Vision à distance

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La vision à distance un type hypothétique de perception, non consensuel, utilisé lors de protocoles de parapsychologie. Elle a été conçue et utilisée afin d'étudier les perceptions extra-sensorielles et est utilisée dans de nombreux projets applicatifs, les résultats restent cependant controversés [1],[2],[3],[4]. Cette expression est une traduction du terme anglais « remote viewing ».

Définition et protocole[modifier | modifier le code]

La vision à distance est un moyen d’obtention d’informations, inaccessibles par la perception directe des cinq sens. Il met en œuvre les capacités psychiques.

Le terme définit une discipline issue de la recherche scientifique en parapsychologie, menée dès les années 1970 dans les laboratoires du PEAR, de la SRI et de la Mobius Society. Cette discipline se pratique ainsi dans le cadre d’un protocole scientifique, qui doit nécessairement respecter les conditions suivantes[réf. nécessaire] :

  • Ciblage

Définir une problématique précise (un lieu, un objet, une personne, une question).

  • Travail en aveugle

Travailler dans l’ignorance du résultat attendu et des données connues par le commanditaire du projet, sans contact direct avec lui. Cela implique de travailler en dehors de toute communication non verbale (réactions dans l’attitude, la gestuelle, les émotions du commanditaire). De manière générale, minimiser les informations données au viewer permet de s’assurer que ses descriptions correspondent véritablement à une perception psychique.

  • Analyse

Discriminer et traiter les informations obtenues afin de les objectiver au mieux et d'en tirer parti.

Apprentissage[modifier | modifier le code]

Les recherches[Lesquelles ?] sur le Remote Viewing ont montré que tout un chacun possède les capacités permettant son utilisation et qu'elles peuvent être développées par l'apprentissage. Le Remote Viewing est avant tout une technique, elle est donc transmissible, peut s'acquérir par apprentissage, et nécessite un entraînement régulier pour garder et améliorer les performances de son pratiquant. Les plus grands viewers, tels que Joseph McMoneagle, possédant aujourd'hui des facultés hors normes[réf. nécessaire], se sont d'ailleurs formés pendant des années et pratiquent régulièrement.

Historique[modifier | modifier le code]

Le remote viewing (RV) n’est pas apparu du jour au lendemain. Nous pouvons déjà en trouver les traces il y a plusieurs milliers d’années, chez les Grecs anciens et au-delà.[réf. nécessaire] Les précurseurs les plus récents du RV remontent aux années 1930, lors des expérimentations de clairvoyance effectuées sous le contrôle de scientifiques tel que J.B. Rhine.[réf. nécessaire] Les recherches sur la télépathie et le « transfert de pensée » menées par Upton Sinclair (voir son livre Mental Radio) et René Warcollier (Mind to Mind), de même que les enquêtes sur les états de « sorties hors du corps », contribuèrent aussi à des développements qui auraient pu donner naissance au Remote Viewing.[réf. nécessaire]

À la fin des années 1960 et au début des années 1970, des expériences sur les « sorties hors du corps » ont été menées à New York par des chercheurs de l’« American Society for Psychical Research ». Un des « sujets » de ces expériences fut Ingo Swann, un artiste et un étudiant du paranormal, venant du Colorado et s’étant depuis longtemps installé à New York. Fatigué des protocoles standard de la recherche, Swann suggéra un certain nombre de modifications et d'améliorations aux expériences, ce qui aurait permis une série de succès lors de tentatives pour décrire mentalement la météo présente dans différentes villes des États-Unis. Une fois faites les descriptions d’Ingo, les conditions météorologiques des villes étaient vérifiées par téléphone auprès des stations météo locales ou de toute autre source fiable.[réf. nécessaire]

Ces expériences montrèrent que quelque chose d'inhabituel, hors de la compréhension communément admise, était impliqué dans ces « visions à distance » de lieux et d’objets inaccessibles à la perception directe. Ces résultats surprenants suscitèrent de nouvelles recherches.

En 1972, le Dr Hal Puthoff, physicien au « SRI-International », un institut californien de recherche s’étant dissocié de l'université Stanford, exprima à un chercheur de New York son intérêt pour les expériences qu’il menait sur une forme de communication non conventionnelle. Ce chercheur new-yorkais étant une connaissance de Swann, cela conduisit tout naturellement les deux hommes à travailler ensemble pour réaliser une expérience qui attira finalement l'attention et le financement de la CIA (« Central Intelligence Agency »). Le physicien Russell Targ rejoignit bientôt Swann et Puthoff au SRI, formant ainsi avec eux le noyau d'une équipe qui analysa et affina la compréhension de ce qui allait devenir et être connu sous le nom de remote viewing. Sur les deux décennies suivantes, la plupart des recherches sur le « RV » furent financées par le gouvernement et menées en secret. Il y eut tout de même quelques financements en provenance de sources moins « secrètes », et une quantité limitée d'informations non classifiées furent publiées[réf. nécessaire].

Au milieu des années 1970 le gouvernement transféra de la CIA vers la DIA (Defense Intelligence Agency) le programme de RV, ainsi d’ailleurs que d’autres organisations militaires[réf. nécessaire]. Les expériences et les recherches ultérieures explorèrent les contours de ce que pouvait être le RV et essayèrent d'améliorer la qualité et la cohérence des résultats.

En 1978, l'armée américaine créa une unité spécialisée dans l’utilisation du RV pour récolter des renseignements sur les puissances adverses. Ce programme fut parrainé par l'armée jusqu'en 1986, date à laquelle les branches d’opération et de recherche du programme gouvernemental furent réunies sous la direction de la DIA. Aux environs de 1991 la DIA rebaptisa le programme « Star Gate ».[réf. nécessaire]

À ce moment-là, la partie recherche du programme lui-même fut transférée du SRI au « Science Applications International Corporation » (SAIC), et fut dirigée par le Dr. Edwin Mai, qui avait remplacé Hal Puthoff en 1985, parti assumer la direction de « l'Institut of Advanced Studies » à Austin, TX.[réf. nécessaire]

Parallèlement au programme gouvernemental, des chercheurs civils explorèrent les phénomènes liés au RV. Certaines de ces recherches furent des répliques des expériences du SRI, tandis que d'autres suivirent des pistes de recherches complémentaires. Les plus connues de ces dernières furent le Ganzfzeld de Charles Honorton, et les expériences de « remote perception » menées au PEAR (Princeton Engineering Anomalies Research laboratory). Ainsi des applications civiles du RV furent étudiées.[réf. nécessaire]

En 1995, une loi[Laquelle ?] du Congrès transféra à nouveau la responsabilité du programme « Star Gate » de la DIA vers la CIA. À l’automne, cette dernière déclassifia certaines parties du programme et publia un rapport controversé[réf. nécessaire] qui cherchait à démontrer que le RV n'était pas un outil pertinent pour la collecte de renseignements. À la publication de ce document, la CIA avait déjà mis fin au programme de RV.[réf. nécessaire]

Les années qui suivirent l’arrêt du programme gouvernemental, un certain nombre de personnes qui y furent précédemment associés publièrent des livres, donnèrent des interviews aux médias, et/ou proposèrent des formations sur l’apprentissage et la méthodologie du RV.

Exploitation commerciale[modifier | modifier le code]

La vision à distance est exploitée commercialement[Quand ?] par la société IRIS Intuition Consulting[5]. Afin de permettre une recherche scientifique sur le sol français, certains des fondateurs d'IRIS-ic ont créé en 2009 l'association de loi 1901 à but non lucratif IRIS - Psi & Applications[6]. IRIS-PA mène principalement des travaux en archéologie[réf. souhaitée].

Accueil par la communauté scientifique[modifier | modifier le code]

Une série d'études scientifiques de visualisation à distance a été menée. Les expériences les plus anciennes, moins sophistiquées, ont produit des résultats positifs mais leurs défauts conceptuels les ont invalidés[7]. Aucun des expériences les plus récentes n'ont montré des résultats positifs lorsqu'ils sont réalisés dans des conditions strictement contrôlées[8],[9],[10],[11],[12]. Ce défaut d'expériences réussies a conduit la communauté scientifique dominante à rejeter la vision à distance, sur la base de l'absence de preuves, l'absence d'une théorie qui expliquerait la visualisation à distance, et le manque de techniques expérimentales qui peuvent fournir des résultats fiables positifs [13].

Les journalistes scientifiques Gary Bennett, Martin Gardner, Michael Shermer et le professeur en neurologie Terence Hines décrivent le sujet de la vision à distance en termes de pseudoscience[1],[14],[3],[15].

Selon le psychologue Ray Hyman, même si les résultats des expériences de vision à distance étaient reproduits dans des conditions spécifiques, ils ne seraient toujours pas une démonstration concluante de l'existence d'un fonctionnement psychique. Hyman attribue ce phénomène à la confiance à l'égard d'un effet pernicieux : les revendications sur la perception extra-sensorielle sont basées sur des résultats d'expériences qui ne sont pas expliquées par des moyens normaux. Pour Hyman, les expériences en parapsychologie manquent d'une théorie positive qui balise ce qu'il faut contrôler et ce qu'il faut ignorer[16]. Ray Hyman dit aussi que la quantité et la qualité des expériences sur la perception à distance sont beaucoup trop faible pour convaincre la communauté scientifique d'«abandonner ses idées fondamentales sur la causalité, le temps, et d'autres principes», puisque ces résultats n'ont pas encore été répliquées avec succès sous un examen minutieux[17].

Martin Gardner reproche que le chercheur fondateur Harold Puthoff était un scientologue actif avant ses travaux à l'Université de Stanford, et que cet état de fait a influencé ses recherches aux Stanford Research Institute. In 1970, l'Eglise de Scientologie a publié une lettre notariée qui avait été écrit par Puthoff alors qu'il menait des recherches sur la vision à distance à l'Université de Stanford. Dans cette lettre, Puthoff dit : «Bien que les critiques qui observe le système de la scientologie de l'extérieur peuvent avoir l'impression que la scientologie n'est qu'un projet quasi-éducatif et quasi religieux parmi d'autres, c'est en fait un système très sophistiqué et hautement technologique qui se rapproche davantage de la planification d'entreprise moderne et de la technologie appliquée.»[1] Among some of the ideas that Puthoff supported regarding remote viewing was the claim in the book Occult Chemistry that two followers of Madame Blavatsky, founder of theosophy, were able to remote-view the inner structure of atoms[1].

Diverses organisations sceptiques ont mené des expériences pour la visualisation à distance et d'autres capacités paranormales présumés, sans résultats positifs dans des conditions bien contrôlées[7].

Signaux sensoriels[modifier | modifier le code]

Les psychologues David Marks et Richard Kammann ont tenté de reproduire les expériences de vision à distance de Russell Targ et Harold Puthoff qui ont été menées dans les années 1970 au Stanford Research Institute. Dans une série de trente-cinq études, ils ont été incapables de reproduire les résultats d'une enquête selon la procédure des expériences originales. Marks and Kammann ont découvert que les notes données aux juges de Targ et les expériences de Puthoff contenaient des indications sur l'ordre selon lequel elles ont été réalisés, comme se référant à deux cibles d'hier, ou il y avait la date de la session écrite en haut de la page. Ils ont conclu que ces indices étaient la raison de taux de succès élevés de l'expérience[18],[19]. Selon Terence Hines:

« L'examen des quelques transcriptions exactes publiées par Targ et Puthoff montrent que seulement ces indications étaient présents. Pour savoir si les transcriptions inédites contenaient des repères, Marks et Kammann ont écrit à Targ et Puthoff pour demander des copies. C'est presque du jamais vu pour un scientifique de refuser de fournir ses données pour examen indépendant quand on les lui demande, mais Targ et Puthoff ont refusé constamment d'autoriser Marks et Kammann de voir les copies des relevés de notes. Marks et Kammann ont été cependant en mesure d'obtenir des copies des relevés de notes du juge qui les a utilisés. Les transcriptions regorgeaient d'indices[20]. »

Thomas Gilovich a écrit :

« La plupart du matériel dans les transcriptions se compose des tentatives honnêtes par les personnes qui perçoivent pour décrire leurs impressions. Cependant, les relevés de notes contiennent également des matières étrangères considérable qui pourrait aider un évaluateur en les jumelant aux bonnes cibles. En particulier, il y avait de nombreuses références à des dates, heures et lieux déjà visités qui permettrait au sujet de placer les transcriptions dans le bon ordre ... Étonnamment, les évaluateurs des expériences Targ-Puthoff ont reçu une liste de sites cibles dans l'ordree exacte dans lequel ils ont été utilisés dans les tests![21] »

Il a été révélé que les sujets ont pu correspondre les transcriptions pour les emplacements corrects en utilisant uniquement les indices fournis. Lorsque ces indices ont été éliminés, les résultats sont tombés à un niveau issu du hasard[7]. Marks a pu atteindre 100 pour cent d'exactitude sans visiter l'un des sites lui-même, mais en utilisant des indices[22]. James Randi a écrit des essais contrôlés par plusieurs autres chercheurs, éliminant plusieurs sources d'indication et preuve extrinsèque présente dans les essais initiaux, des résultats négatifs. Les étudiants ont également pu résoudre les emplacements de Puthoff et Targ des indices qui avait par inadvertance été inclus dans les transcriptions[23].

Marks and Kamman concluent: « Tant que la vision à distance n'est pas confirmée dans des conditions qui empêchent le repérage sensoriel les conclusions de Targ et Puthoff restent une hypothèse sans fondement[24]. »


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Martin Gardner, Did Adam and Eve have navels? : debunking pseudoscience, New York, W.W. Norton,‎ 2000 (ISBN 978-0-393-32238-5)
  2. Terence Hines. (2003). Pseudoscience and the Paranormal. Prometheus Books. p. 136
  3. a et b (en) Bennett, Gary L. (NASA, Washington, DC), Heretical science – Beyond the boundaries of pathological science, Washington, DC, American Institute of Aeronautics and Astronautics,‎ 1994, PDF, 1207–1212 p. (lire en ligne)
  4. Michael Shermer. Science and Pseudoscience in Massimo Pigliucci and Maarten Boudry. (2013). Philosophy of Pseudoscience: Reconsidering the Demarcation Problem. University Of Chicago Press. p. 206
  5. Remote viewing : l’incroyable pouvoir de la vision à distance - Nexus (revue) no 68, mai-juin 2010.
  6. Journal Officiel, annonce de la création de l'INSTITUT DE RECHERCHE SUR L'INTUITION ET LA SENSITIVITE - PSI & APPLICATIONS IRIS - PA
  7. a, b et c David Marks, Richard Kammann. (2000). The Psychology of the Psychic. Prometheus Books. ISBN 1-57392-798-8
  8. Joe Nickell, Remotely Viewed? The Charlie Jordan Case,‎ mars 2001 (lire en ligne)
  9. "An Evaluation of Remote Viewing: Research and Applications" by Mumford, Rose and Goslin "remote viewings have never provided an adequate basis for ‘actionable’ intelligence operations-that is, information sufficiently valuable or compelling so that action was taken as a result (...) a large amount of irrelevant, erroneous information is provided and little agreement is observed among viewers' reports. (...) remote viewers and project managers reported that remote viewing reports were changed to make them consistent with know background cues (...) Also, it raises some doubts about some well-publicized cases of dramatic hits, which, if taken at face value, could not easily be attributed to background cues. In at least some of these cases, there is reason to suspect, based on both subsequent investigations and the viewers' statement that reports had been "changed" by previous program managers, that substantially more background information was available than one might at first assume."
  10. Time magazine, 11 December 1995, p. 45, The Vision Thing by Douglas Waller, Washington
  11. Randi & Clarke, An Encyclopedia of Claims, Frauds, and Hoaxes of the Occult and Supernatural "Remote viewing" definition "The data of Puthoff and Targ were reexamined by the other researchers, and it was found that their students were able to solve the locations without use of any psychic powers, using only the clues that had inadvertently been included in the Puthoff and Targ transcripts."
  12. « Remote Viewing », UK's Ministry of Defence,‎ June 2002, disclosed in 2007-02-23, p. 94 (page 50 in second pdf)
  13. Wiseman, R. & Milton, J., « Experiment One of the SAIC Remote Viewing Program: A critical reevaluation », Journal of Parapsychology, vol. 62, no 4,‎ 1999, p. 297–308 (lire en ligne [PDF])
    * Obtained from listing of research papers on Wiseman's website
  14. Terence Hines. (2003). Pseudoscience and the Paranormal. Prometheus Books. p. 136
  15. Michael Shermer. Science and Pseudoscience in Massimo Pigliucci and Maarten Boudry. (2013). Philosophy of Pseudoscience: Reconsidering the Demarcation Problem. University Of Chicago Press. p. 206
  16. "Because even if Utts and her colleagues are correct and we were to find that we could reproduce the findings under specified conditions, this would still be a far cry from concluding that psychic functioning has been demonstrated. This is because the current claim is based entirely upon a negative outcome—the sole basis for arguing for ESP is that extra-chance results can be obtained that apparently cannot be explained by normal means. But an infinite variety of normal possibilities exist and it is not clear than one can control for all of them in a single experiment. You need a positive theory to guide you as to what needs to be controlled, and what can be ignored. Parapsychologists have not come close to this as yet." – Ray Hyman, The Evidence for Psychic Functioning: Claims vs. Reality Skeptical Inquirer, March/April 1996.
  17. "What seems clear is that the scientific community is not going to abandon its fundamental ideas about causality, time, and other principles on the basis of a handful of experiments whose findings have yet to be shown to be replicable and lawful." – Ray Hyman, The Evidence for Psychic Functioning: Claims vs. Reality Skeptical Inquirer, March/April 1996.
  18. David Marks, Richard Kammann. (1978). Information transmission in remote viewing experiments. Nature 274: 680–81.
  19. David Marks. (1981). Sensory cues invalidate remote viewing experiments. Nature 292: 177.
  20. Terence Hines. (2003). Pseudoscience and the Paranormal. Prometheus Books. p. 135
  21. Thomas Gilovich. (1993). How We Know What Isn't So: The Fallibility of Human Reason in Everyday Life. Free Press. p. 167
  22. Martin Bridgstock. (2009). Beyond Belief: Skepticism, Science and the Paranormal. Cambridge University Press. p. 106. ISBN 978-0521758932 "The explanation used by Marks and Kammann clearly involves the use of Occam's razor. Marks and Kammann argued that the 'cues' - clues to the order in which sites had been visited - provided sufficient information for the results, without ant recourse to extrasensory perception. Indeed Marks himself was able to archive 100 per cent accuracy in allocating some transcripts to sites without visiting any of the sites himself, purely on the ground basis of the cues. From Occam's razor, it follows that if a straightforward natural explanation exists, there is no need for the spectacular paranormal explanation: Targ and Puthoff's claims are not justified."
  23. James Randi. (1997). "Remote viewing" in An Encyclopedia of Claims, Frauds, and Hoaxes of the Occult and Supernatural. St. Martin's Griffin.
  24. C. E. M. Hansel. (1980). ESP and Parapsychology: A Critical Reevaluation. Prometheus Books. p. 293

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tart, C.T., Puthoff, H. E., & Targ, R. (1980) Information transfer under conditions of sensory shielding. Nature, 284, 191.
  • Targ, R. (1994) Remote viewing replication evaluated by concept analysis. Journal of Parapsychology, 58, 271-284.
  • Marks, D.F, & Scott, C. (1986) Remote viewing exposed. Nature, 319, 444.
  • Targ, R. (2011) L'Esprit sans limites (éditions Trajectoire).

Liens externes[modifier | modifier le code]