Voie lactée
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| Données d'observation Époque J2000.0 |
|
|---|---|
| Ascension droite | 17h 45m 39.9s[1] |
| Déclinaison | -29° 00′ 28″[1] |
| Coordonnées galactiques | l=0,00, b=0,00[1] |
| Constellation | Sagittaire[2] |
| Vitesse radiale | +16[3] km/s |
| Absorption d'avant-plan (V) | 30 environ[4] |
| Type | S(B)bc I-II |
| Magnitude absolue (V) | -20,9 |
| Module de distance | 14,51±0,14 kpc |
| Distance | 8,0±0,5 kpc |
| Distance au centre de masse du Groupe Local | 460 kpc |
| Découvreur | Harlow Shapley, Jan Oort & Bertil Lindblad[5] |
| Date de découverte | 1918-1928 |
| Masse | (1,8 à 3,7)×1011 M⊙ |
| Masse d'hydrogène atomique (HI) | 4×109 M⊙ |
| Masse d'hydrogène ionisé (HII) | 8,4×107 M⊙ |
| Masse d'hydrogène moléculaire (H2) | 3×108 M⊙ |
| Masse du noyau | 3,5×106 M⊙ |
| Nombre d'amas globulaires | 160±20 |
| Nombre de nébuleuses planétaires | 7200±1800 |
| Taux de novae (par an) | 20 |
| Abondance d'oxygène (12 + log(O/H)) | 8,7 (voisinage solaire) |
| Abondance de fer ([Fe/H]) | +0,06 |
La Voie lactée (appelée aussi « notre galaxie », ou parfois simplement « la Galaxie », avec une majuscule) est le nom de la galaxie dans laquelle se situent le Système solaire où vit l’humanité, ainsi que toutes les étoiles visibles à l’œil nu. Elle est partiellement visible dans de bonnes conditions d’observations (absence de pollution lumineuse), notamment sous les tropiques, sous la forme d’une bande plus claire dans le ciel nocturne, la « voie lactée ». Comme nous sommes en son sein, il est difficile de connaître sa forme exacte, mais l’on sait que sa forme est assez semblable à celle de la Galaxie d’Andromède. Il s'agit donc d'une galaxie spirale, mais il est difficile d'établir s'il s'agit d'une galaxie spirale ordinaire ou d'une galaxie spirale barrée, son noyau présentant une barre de faible extension découverte en 1991. Le type de spirale (a, b ou c selon le degré d'ouverture des bras) est lui aussi difficile à déterminer du fait que nous n'avons pas de vue externe de notre Galaxie. Divers arguments favorisent des bras plutôt fermés (b) ou plutôt ouvers (c) aussi son type est-il considéré comme étant S(B)bc.
En tout état de cause, sa forme générale est un disque de 25 000 pc de diamètre comportant un bulbe central, lui-même entouré d’un halo sphérique de faible densité de 30 kpc de diamètre. Elle contient entre 200 et 400 milliards d’étoiles, dont le Soleil[6], pour une masse totale évaluée de l'ordre de plusieurs centaines de milliards de masses solaires.
Le mot « galaxie » est emprunté au latin galaxias, lui-même emprunté au grec γαλαξίας « voie lactée ». La dénomination « voie lactée » désignait d’abord uniquement la partie observable à l’œil nu de notre galaxie qui crée la bande blanchâtre tracée dans le ciel nocturne par le disque galactique, mais elle est maintenant fréquemment utilisée pour désigner toute notre galaxie : elle s’écrit alors « Voie lactée » avec une majuscule, comme la Galaxie (notre galaxie) ou le Soleil (notre soleil).
Sommaire |
[modifier] Observations et découvertes
L’observation à l'œil nu de la Voie lactée ne permet de distinguer qu'une très faible partie des étoiles dont elle se compose. Avec sa lunette astronomique, Galilée découvrit dès 1610 que la Voie lactée était un nuage très dense d'étoiles. En 1750, le savant Thomas Wright, dans son ouvrage An Original Theory or New Hypothesis of the Universe, imagina qu'elle formait un nuage aplati, disque parsemé d'étoiles parmi lesquelles se trouvait le Soleil. La preuve que les étoiles de notre galaxie sont des objets semblables au Soleil (et donc considérablement plus éloignés étant donné leur faible éclat) date du XIXe siècle avec les observations de l'astronome allemand Friedrich Bessel.
La première tentative de décrire la forme de la Voie lactée et la position du Soleil au sein de celle-ci fut effectuée par William Herschel en 1785 en dénombrant les étoiles dans différentes régions du ciel. Malheureusement, ne connaissant pas leur distance, il supposa que toutes les étoiles avaient une même luminosité intrinsèque et que leur distance décroissait en proportion de leur magnitude apparente. En utilisant un raffinement de cette méthode, Jacobus Kapteyn arriva en 1920 à l'image d'une petite galaxie elliptique d'environ 15 kiloparsecs de diamètre, avec le Soleil près du centre.
Les premiers travaux quantitatifs relatifs à la structure détaillée de notre Galaxie remontent à 1918 avec Harlow Shapley. En étudiant la répartition sur la sphère céleste des amas globulaires il parvint à l'image selon laquelle notre Galaxie était une structure symétrique de part et d'autre de son disque visible, et que son centre était situé dans la direction de la constellation du Sagittaire aux coordonnées approximatives de 17h 30m et -30°. Ainsi était-il établi que le Soleil ne pouvait être situé au centre de la Voie Lactée[7]. Shapley est de ce fait considéré comme l'auteur d'une seconde révolution copernicienne. Dans son analyse, Shapley put estimer l'ordre de grandeur aujourd'hui admis pour l'extension de la Voie lactée : plusieurs dizaines de milliers de parsecs. Une dizaines d'années plus tard, Bertil Lindblad[8] puis Jan Oort[9] montrèrent indépendamment que les étoiles de la Voie lactée tournaient autur du centre, mais selon une rotation différentielle (c'est-à-dire que leur période orbitale dépendait de leur distance au centre), et que amas globulaire et certaines étoiles ne tournaient pas à la même vitesse que le disque lui-même, suggérant fortement une structure en spirale.
En 1944, Hendrik van de Hulst prédit l'existence d'un rayonnement micro-onde à une longueur d'onde de 21 centimètres, résultant de la présence d'hydrogène atomique dans le milieu interstellaire ; ce rayonnement fut observé en 1951 par Edward Mills Purcell et Harold Ewen. Ce rayonnement a grandement amélioré les possibilités d'étude de notre galaxie puisqu'il n'est pas affecté par l'absorption de la poussière et son effet Doppler peut être employé pour cartographier le mouvement du gaz dans la galaxie. Ces observations ont conduit à l'hypothèse d'une structure rotative en forme de barre au centre de notre galaxie. L'amélioration des radiotélescopes a permis la détection de ce gaz dans d'autres galaxies.
[modifier] Observation à l'œil nu
Visible depuis la Terre sous la forme d'une bande blanchâtre traversant la voute céleste, le phénomène visuel de la Voie Lactée provient en majeure partie des étoiles et du gaz la composant. Si le nombre d'étoiles visible à l'œil nu est faible (quelques milliers au plus dans de bonnes conditions d'observations), le nombre d'étoiles résolues augmente considérablement à l'aide d'un instrument d'observation (lunette astronomique ou télescope).
Le plan de la Voie lactée n'est pas aligné avec celui de l'écliptique, mais incliné à environ 60°. Les deux s'intersectent au niveau des constellations des Gémeaux et, à l'oposé, du Sagittaire. La portion la plus épaisse de la Voie lactée est située dans le Sagittaire, correspondant au renflement du bulbe galactique, entourant le centre galactique. Le fait que la Voie Lactée divise le ciel nocturne en deux hémisphères quasi-égaux prouve que le système solaire est proche du plan galactique, conclusion pour la première fois trouvée par Harlow Shapley en 1918. Les autres constellations traversées par la voile lactée, sont, d'est en ouest partant des Gémeaux :
- Orion
- Le Taureau
- Le Cocher
- Persée
- Andromède
- Cassiopée
- Céphée
- Le Lézard
- Le Cygne
- La Lyre
- Le Petit Renard
- La Flèche
- L'Aigle
- Ophiuchus
- Le Serpent
- L'Écu de Sobieski
pour la partie au nord de l'écliptique
Ayant une magnitude surfacique assez faible, il est en effet difficile, voire impossible, de l'observer à l'œil nu dans une zone urbaine souffrant de pollution lumineuse.
[modifier] Interprétations mythologiques
[modifier] Structure et composition
Les observations du télescope spatial Spitzer datant de 2005 ont permis de réunir des preuves suggérant que la Voie lactée est une galaxie spirale barrée. Elle consiste en un noyau en forme de barre entouré par un disque de gaz, de poussières, et d'étoiles. Le disque galactique présente certaines structures de bras formant approximativement une spirale logarithmique. La distribution de masse à l'intérieur de la Galaxie ressemble fortement à celle d'une galaxie de type SBc, dans la classification de Hubble. Ce genre de galaxie présente en effet des bras vaguement morcelés. Ce fut seulement dans les années 1980 que les astronomes ont commencé a suspecter la Voie lactée d'être une galaxie spirale barrée plutôt qu'une spirale ordinaire, ce que le télescope spatial Spitzer a confirmé en 2005, montrant que la barre centrale de la Galaxie était plus grande que prévu. Cela plaide en faveur d'un classement du type SBbc. En 1970, Gérard de Vaucouleurs avait prédit que la Voie lactée était de type SAB(rs)bc, le « rs » indiquant la présence d'un anneau discontinu autour de la région centrale.
En 2006, la masse de la Voie lactée est estimée à 5,8 x 1011 M☉, étant composée de 200 à 400 milliards d'étoiles. Sa magnitude visuelle intégrée absolue a été estimée à -20,9. On pense que la plupart de la masse de la Galaxie (83 %) provient de la matière noire environnante. Celle-ci forme un halo galactique relativement homogène d'une masse estimée entre 600 et 3000 masses solaire.
[modifier] Le centre galactique
Le diamètre du disque galactique, qui présente un renflement en son centre, est de 70 000 à 100 000 années-lumière. La distance séparant le centre du Soleil est à présent estimée à 26 000 ± 1400 années-lumière. En effet, on pensait autrefois que cette distance était de 35 000 années-lumière.
Le centre galactique abrite un objet compact de très grande masse (nommé Sagittarius A*) qui est très probablement un trou noir supermassif. D’ailleurs, on pense que la plupart des galaxies contiennent un tel trou noir en leur centre.
La barre de la Galaxie est d’une longueur d’environ 27 000 années-lumière et est placée à 44 ± 10° par rapport au segment Soleil - centre galactique. Il est principalement composé d’anciennes étoiles rouges, à savoir des naines et des géantes rouges). Cette barre est entourée par un anneau appelé « l’anneau de 5 kpc ». Celui-ci contient une grande partie de l’hydrogène moléculaire présent de la Galaxie et est sans doute la partie la plus active concernant la formation d’étoiles. Vu depuis la galaxie d'Andromède, ce serait l’élément le plus brillant de notre galaxie.
[modifier] Les bras spiraux
Chaque bras décrit une spirale logarithmique (comme toutes les galaxies spirales) d’environ 12 degrés. Il y aurait quatre bras majeurs partant de centre de la Galaxie. En dehors des bras spiraux, il y a aussi l’Anneau extérieur ou l’Anneau de la Licorne, un anneau d’étoiles autour de la Voie lactée, comme le suggèrent les astronomes Brian Yanny et Heidi Jo Newberg, qui se composent de gaz et d’étoiles arrachées à d’autres galaxies, il y a quelques milliards d’années.
| Couleur | Bras |
|---|---|
| Cyan | Bras de Persée |
| Mauve | Bras de la Règle et du Cygne (avec une extension nouvellement découverte) |
| Vert | Bras Écu-Croix |
| Rose | Bras Sagittaire-Carène |
| Il existe au moins deux petits bras ou aux embranchements, y compris : | |
| Orange | Bras d'Orion (qui contient notre système solaire) |
Comme cela est souvent le cas pour de nombreuses galaxies, la distribution de la masse au sein de la Voie lactée est telle que la vitesse orbitale de nombreuses étoiles de la Galaxie ne dépend pas fortement de leur éloignement avec le centre. Loin du bulbe central ou de la jante extérieure, la vélocité stellaire typique est entre 210 et 240 km/s. Ainsi, la période orbitale de l’étoile est directement proportionnelle à la longueur du chemin parcouru. Ce n’est pas comme dans le système solaire, où les différentes orbites sont censées avoir une vélocité propre. Cela est une preuve majeure en faveur de l’existence de la matière noire. Un autre aspect intéressant est le problème dit du « Wind-up » concernant les bras spiraux. Si l'on estime que les régions intérieures du bras tournent plus vite que la partie extérieure, alors la structure en spirale sera fortement amincie à cause de cette torsion. Mais les observations confirment que ce n’est pas le cas ; de ce fait, les astronomes proposent que la forme des bras spiraux résulte d’une vague de densité de matière provenant du centre galactique. Ce phénomène peut être comparé à un embouteillage sur l’autoroute — toutes les voitures sont en mouvement, mais il y a des régions ou la circulation est plus lente.
[modifier] Le halo
Le halo galactique est la composante sphéroïdale de notre galaxie située au-delà du bulbe ; il représente 20 à 25 % de la masse galactique et est peuplé d’étoiles âgées de population II et d’une quantité importante de poussière et de gaz interstellaire, sur lesquelles se diffracte ou réfléchit la lumière émise par les bien plus nombreuses étoiles du bulbe. Une quantité importante de cette matière interstellaire provient de l’explosion d'anciennes supernovae dans cette région.
[modifier] Rotation galactique
Les vitesses spatiales des étoiles sont déterminées :
- le long de la ligne de visée par leur vitesse radiale, dont la valeur est fournie par le déplacement des raies spectrales (mesure de l’effet Doppler-Fizeau) ;
- sur le plan tangent du ciel par les variations de l’ascension droite et de la déclinaison des étoiles sur de longues périodes (mesure des mouvements propres) ; la distance, mesurée par la parallaxe, permet de calculer les composantes de la vitesse tangentielle à partir des mouvements propres.
L’étude de ces vitesses montre que l’ensemble de notre galaxie est en rotation autour de son centre de masse, appelé centre galactique.
Les vitesses des différents objets se décomposent en :
- une vitesse de rotation circulaire autour du centre galactique, qui ne dépend que de la distance au centre galactique ;
- une vitesse de mouvement propre ; la vitesse particulière du Soleil est considérée par rapport à un ensemble d'étoiles voisines, appelé centre local des vitesses : elle est de 19,5 km/s vers la constellation d’Hercule (α=18h, δ=30°).
Les objets du halo ont une rotation lente et des orbites excentriques, alors que ceux du disque tournent rapidement. La partie située à moins de 600 pc du centre galactique semble même tourner de façon solidaire à une vitesse angulaire uniforme, donc avec une vitesse linéaire proportionnelle à la distance du centre de notre galaxie.
Dans le reste du disque, où se trouve le Soleil, la vitesse angulaire des objets décroît tellement vite que la vitesse linéaire de rotation reste quasiment égale à 220 km/s depuis 1 kpc du centre jusqu'à 15 kpc.
Ainsi, si la période de révolution galactique du Soleil, situé à 8,6 kpc[10] du centre galactique, est évaluée à 226 millions d’années, une étoile située à 1 kpc fera le tour de notre galaxie en 26 millions d’années seulement. Le système solaire aurait donc effectué entre 20 et 21 révolutions galactiques depuis sa formation voici 4,55 milliards d’années.
[modifier] Positions
[modifier] Le Soleil dans notre galaxie
Le Soleil se trouve proche de la périphérie à environ 8 600 parsecs[10] du centre galactique, mais à seulement 15 parsecs du plan équatorial.
| Ascension droite | Déclinaison | Distance depuis le Soleil | |
|---|---|---|---|
| Position du centre galactique | 17 h 45,6 min | −28° 56’ | ≈ 8,6 kpc (époque J2000.0) |
| Direction du nord galactique | 12 h 51,42 min | +27° 7,8’ |
[modifier] Notre Galaxie dans l’Univers
La Voie lactée appartient à un groupe de galaxies simplement appelé Groupe Local, qui comprend deux grandes galaxies (la Voie lactée et M31, la galaxie d'Andromède), quelques objets internédiaires et plus de 25 galaxies naines. Le Groupe Local est organisé suivant deux sous-groupes, chacun centré sur la Voie lactée de M31 respectivement.
La galaxie d’Andromède est la grande galaxie la plus proche de notre galaxie, à environ 2,9 millions d’années lumière mais il y a beaucoup de petites galaxies très proches. Nombre de galaxies naines du groupe local sont des satellites ou des compagnons de la Voie lactée. La plus proche de toutes est la galaxie du Grand Chien, située à environ 25 000 années-lumière de nous et à 42 000 années-lumière du centre galactique, suivie respectivement par la galaxie du Sagittaire à 80 000 années-lumière, puis par le Grand Nuage de Magellan et le Petit Nuage de Magellan à 179 000 et 210 000 années-lumière respectivement.
Il est fort probable que notre galaxie ait « avalé » une galaxie assez récemment dans son histoire, la Galaxie du Sagittaire ; mais cette collision, dont l’étude est en cours, n’est pas encore bien modélisée. Notre Galaxie est également en orbite très elliptique autour de la galaxie d’Andromède avec laquelle elle devrait fusionner dans quelques milliards d’années. Cette future galaxie a déjà été baptisée : Milkomeda (de Milk : lait — en référence à Milky Way, i.e. la Voie lactée — et Meda — en référence à Andromeda).
Le Groupe local fait lui même partie d'une structure plus vaste, un amas de galaxies appelé amas de la Vierge. Cette amas est lui même au centre d'une structure plus large, un superamas, appelé pour cette raison superamas de la Vierge, ou superamas local, de façon à limiter les rsiques de confusion entre amas et superamas de la Vierge. D'autres groupes de galaxies de l'amas de la Vierge sont voisins du Groupe Local, parmi lesquels, le groupe IC342/Maffei, le groupe de M81 et le groupe du Sculpteur.
Comme dans les autres galaxies, il se produit des supernovae à intervalles irréguliers. Si elles ne sont pas trop obscurcies par la matière interstellaire, elles peuvent devenir plus visibles que toutes les autres étoiles de la galaxie hôte. Huit événements de ce type ont été relatés par les astronomes des siècles passés et réinterprétés dans le courant du XXe siècle. Les explosions de ces supernovae historiques ont été vues en 185, 185, 386, 393, 1006, 1181, 1572, 1604. La plus connue d'entre elle est celle de l'an 1054 qui a donné naissance à la Nébuleuse du Crabe, mais elle n'a sans doute pas été la plus brillante. C'est sans doute celle de l'an 1006 (ou éventuellement de l'an 185) qui peut prétendre à ce titre.
Aucune supernova n’a été observée dans notre galaxie depuis l’invention de la lunette astronomique, ce qui contraste avec le taux estimé de supernovae dans notre Galaxie, de l'ordre de trois par siècle. La dernière supernova observée (par Kepler) se produisit en 1604 dans la galaxie Ophiuchus. Une autre supernova plus récente date de la seconde moitié du XVIIe siècle mais n’a pas été détectée par les astronomes de l’époque. Son rémanent, Cas A, n’a été découvert qu’au milieu du XXe siècle dans le domaine radio. Un rémanent encore plus jeune, SNR G1.9+0.3 a été daté en 2008. Il est âgé d'environ 140 ans, l'explosion de l'étoile qui lui a donné naissance ayant eu lieu, vue depuis la Terre, vers 1870.
[modifier] La voie lactée dans l'art
- La Voie lactée est un long poème de Théodore de Banville chantant la gloire des poètes (dans le recueil Les Cariatides publié en 1843)
- Voie lactée est un poème de Guillaume Apollinaire (dans le recueil Alcools publié en 1913)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes
- ↑ a b c Coordonnées correspondant par convention au centre galactique
- ↑ Pour le centre galactique
- ↑ Vitesse radiale du centre galactique par rapport au Soleil
- ↑ En direction du centre galactique
- ↑ Pour ce qui concerne la structure générale la de Voie lactée et la position du Soleil dans celle-ci
- ↑ Compte-tenu de la position très excentrée du Système solaire, les étoiles les plus éloignées de notre galaxie sont distantes d’environ 24 kpc ; alors que l’étoile la plus proche du Soleil, Proxima Centauri, se trouve à 1,3 pc.
- ↑ (en) Harlow Shapley, Studies based on the colors and magnitudes in stellar clusters. VII. The distances, distribution in space, and dimensions of 69 globular clusters, Astrophysical Journal, 48, 154-181 (1918) Voir en ligne ; (en) Harlow Shapley, Globular Clusters and the Structure of the Galactic System, Publications of the Astronomical Society of the Pacific, 30, 42-54 (1918) Voir en ligne.
- ↑ (en) Bertil Lindblad, On the state of motion in the galactic system, Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, 87, 553-564 (1927) Voir en ligne.
- ↑ (en) Jan Oort, Observational evidence confirming Lindblad's hypothesis of a rotation of the galactic system, Bulletin of the Astronomical Institutes of the Netherlands, 3, 275-282 (1927) Voir en ligne ; (en) Jan Oort, Dynamics of the galactic system in the vicinity of the Sun, Bulletin of the Astronomical Institutes of the Netherlands, 4, 269-284 (1928) Voir en ligne.
- ↑ a b Cette distance de 8,6 kpc a été confirmée récemment par les mesures d’Hipparcos, le satellite astrométrique de l’ESA.
[modifier] Articles connexes
- Galaxie
- Monde (univers)
- Sagittarius A*
- Univers
- Radiotélescope
- Interprétations mythologiques de la Voie lactée
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