Yvoire

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46° 22′ 18″ N 6° 19′ 37″ E / 46.371628, 6.327009

Yvoire
Porte médiévale
Porte médiévale
Armoiries
Détail
logo
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Douvaine
Code commune 74315
Code postal 74140
Maire
Mandat en cours
Jean-Claude Fert
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Bas-Chablais
Site web Yvoire
Démographie
Population 817 hab. (2008)
Densité 262 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 18″ Nord
       6° 19′ 37″ Est
/ 46.371628, 6.327009
Altitudes mini. 372 m — maxi. 441 m
Superficie 3,12 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Yvoire (Ivouère en francoprovençal) est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie, dans le canton de Douvaine, et la région Rhône-Alpes. La commune appartient à la Communauté de communes du Bas-Chablais.

Yvoire est un village médiéval fortifié situé sur les rives du lac Léman. Le village est classé parmi les plus beaux villages de France. C'est l'une des destinations touristiques les plus prisées du Chablais français. Le village est récompensé chaque année depuis 1959 dans le cadre du Concours des villes et villages fleuris où il est actuellement classé au premier rang (quatre fleurs) et classé au Grand prix national du fleurissement depuis 1995 et ayant reçu la médaille d'argent à l'édition de 2002 du concours européen du fleurissement.

Sommaire

[modifier] Géographie

Yvoire se trouve en Haute-Savoie dans l'arrondissemnt de Thonon-Évian. Yvoire se situe sur les rives du lac Léman, à 30 minutes d'Annemasse et de la sortie de l'autoroute.

[modifier] Héraldique

blason

Les Armes de " Yvoire " se blasonnent ainsi : D'azur à une croix d'or, à une rivière d'argent brochant en pointe, sur laquelle nagent deux cygnes aux ailes éployées, un dans chaque canton.

[modifier] Histoire

Les constructions les plus anciennes remontent au XIIe siècle (création de la seigneurie d'Yvoire). Sa situation stratégique entre le petit et le grand lac n'a pas échappé au Comte Amédée V de Savoie qui dès 1306 entreprend d'importants travaux de fortifications. Durant un demi-siècle, le village joue un rôle militaire important qui vaut à ses habitants l'obtention de franchises (droits et privilèges) en 1324. C'est au cours du XVIe siècle qu'Yvoire subira les assauts les plus durs de son histoire ; le village est découronné de ses remparts, le château est incendié par les Bernois et restera sans toit pendant 350 ans. Son importance stratégique et militaire s'en trouvera définitivement affectée.

Des projets grandioses visant à en faire une place-forte de très grande importance au XVIIe siècle n'ayant pas abouti, le village plongera dans l'anonymat, ce qui le préservera de toute transformation intempestive, et il ne sera qu'un humble village d'agriculteurs et de pêcheurs.

De nombreux monuments témoignant du passé subsistent : remparts, portes, fossés, maisons. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'agriculture et la pêche laissent place progressivement au tourisme. Les habitants garnissent petit à petit leurs maisons de fleurs. En 1959, Yvoire est primé pour la première fois au concours des villes et villages fleuris ; au fil des années, il figure parmi les lauréats aux concours nationaux de fleurissement (1992, 1995, 1998, 2001, 2007). Aujourd'hui, Yvoire est abondamment fleuri en été et tend à le devenir en toutes saisons. Le village d'Yvoire a fêté ses 700 ans en 2006 et, depuis plus de vingt ans, fait partie de la prestigieuse association des plus beaux villages de France.

[modifier] Administration

Mairie d'Yvoire
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Jean-Claude Fert ... ...
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

En 1999, Yvoire comptait 639 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués sur la commune depuis 1793. Au début du XXIe siècle siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité »[1], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[Note 1].

Évolution de la population commune
1793 1800 1806 1821 1836 1846 1856 1861 1866
267 243 247 362 392 440 387 391 430
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
440 435 458 452 510 483 432 401 420
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
345 390 389 347 320 303 271 305 335
1982 1990 1999 - - - - - -
357 432 639 - - - - - -
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[2], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[3],[4]
image bdd Voir base de données


Histogramme de l'évolution démographique


[modifier] Lieux et monuments

Le Château d'Yvoire
  • Château d'Yvoire[5]. Construit au XIVe siècle, il fut rapidement détruit par les Bernois lors d'un des nombreux conflits qui les opposèrent aux comtes de Savoie. Il est relevé dans le courant du XVIe siècle et le donjon est reconstruit au début du XXe siècle.
  • Château de Rovorée[6].
  • L'église dédiée à Saint Pancrace est porteuse d'un passé chargé d'histoire. Elle a été transformée à plusieurs reprises. Le clocher actuel est un clocher à bulbe, typique de l'architecture religieuse savoyarde et piémontaise. Il a été construit entre 1856 et 1858. Au départ il était recouvert d'écailles en fer étamé. Au fil du temps le clocher a rouillé ; il est maintenant recouvert d'acier inoxydable ; la flèche et le coq à son faîte sont recouverts d'or.
  • Il existait jusqu'en 2005 un vivarium, créé dans une ancienne demeure du vieux bourg accolée aux remparts du XIVe siècle.
  • Le Labyrinthe - Jardin des Cinq Sens situé au cœur du village, créé en 1988 à la place de l'ancien potager du château, il a été restauré selon l'art des jardins clos du château du Moyen Âge. Le jardin est classé Jardin remarquable de France. Il s'étend sur 2 500 m² et est organisé autour d'un cloître végétal avec plantes médicinales et aromatiques, fontaines, volières, roses anciennes et arbres fruitiers palissés.

[modifier] Transports

La commune est desservie par la route départementale 25 reliant Hermance à Sciez.

Le port d'Yvoire permet d'assurer des liaisons avec les principaux ports du lac Léman, notamment Nyon, à bord des navires de la Compagnie générale de navigation.

[modifier] Économie

La principale activité économique de la commune est liée aux activités touristiques et à l'artisanat local.

[modifier] Tourisme et événements

Plusieurs festivals sont organisés dans le village avec des groupes de la région.

  • Philatélie : La Poste française a émis le 27 mars 2006 un timbre de 0,53 euro consacré à Yvoire[7].
  • Juillet-Août : Jeud'Yvoiriens, chaque jeudi soir, l'Office de tourisme propose une animation (danse, théâtre, spectacle, concert...)
  • Le premier dimanche de septembre : La journée des peintres, des peintres amateurs viennent peindre des vues d'Yvoire sous l'œil des passants.

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Alfred de Bougy (1814-1874) visita le village. Voici comment il le décrit : « un ramassis de laides cahutes élevées sur un terrain en pente, tourmenté, rocailleux, qui descend au lac ; les rues — si l'on peut donner ce nom à des passages nauséabonds, à peu près impraticables —, servent de rigoles à l'eau des fumiers ; les plus apparentes de ces masures ressemblent à des loges à porcs, la fumée en sort par des portes basses ; bêtes et gens vivent pêle-mêle, mangent et boivent au même pot, grouillent dans d'étroits et fétides réduits ; là, toute chose est repoussante, difforme, et pue la misère. » Entrant dans l'auberge dont « une branche de sapin pendait en guise d'enseigne, suivant l'usage campagnard au toit dont le bord était très large », il rapporte « Dès que j'eus mis les pieds dans ce lieu étroit, peu aéré, affreusement malpropre, je sentis des fourmilières de puces faire l'ascension de mes jambes, et des nuées de mouches vinrent bourdonner à mes oreilles. » (...) « Je m'assis au bout d'une table occupée par quelques buveurs qui ressemblaient plutôt à des animaux qu'à des êtres humains, dont le langage était une sorte de grognement inintelligible, le patois un idiome des plus barbares. »

[modifier] Galerie de photos

[modifier] Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee. Dans le graphique, sont par contre représentées l’ensemble des populations légales connues.

Références

  1. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement ».
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur le site de l'Insee.
  4. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee.
  5. Georges Chapier, Les Châteaux Savoyards, Éd. La Découvrance, p.56.
  6. Georges Chapier, Les Châteaux Savoyards, Éd. La Découvrance, p.74.
  7. http://www.wnsstamps.ch/fr/stamps/FR020.06 La fiche du timbre

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Liens externes


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