur la carte : Croatie (administrative)

(Voir situation sur carte : Croatie (administrative))
Catastrophe de Zagreb

Le vol 550 InexAdria, un DC-9, entra en collision avec le vol 476 British Airways, un Trident HS 121 au-dessus de Zagreb (ex-Yougoslavie, actuelle Croatie), faisant 177 morts le 10 septembre 1976.

Les avions impliqués[modifier | modifier le code]

Collision des aéronefs

L'avion de InexAdria était un DC-9 immatriculé YU-AJR, en provenance de Split, à destination de Cologne, avec à son bord 108 passagers et 5 membres d'équipage. Les passagers étaient des touristes allemands revenant d'un séjour sur la côte adriatique.

L'avion de British Airways était un Trident HS 121, immatriculé G-AWZT, en provenance de Londres, à destination d'Istanbul, avec 54 passagers et 9 membres d'équipage à bord.

Les communications radio[modifier | modifier le code]

Voici un compte-rendu des dernières communications radio entre le contrôle aérien et les avions (les heures sont données en format UTC):

À 10:13:53, le premier contrôleur demande à l'avion britannique, le Trident HS 121, de "Maintenir le niveau de vol à 330 (33000 pieds)" et d'émettre "un rapport au passage au-dessus de Zagreb. Squawk Alpha 2332". L'avion obéit à l'ordre.

À 10:14:04, le DC-9 d'InexAdria appelle et informe le second contrôleur qu'ils sont "à 325 passage sur Zagreb au Un Quatre". Cela signifie qu'ils ont franchi la barre des 32500 pieds et qu'ils montent.

Ceci alarme le second contrôleur qui demande aussitôt au DC-9 "Quel est votre niveau actuel ?"

À 10:14:17, l'équipage d'InexAdria répond "327 (32700 pieds)."

À 10:14:22, le contrôleur répond "Maintenez-vous à ce niveau et faites un rapport à la hauteur de Zagreb", en espérant que les deux points sur son écran radar, sur le point de fusionner, ne se rejoignent pas. Le DC-9 redemande "Quelle hauteur ?"

À 10:14:29, le contrôleur indique au DC-9 "La hauteur que vous gagnez actuellement car vous avez un avion en face de vous au 335, de gauche à droite." L'équipage répond "OK, nous allons rester précisément à 330 (33000 pieds)."

À 10:14:48, les points sur l'écran radar fusionnent. Le contrôleur appelle alors le DC-9, sans aucune réponse.

Le choc[modifier | modifier le code]

Mémorial à Zagreb

À 10:14:48, l'aile gauche du DC-9 accrocha le nez du Trident HS 121, tuant sur le coup les pilotes britanniques et dépressurisant la cabine. L'aile s'arracha aussitôt, et le DC9 piqua vers le sol et s'écrasa à proximité du village de Vrolec, près de Zagreb.

À bord du Trident, les passagers périrent d'asphyxie en quelques minutes. L'avion finit par s'écraser au sol cinq minutes après le choc.

Dans cet accident, 176 personnes périrent plus 1 personne au sol. Un mémorial fut érigé en l'honneur des victimes à Zagreb.

Les causes[modifier | modifier le code]

L'ironie du sort est que si le contrôleur aérien n'avait pas demandé au DC-9 de maintenir sa hauteur de vol, l'accident n'aurait pas eu lieu. Il apparaît que le contrôleur a échangé en croate avec le DC-9 en lieu et place de l'anglais, ce qui a lésé le Trident de British Airways dans le sens que ce dernier aurait pu obtenir des informations sur ce qui allait se passer, et réagir en conséquence.

Cinq contrôleurs et deux superviseurs furent arrêtés, puis relâchés, sauf Gradimir Tasic, le contrôleur qui avait échangé avec le DC-9. Tasic fut initialement condamné à sept ans de prison, mais il fut relâché après que des contrôleurs aériens un peu partout dans le monde demandèrent sa mise en liberté.

On montra que Tasic avait été surchargé de travail ce jour-là, car il aurait du y avoir deux contrôleurs à Zagreb.

Articles connexes[modifier | modifier le code]