Vol 522 Helios Airways

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vol 522 Helios Airways
Image illustrative de l'article Vol 522 Helios Airways
Caractéristiques de l'accident
Date 14 août 2005
Type Dépressurisation
Site Près de Varnavas (Grèce)
Passagers 115
Membres d'équipage 6
Morts 121
Blessés 0
Survivants 0
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareil Boeing 737
Compagnie Helios Airways
Nº d'identification 5B-DBY
Localisation
Coordonnées 38° 13′ 54″ N 23° 58′ 13″ E / 38.231567, 23.970233 ()38° 13′ 54″ Nord 23° 58′ 13″ Est / 38.231567, 23.970233 ()  

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)
Vol 522 Helios Airways

Le vol Helios Airways 522 (ZU-522) était un Boeing 737-31S de la compagnie chypriote Helios Airways qui s'est écrasé le 14 août 2005 à 12:04 heure locale à Varnavas, au nord de la ville de Marathon en Grèce. 121 personnes y ont trouvé la mort.

La catastrophe[modifier | modifier le code]

Carte du vol 522

Les 115 passagers (dont 21 enfants entre 4 et 16 ans) et les 6 membres d'équipage embarquent à l'aéroport de Larnaca à Chypre le matin du 14 août 2005. L'avion doit rallier Prague, en République tchèque, à 13h04 après une escale à Athènes. Il décolle à 9h04 heure locale (soit 6h04 GMT).

Quelques heures avant le décollage avait eu lieu un test sur une porte laissant échapper de l'air au cours duquel le pressurisateur avait été mis sur manuel mais n'avait pas été remis en mode automatique après que le test a été terminé. Peu après le décollage, une alarme que les pilotes identifient comme une alarme de configuration décollage se déclenche, ce qui plonge l'équipage en pleine confusion car cette alarme ne se déclenche qu'au sol. Elle est suivie de l'alarme « master caution ». Les pilotes avertissent le sol mais vers 10h, l'aéroport d'Athènes n'arrive pas à établir le contact avec l'appareil. Craignant un possible détournement et un risque d'attentat, deux F-16 grecs sont envoyés en reconnaissance et le localisent volant au-dessus de l'Eubée. Ils ne peuvent entrer en contact avec l'avion mais aperçoivent le copilote plié en deux dans la cabine de pilotage. Les passagers, eux, semblent inertes. Les masques à oxygène sont descendus en cabine. Cependant aucune trace du commandant de bord. Celui-ci est en fait affalé sur le sol, invisible pour les pilotes des F-16. Vers 11H49, les pilotes militaires voient une personne entrer dans le cockpit et s'installer aux commandes. Par signes le pilote du F-16 lui demande « Pouvez vous continuer à voler ? ». Il répond négativement. À ce moment-là, le réacteur gauche s'arrête, bientôt suivi du réacteur droit.

À 12h04 heure locale (9h04 GMT), l'avion s'écrase, toujours escorté, sur une zone non habitée, dans des montagnes arides à moins d'un kilomètre de Varnavas, à 40 km d'Athènes.

Il n'y a aucun survivant. 90 corps sont retrouvés pour la plupart partiellement calcinés.

L'enquête[modifier | modifier le code]

Après analyse des boîtes noires, il apparaîtrait que le crash de l'avion soit dû à un défaut de pressurisation de l'appareil. Au fur et à mesure de l'ascension de l'avion l'oxygène est venu à manquer. Les masques jaunes en cabine se sont déroulés automatiquement. Les pilotes, ayant leurs capacités diminuées par le manque d'oxygène (hypoxie), ont confondu l'alarme de dépressurisation et celle de configuration décollage, ils n'ont pas mis leurs masques, car ces derniers ne sortent pas automatiquement, et ont continué leur ascension ce qui a mené à leur évanouissement laissant ainsi l'avion voler seul sur pilote automatique. Une vérification des jauges de pression extérieures et en cabine aurait pu éviter cette catastrophe.

L'autonomie des masques à oxygène n'étant suffisante que pour la durée d'une descente d'urgence (12 minutes), il semblerait que la plupart des passagers soient tombés dans le coma. Les autopsies pratiquées révélèrent qu'ils étaient vivants au moment de l'impact. Des témoins, sur place, ont vu des passagers qui portaient encore leur masque à oxygène.

Quelques jours avant le crash, une des portes de l'avion s'était mise à trembler en vol et de la glace avait été remarquée sur la poignée. Le jour du crash, des mécaniciens ont fait un test de pressurisation et ont placé la manette de pressurisation sur manuel (ce qui permet de pressuriser la cabine avec les moteurs éteints). Mais une fois le test terminé, ils ne l'ont pas remise sur automatique. Lors de son ascension, l'avion n'a pas été pressurisé et l'oxygène est venu à manquer. L'avion qui était sur pilote automatique s'est écrasé après avoir épuisé ses réserves de carburant.

Il apparait que la personne qui s'est installée aux commandes était Andreas Prodromou, un steward en formation de pilote. Il a envoyé cinq Mayday à la radio mais celle-ci était probablement encore branchée sur Larnaca, l'aéroport de départ. Il a pu rester conscient plus longtemps vu qu'il disposait de bouteilles à oxygène d'une plus grande autonomie. Il n'a pas été initialement prévu qu'il soit sur ce vol. Il a en effet rejoint l'équipage pour pouvoir passer du temps avec sa petite amie, une collègue hôtesse de l'air.

Le contact radio avec la maintenance au sol a été établi par le commandant de bord, germanophone, et non par le copilote, hellénophone, interdisant, par là, tout concours des agents de maintenance, eux-mêmes hellénophones.

Informations démenties[modifier | modifier le code]

  • Les premiers communiqués localisaient le crash sur une montagne de la presqu'île d'Eubée, comme la tour de contrôle de l'aéroport d'Athènes l'avait indiqué dans un premier temps.
  • Un SMS prétendument envoyé par un des passagers à son cousin indiquait que les pilotes étaient bleus, inconscients et que les passagers étaient frigorifiés. Ce SMS s'est révélé être un canular.

Médias[modifier | modifier le code]

L'accident a fait l'objet d'un épisode dans la série télé Mayday : Alerte maximum

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Helios5-dby.jpg

Liens externes[modifier | modifier le code]