Virginie Loveling

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Rosalie et Virginie Loveling (à droite).

Marie Virginie Loveling, née à Nevele le 17 mai 1836 et morte à Gand le 1er décembre 1923, est une femme de lettres belge d'expression néerlandaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative sur la façade de la maison natale de Virginie et Rosalie Loveling à Nevele.

Virginie Loveling est née et a grandi à Nevele, en Flandre-Orientale, et a fait ses débuts en littérature avec sa sœur Rosalie en écrivant des poèmes réalistes et observateurs ayant une nuance sentimentale. Virginie obtint la nationalité belge après la mort de sa mère en 1879. Son père, Anton Loveling, était en effet originaire de Papenburg, en Basse-Saxe.

Elle a continué à écrire après la mort précoce de Rosalie, en 1875, principalement des nouvelles et des romans dans un style assez sobre et réaliste. Les violentes oppositions politiques de son temps ont inspiré ses deux œuvres anticatholiques (In onze Vlaamsche gewesten. Politieke schetsen, 1877 et Sophie, 1884), où elle a pris position contre le clergé qui avait, selon elle, une influence trop importante dans les campagnes. Ainsi, Sophie décrit, par exemple, la guerre scolaire dans la campagne flamande.

Puis une période de stabilité et de maturité a débuté au cours de laquelle elle a écrit de nombreuses nouvelles, des livres pour enfants, des essais (entre autres sur le folklore), mais surtout des romans dont l'action se déroule en général dans la campagne de Flandre-Orientale.

Ses romans Een dure Eed (1891) (couronné par le Prix quinquennal de littérature néerlandaise) et De twistappel (1904) comptent parmi ses chefs-d'œuvre. Het revolverschot (1911) a pour thème l'amour tragique de deux sœurs pour le même homme et est considéré comme l'un de ses meilleurs romans. En 1912, elle a coécrit avec son neveu Cyriel Buysse Levensleer, un roman humoristique sur la bourgeoisie fransquillonne de Gand.

Virginie était une femme très cultivée, émancipée et maitrisait plusieurs langues (entre autres l'allemand, le français et l'italien). Elle a également fait quelques grands voyages. Ainsi, elle a accompagné durant l'automne 1886 le couple de Deurwaerder-Fobe lors d'un voyage dans le Sud. Ils sont restés deux mois à Nice, puis ont visité l'Italie. Elle a aussi entrepris un voyage d'un mois en Australie en 1899.

Au cours de la Première Guerre mondiale, elle a tenu un journal intime dont une édition complète est parue pour la première fois en 1999.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1876Kromme Cies
  • 1877In onze Vlaamsche gewesten (publié sous le pseudonyme de W. G. E. Walter)
  • 1879Drie Novellen
  • 1883Het hoofd van 't huis
  • 1884Sophie
  • 1888Op Bovegem
  • 1890Een winter in het Zuiderland
  • 1891Idonia
  • 1891Een dure eed
  • 1893Een idylle
  • 1893Een vonkje van genie
  • 1895De bruid des Heeren
  • 1895Mijnheer Connehaye
  • 1896Het land der verbeelding
  • 1897Madeleine
  • 1904De twistappel
  • 1906Het lot der kinderen
  • 1906De groote manoeuvers
  • 1907Jonggezellenlevens
  • 1911Een revolverschot
  • 1915Bina
  • 1925Van hier en elders, comprenant Een karmelietes, Madame Barré, Drie kleine schetsen, Plaatje Mulderman, Levensbeeldjes, Stoombootindrukken, Baron en Baronesken, Boerenidilletje et Het Onze Vader
Œuvres coécrites avec Rosalie Loveling
  • 1870Gedichten (deux éditions augmentées ont paru en 1877 et en 1889)
  • 1874Novellen
  • 1875Nieuwe novellen
  • 1882Polydoor en Theodoor en andere novellen en schetsen
Œuvre coécrite avec Cyriel Buysse
  • 1912Levensleer

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Piette, Les Sœurs Loveling, Office de publicité, Bruxelles, 1942
  • (nl) Ludo Stynen, Rosalie en Virginie – Leven en werk van de gezusters Loveling, Lannoo, Tielt, 1997 (ISBN 90-209-3151-2)

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]