Vittorio Arminjon

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Vittorio Arminjon est un officier de la Marine Royale italienne né à Chambéry le 9 octobre 1830, marié le 8 Juin 1859 à Enrichetta Alli-Maccarani, mort le 4 février 1897 à Gênes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils du sénateur savoyard Mathias Arminjon et de Henriette Dupuy.

Admis à l'école royale de marine de Gênes à l’âge de douze ans, en 1842, Arminjon est nommé officier en 1847. Il participe à la guerre pour l'indépendance et l'unité de l'Italie dans les eaux de l'Adriatique (1848-1849). En 1860, il démissionne de la marine italienne pour intégrer la Marine Impériale française comme lieutenant de vaisseau. Il y exerce des commandements sur la Zénobie puis sur l'Asmodée. Un essai sur les boulets creux à percussion lui vaut alors sa nomination de Chevalier dans lordre de la Légion d'Honneur.

En 1861 il décide finalement de conserver la nationalité sarde et réintègre l'État-major de la Marine Royale italienne. Il est nommé capitaine de frégate le 28 avril suivant. En décembre 1863 est nommé à la tête de l'école des officiers canonniers de la Marine qui vient d'être créée à Naples, à bord de la frégate à voile Parthénope.

Le 1er septembre 1865, muni de lettres du roi Victor-Emmanuel II d'Italie l'accréditant à titre de Ministre Plénipotentiaire auprès des empereurs de Chine et du Japon, il conduit la frégate Regina de Naples à Montevideo où il prend le commandement de la corvette à vapeur Magenta avec laquelle il entreprend le premier tour du monde de la marine de guerre italienne. Le 25 août 1866, il signe à Edo le premier traité de commerce entre l'Italie et le Japon et, le 26 octobre, à Pékin, le premier traité avec la Chine.

Nommé commandeur de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare en février 1867, il est promu capitaine de vaisseau le 5 décembre suivant. De retour en Italie, il exerce les fonctions de directeur des armements puis est nommé commandant de l'école royale de marine. Nommé contre-amiral en 1876, arbore son pavillon sur le cuirassé Roma dont le port d'attache est La Spezia.

De confession catholique, il est alors l'objet d'une cabale s'inscrivant dans le contexte de la lutte du royaume d'Italie contre le Saint-Siège qui le conduit à écrire au Ministre de la Marine une lettre qui sera interprétée comme une offre de démission[1]. Il essaie sans succès de faire annuler cette décision et se retire à Gênes où il siège au conseil municipal presque sans interruption de 1877 jusqu'à sa mort.

Pendant les vingt dernières années de sa vie, il se livre à de nombreuses études sur l'économie et la chimie agricoles, le terrain de ses observations et expériences se composant de deux domaines qu'il possédait en Piémont.

En 1882 à l'occasion du quatrième centenaire de l'entrée du génois Christophe Colomb au service d'Isabelle de Castille, l'amiral Arminjon reçoit du roi Alphonse XII d'Espagne la Grand'Croix du Mérite Naval Espagnol.

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • Arminjon : D'azur aux mains gantées d'or, mouvant du flanc senestre, tenant un arc bandé et fléché du même

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Eco d'Italia, 6 février 1897, Chronache del Mare, éditorial du 21 février 1897, Il Cittadino, 5 février 1897

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Arminjon, Histoire d'une famille de Savoie, les Arminjon
  • Vittorio Arminjon, Il Giappone e il viaggio della corvetta Magenta del 1866, Genova 1869
  • Vittorio Arminjon, La China e la Missione italiana del 1866, Firenze 1885

Lien interne[modifier | modifier le code]