Viticulture au Japon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vignoble Katsuma

La viticulture au Japon couvre une zone allant de l'île de Kyushu, dans sa partie méridionale, jusqu'à l'île de Hokkaïdo dans sa partie le plus septentrionale. Elle couvre une superficie de 30 000 hectares. Elle produit aussi bien des raisins de table que des cépages à vinifier. Le volume de sa production est de 370 000 hectolitres[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La vigne a été importée par des missionnaires de la Compagnie de Jésus, disciples d'Ignace de Loyola. La région viticole la plus connue est celle de la Yamanashi et de Osaka. Dans une moindre mesure s'y ajoutent celles de Yamagata et de Nagano[1].

Régions productrices[modifier | modifier le code]

En Yamagata, au cours de la Seconde Guerre mondiale, du vin a été produit en grandes quantités pour l'armée. Il en était aussi extrait de la crème de tartre, complément alimentaire. Le terroir à Yamagata est propice à la culture fruitières, et c'est actuellement une région viticole où opèrent de nombreux producteurs . Dans un passé récent la préfecture d'Aichi a été également un grand producteur de vin.

Les principales régions viticoles du Japon sont Hokkaido et la préfecture de Yamanashi. À Hokkaido, la ville de Ikeda a planifié sa viticulture et sa production de vin et sa production est un succès depuis les années 1980. Par la suite, chaque région a commencé à favoriser la viticulture, grâce au programme national "Un village, une spécialité" (一 村 一 品 运动 Isson Ippin Undō).

Encépagement[modifier | modifier le code]

L'un des cépages indigènes les plus connus est sans doute le koshu. Les vignes sont plantées à raison de 250 pieds à l'hectare, les ceps étant séparés de 6 mètres et conduits en hautain pour former des treilles ou des pergolas dans les potagers[1].

Importation et exportation[modifier | modifier le code]

AOC Côtes-du-rhône primé au Japan Wine Challenge
Stockage de vins de Bourgogne chez un négociant de Tokyo

Le marché japonais est très ouvert et apprécie particulièrement les vins européens dont les grands vins français qui arrivent en tête. Cet engouement dope le marché à l'importation puisque ce sont chaque année près de 196 000 hectolitres de vins et spiritueux japonais qui approvisionnent les marchés extérieurs[2].

Le Japon importe aussi des vins allemands. En 2008, leurs achats se sont élevés à 14,2 millions d'€. Ce sont des vins à forte valeur ajoutée, le prix moyen étant de 159 € / hl atteint[3]. Les exportateurs de vins allemands sont représentés au Japon par une filiale du Fonds du vin allemand.

Du vin est aussi importé d'Australie et tous les autres pays producteurs traditionnels de vin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Alexis Lichine, op. cit., p. 455.
  2. Alexis Lichine, op. cit., p. 456.
  3. Deutscher Wein. Statistik 2009/2010

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexis Lichine, Encyclopédie des vins et alcools de tous les pays, Éd. Robert Laffont-Bouquins, Paris, 1984, (ISBN 2221501950)