Viticulture en Géorgie

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Vignes en Géorgie

La viticulture en Géorgie est l'une des plus anciennes du monde[1] . Ses vignes couvrent actuellement 100 000 hectares. La plus grande partie des vins est vinifié encore selon la méthode ancestrale.

Terroir et vins[modifier | modifier le code]

Les vignobles se sont implantés essentiellement dans la Kakhétie, qui produit des vins de terroir dont le gourdjaani, le tsinandali, qui sont des vins blancs, ainsi que les napureouli, mukuzani et mzane qui sont vinifiés en rouge.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, vendanges à l'orée des bois, en Kakhétie, (Géorgie),
une tradition vieille de plus de vingt-cinq siècles

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une majorité de linguistes croit que l'étymologie du mot "vin" vient du mot géorgien définissant le vin : "gvino" (en géorgien : ღვინო)[1]

Le Français Jean Chardin, joaillier du shah de Perse Shah Abbas II et de Charles II, roi d’Angleterre, publia, en 1686, Récit de voyage de Paris à Ispahan, dans lequel il donnait son opinion sur les vins de la Géorgie (Colchide) : « Il n’est pas de pays où l’on boive davantage et de meilleurs vins ». Il avait observé que les vignerons géorgiens « creusaient les plus grands troncs des grands arbres dont ils se servent à la place des cuves. À l’intérieur, ils écrasent et pressent les grappes, puis ils versent le jus dans des grandes jarres en terre qu’ils ensevelissent dans leur maison ou tout à côté. Et quand le vaisseau est plein, ils le ferment avec un couvercle de bois, puis déposent de la terre dessus ».

Période moderne[modifier | modifier le code]

Vinification traditionnelle[modifier | modifier le code]

Vins géorgiens à une exposition internationale
Vins géorgiens

Tout au long de l'été, chaque viticulteur aménage son marani, c’est-à-dire sa cuve à vin. Il est constitué de troncs d’arbre évidés, à l’ombre des lauriers, dans lequel les raisins sont apportés dans de longs paniers coniques.

À côté, les kwevris, jarres à vin enfouies dans le sol jusqu’au col et surmontées d’une taupinière de terre, sont dégagées. Un bouchon de chêne les obture. Nettoyés avec un bouchon de paille, les kwrevris sont ensuite complètement remplis avec le raisin foulé. Celui-ci va fermenter au frais et rester en terre tout l'hiver.

Au printemps le vin est transvasé dans d'autres kwevris, au moyen d'une calebasse, tandis qu’est laissé dans la première jarre le marc (peaux et rafles), source de la tchatcha, déjà redoutée par les Ibères, ancêtres des Géorgiens.

Sous sa taupinière, scellé dans sa jarre, enterré dans le sol frais du marani ombragé, le vin pouvait se conserver presque indéfiniment.

Régions de production[modifier | modifier le code]

Dégustation des vins de Géorgie

La Géorgie compte six grandes régions productrices de vin :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.sommeliers-international.com/fr/Monde/si-la-georgie-m_etait-contee.aspx

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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