Vol 114 Libyan Arab Airlines

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Vol 114 Libyan Arab Airlines
Vue d'artiste du Libyan Arab Airlines Vol 114 et de deux avions F4 Phantom II israéliens.
Vue d'artiste du Libyan Arab Airlines Vol 114 et de deux avions F4 Phantom II israéliens.
Caractéristiques de l'accident
Date 21 février 1973
Type Abattu
Site Au-dessus de la Péninsule du Sinaï
Passagers 104
Membres d'équipage 9
Morts 108
Blessés 5
Survivants 5
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareil Boeing 727-224
Compagnie Libyan Arab Airlines
Coordonnées 30° 21′ N 32° 41′ E / 30.3444, 32.676130° 21′ Nord 32° 41′ Est / 30.3444, 32.6761  

Géolocalisation sur la carte : Monde

(Voir situation sur carte : Monde)
Vol 114 Libyan Arab Airlines

Le Vol 114 Libyan Arab Airlines était un vol régulier de Tripoli au Caire par l'intermédiaire de Benghazi. L'avion de ligne est abattu par des avions de combat israéliens le 21 février 1973.

L'accident aérien[modifier | modifier le code]

À 10 h 30, le 21 février 1973, le Boeing 727-224 quitte Tripoli et se perd en raison de la combinaison d'un mauvais temps et d'une défaillance matérielle vers le nord de l'Égypte à 13 h 44 heure locale. Il entre dans l'espace aérien sous contrôle israélien dans la péninsule du Sinaï et est intercepté par deux avions F4 Phantom II après avoir refusé d'atterrir[1]. L'avion était piloté par un capitaine et ingénieur de vol français et un copilote libyen en vertu d'un arrangement contractuel entre Air France et la Libyan Arab Airlines.

Après une brève escale à Benghazi dans l'est de la Libye, le Vol 114 avait continué sa route pour le Caire avec 113 personnes à bord. Se dirigeant vers Tel Aviv, le pilote et le copilote ont ignoré les tentatives de contact visuel des chasseurs israéliens ainsi que les tirs de semonce. Sur les 113 personnes à bord, on dénombra 5 survivants[2].

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

Les Nations Unies n'ont pris aucune mesure contre Israël. Les 30 pays membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) ainsi que les États-Unis ont condamné les tirs ayant entrainé l'accident, réfutant la déclaration officielle israélienne[3]. Le ministre de la défense israélien Moshe Dayan déclare que l'accident est le résultat d'une « erreur de jugement » et Israël a par conséquent payé des compensations aux familles des victimes[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aerial intrusions by Civil and Military Aircraft in a Time of Peace". Military Law Review (Judge Advocate General's School, U.S. Army) 107: 255-303. p. 288
  2. http://www.airsafe.com/events/models/b727.htm consulté le 22 février 2012
  3. Aerial intrusions by Civil and Military Aircraft in a Time of Peace Phelps, John Maj. Military Law Review Vol 107 Hiver 1985, page 290
  4. David Gero, Aviation Disasters: The World's Major Civil Airliner Crashes Since 1940 (4e Édition), pp. 116-117 (ISBN 0750931469)