Violette de Rivinus

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La Violette de Rivinus ou Violette de Rivin (Viola riviniana) est une espèce du genre Viola qui ne doit pas être confondue avec la violette des bois (Viola reichenbachiana) ou la violette des chiens Viola canina.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Cette violette a été nommée en référence au Dr Rivinus, un botaniste allemand du 17e, par Heinrich Reichenbach, un botaniste du XIXe siècle de même nationalité.

Description[modifier | modifier le code]

C’est une plante vivace des milieux boisés, sous-bois et lisières qui croît bien au pied des haies. Elle se retrouve dans toutes sortes de sols sauf s’ils sont acides ou très humides. Sa floraison s’étale d’avril à juin selon les conditions du milieu où elle pousse.

Graine de Viola riviniana.jpg

Les feuilles de cette violette sont en forme de cœur à dentelure arrondie et en général glabres disposées en rosette. L’appareil floral est muni de deux bractées délicates, six sépales lancéolés lobés à la base et cinq pétales qui se chevauchent et se terminent à l’arrière dans un éperon unique droit et assez fin ce qui la différencie de la violette des bois (Viola reichenbachiana) à éperon massif[1]. L'éperon de la Violette de Rivin est plus clair que les pétales et ses limbes foliaires sont aussi longs que larges[2].

Les anthères produisent un pollen d’un jaune vif en contraste avec les pétales d’un bleu soutenu qui tourne au blanc bleuté vers le centre de la fleur et son éperon. Les pétales et de manière plus marquée le pétale inférieur, portent des nervures d’une teinte contrastante à la manière des autres violettes, de certains iris ou plusieurs orchidées et dans le même but, soit d’attirer les insectes butineurs comme l’abeille et assurer la pollinisation, tout en récompensant ceux-ci du nectar sécrété au sein de l’éperon.

Lorsque la fleur[3] est fertilisée, l’éperon se divise en trois[4] pour révéler les semences en forme d’œuf[5]. On trouve parfois des stipules à la base du plant.


Hybrides[modifier | modifier le code]

Viola riviniana peut s'hybrider avec Viola reichenbachiana, ce qui donne Viola × bavarica.

Viola riviniana dans la pénombre d’un sous-bois
Détail de la fleur disséquée et son éperon

Plante hôte[modifier | modifier le code]

La violette de Rivinus plus encore que les autres Viola est la plante hôte des chenilles de plusieurs papillons le Grand collier argenté (Clossinia euphrosyme), le Petit collier argenté (Clossinia seleme), la Petite violette (Clossinia dia), le Moyen nacré (Fabriciana adippe), le Tabac d'Espagne (Argynnis paphia) et Mesoacidalia aglaja[6]..

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. flore des Alpes
  2. atlas de la flore des Hauts-de-Seine
  3. No 2 sur la vue en détail tirée d’une planche de Bilder ur Nordens Flora, de Carl Axel Magnus Lindman, publiée à Stockholm entre 1917 et 1927.
  4. Détail no 8, op. cit.
  5. Détail no 9, op. cit.
  6. Guide des chenilles d'Europe Delachaux et Niestlé, D.J.Carter et B.Hargreaves, 2001, ISBN 2-603-00639-8

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaister Fittre, Marjorie Blamey, Delachaux et Niestlé, 7° édition, 2009, ISBN 978-2-603-01054-9

Taxonomie[modifier | modifier le code]