Vladimir Potanine

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Vladimir Potanine

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Vladimir Potanine en 2003

Nom de naissance Vladimir Olegovitch Potanine
Naissance
Moscou, RSFS de Russie, Union soviétique
Nationalité Drapeau de Russie Russe
Profession Économiste (commerce extérieur)
Autres activités
Premier vice Premier ministre de la Fédération de Russie (1996-1997).
Distinctions
Officier de l’Ordre français des arts et des lettres
Ordre russe des mérites pour la Patrie (IVe classe = Chevalier)
Autres distinctions russes d’État et de l’Église orthodoxe
Famille
Épouse : Natalia Potanina ()
3 enfants :
Nastia (),
Yvan (),
Vassili

Vladimir Olegovitch Potanine (en russe : Владимир Олегович Потанин) né le à Moscou (RSFSR, URSS) est un homme d’affaires, personnalité politique et un mécène russe. Ancien Premier vice Premier ministre de la Fédération de Russie.

Ayant fait son énorme fortune dans les années 1990 après la chute de l’URSS, Potanine fait partie de ce l’on appelle en Russie les "oligarques" et des gens les plus riches du monde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les années de formation : 1978-1983[modifier | modifier le code]

En 1978, Vladimir Potanine entre dans le prestigieux Institut d'État des relations internationales de Moscou auprès du Ministère des affaires étrangères de l’URSS (MGIMO MID SSSR – МГИМО МИД СССР) (équivalent soviétique de l’ENA). Il fait ses études supérieures à la Faculté des Relations économiques internationales (MEO – МЭО) et se perfectionne en français et anglais.

À la sortie en 1983 du MGIMO Vladimir Potanine intègre la Centrale d’achats "Soyuzpromexport", une structure commerciale émanant du Ministère du commerce extérieur de l’URSS où il travaille jusqu’en 1990 en grimpant les échelons et en se constituant un réseau professionnel.

Premiers succès dans le privé[modifier | modifier le code]

À l’époque de la perestroïka Potanine saisit l’opportunité pour quitter l'appareil d'État de commerce extérieur et se lancer, parmi les tout premiers, dans le secteur privé naissant. En 1990, grâce aux relations de son père, il réussit à créer une association privée de commerce extérieur Interros.

Entre 1992 et 1993 Vladimir Potanine est le vice-président et ensuite président de la banque privée russe Compagnie internationale financière.

En 1993 – président de la banque privée russe « Onexim » (« Unexim »), président du Conseil des directeurs de la banque privée russe « Compagnie internationale financière ».

En 1993 avec son compatriote et partenaire Mikhail Prokhorov, Potanine fait l'acquisition de MMC Norilsk Nickel grâce à la Onexim Bank, profitant comme tous les "oligarques" russes actuels de la privatisation de nombreuses entreprises et conglomérats russes après le démantèlement de l'URSS. Il tire ainsi sa fortune de son investissement dans le géant russe du nickel MMC Norilsk Nickel.

Au gouvernement de Russie[modifier | modifier le code]

Du 14 août 1996 au 17 mars 1997, Potanine a été le Premier vice Premier ministre de la Fédération de Russie (gouvernement de Viktor Tchernomyrdine) chargé des questions économiques. Il fait alors parti des « sept banquiers », ou « oligarques », un clan d'hommes d'affaires qui entretient une influence décisive sur la politique russe durant les années Boris Eltsine.

Activités annexes[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des « oligarques » russes, Vladimir Potanine mène une multitude d’activités annexes qui sont difficiles à recenser d’une manière exhaustive. La seule règle qui doit être respectée dans le régime russe actuel par tout "oligarque" qui ne veut pas suivre la mauvaise fortune de Mikhaïl Khodorkovski, c’est de ne pas se mêler directement de la vraie grande politique.

Vladimir Potanine fait partie du Présidium (bureau) du Conseil d’Administration de l’Union panrusse des industriels et entrepreneurs[1]

Controverses autour du « divorce » d’avec Mikhaïl Prokhorov[modifier | modifier le code]

Après une brève arrestation très médiatisée de Mikhaïl Prokhorov à Courchevel en janvier 2007 dans le cadre d’une enquête sur un réseau présumé de prostitution[2], les relations entre les deux partenaires se sont envenimées. Même si cette enquête judiciaire n’a jamais abouti à quoi que ce soit, elle a servi à Potanine de prétexte officiel pour engager une procédure de « divorce » économique d’avec Mikhaïl Prokhorov[3].

Officiellement, l’intention des copropriétaires de la holding Interros Vladimir Potanine et Mikhaïl Prokhorov de « restructurer les actifs du groupe » a été expliquée comme due à « leurs visions différentes de la stratégie de développement ».

Dans le cadre de cette restructuration, Mikhaïl Prokhorov, codirigeant du géant minier russe Norilsk Nickel, devait revendre ses parts à son partenaire Vladimir Potanine (chacun des deux entrepreneurs détenait 27,39 % des titres de Norilsk Nickel) pour se lancer dans les énergies alternatives et créer sa propre compagnie pour gérer ses actifs. Mikhaïl Prokhorov a quitté ses fonctions de directeur général de Norilsk Nickel. Vladimir Potanine est resté propriétaire d’Interros, holding qui contrôle la compagnie.

Les deux oligarques devaient demeurer malgré tout copropriétaires des autres activités d’Interros, à savoir le producteur d’or Polyus Gold, la Rosbank, le fabricant de turbines Silovye Machiny et le groupe médias Prof-Média (ru) (ПрофМедиа).

Cette procédure est très complexe et donne depuis 2007 lieu à plusieurs litiges entre les deux milliardaires[4].

Mécénat[modifier | modifier le code]

  • En 1999 Potanine a fondé une organisation non lucrative et non commerciale « Fondation philanthropique Vladimir Potanine » pour réaliser les projets à long terme et socialement importants dans les domaines de la culture et de l’éducation. La fondation soutient entre autres les élèves méritants des établissements d’enseignement supérieur en leur attribuant des bourses. Plus de 1700 étudiants venant de tous les coins de la Fédération de Russie en bénéficient chaque année[5].
  • Potanine est aussi membre du Conseil public de trustees du MGIMO[6]
  • Vladimir Potanine est le président du Conseil du parrainage du Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.
  • L'exposition "Paris-Saint-Pétersbourg: 1800-1830, quand la Russie parlait français…", patronnée par Jacques Chirac et Vladimir Poutine, qui avait débuté en mai 2003 à l'Hôtel des Invalides, était inscrite dans le cadre des manifestations franco-russes dédiées au tricentenaire de Saint-Pétersbourg. L'exposition était notamment composée de pièces de collection des musées de l'Ermitage et du Kremlin. La holding Interros avait consacré 3 millions de dollars à cette opération culturelle[7].

Vie privée, controverses et extravagances[modifier | modifier le code]

Vladimir Potanine figure parmi les hommes les plus riches au monde passant de la 89e place en 2006[8] à la 38e en 2007[9], et enfin à la 25e en 2008[10].

Suite à sa séparation avec Mikhaïl Prokhorov et à la crise économique mondiale, Potanine dégringole en 2009 à la 318e place dans la liste mondiale des milliardaires[11].

En 2010 il remonte la pente et se place à la 64e marche de l’échelle mondiale des milliardaires avec 10,3 milliards de dollars de fortune personnelle, estimée selon Forbes[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Vladimir Potanine est marié (épouse - Natalia Potanina ) et a trois enfants : Anastasia (Nastia) (), Ivan (), Vassili (2000). Anastasia a été trois fois championne du monde en Aquabike-JetSki et plusieurs fois championne de Russie[13] comme son frère Ivan[14].

Passionné de ski, Potanine a été parmi les premiers nouveaux riches russes à partir régulièrement passer les vacances à l’étranger et notamment dans les stations des Alpes françaises. En fêtant tous les ans son anniversaire à Courchevel, Potanine a lancé une mode parmi les Russes qui ont fait de cette station huppée de la Vallée de la Tarentaise un lieu de prédilection et parfois de quelques excès.

Controverses autour du yacht "Anastasia"[modifier | modifier le code]

L’acquisition en 2007-2008 par Vladimir Potanine d’un luxueux yacht de 75 mètres de longueur, pour 220 millions d’euros, baptisé "Anastasia" (le prénom de la fille de Potanine), a donné lieu à une campagne en Russie contre le milliardaire[15].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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